Toutes les homélies sont triées par temps particulier (AVENT, NOËL, CARÊME...) ou par année (A, B, C) pour le temps ordinaire. ... prière d'excuser parfois le style télégraphique (mode oral). Je ne prends pas toujours le temps de tout bien relire ...

dimanche 26 mars 2017

4e dimanche de Carême A

4ème Dimanche de Carême, de Lætare — Année A
« Il s’en alla et se lava ; quand il revint, il voyait » (Jn 9, 1.6-9.13-17.34-38)

Il vient de se passer quelque chose d'extraordinaire à Jérusalem : un aveugle né vient de se plonger dans l'eau de la piscine de Ciloé : il se mit à voir !
Alors qu'il ne sait pas encore qui est vraiment Jésus et lui fait confiance et croit en sa parole avant de pouvoir le voir avec ses propres yeux.
Il fait ce que Jésus lui dit. Et lui fait confiance. Il se laisse touché par Jésus, mettre de la terre mélangée à de l’eau sur ses yeux.
Puis quand il plonge dans cette piscine, il sent l'eau couler sur ses propres yeux, comme dans son propre cœur, alors il se mit à voir ! C'est lui qui n'avait jamais rien vu, sinon toucher les choses comme à taton, il voit la lumière, les couleurs, splendeur de la nature et de tout c'est qui l'entoure !
Quelle joie ! 
Mais des hommes, ont du mal à croire, malgré le témoignage d'amis, malgré le témoignage de son papa, sa maman, ils refusent de croire de façon obstinée, de façon aveugle malgré l'évidence sous leurs yeux.
« C’est ce que disait Jésus déjà, ils ont des oreilles, mais n’entendent pas, ils ont des yeux, mais ne voient pas ».
Pourquoi ne voit-il pas ? Parce qu'ils ne veulent pas voir.
On ne réveille pas un mort qui fait semblant de dormir

Pour vous aussi, vous revivez la même histoire, pas d'abord avec moi, pas d'abord avec l'église, mais avec Jésus lui-même.

Bien sûr, vous ne le connaissiez pas, mais vous avez fait confiance à son appel,  à sa parole avant de le voir, comme cet aveugle-né, 
avec l'eau du baptême, représenté par la piscine de Ciloé, si vous laissez faire Jésus, si vous acceptez sa guérison, si vous reconnaissez que vous êtes dans la nuit que vous désirez vraiment la lumière, alors le Christ pourra vous illuminer.  
C'est cet antique appel, repris par Saint-Paul dans la seconde lecture : « Réveille-toi, ô toi qui dort, relève-toi d’entre les morts, et le Christ t’illuminera ».
Alors que petit petit vous comprendrez mieux ce que ça veut dire voir !
C'est cela vivre du baptême :  c'est ce mettre à voir, c'est être guéri et éclairé de l'intérieur, 
c'est faire la différence entre le bien et le mal, entre le péché et la Grâce, entre les ténèbres la lumière, 
c'est voir et sentir Dieu agir dans sa vie et dans celle des autres.  
C'est faire de plus en plus confiance en Jésus, c’est voir ce Juif de Nazareth, charpentier, le Fils éternel le Dieu, le verbe de Dieu qui s'est fait chair, pour que la chair deviennent des enfants de Dieu comme lui.
Mais vous allez ressentir autour de vous, si vous suivez vraiment le chemin du Christ, et si comme beaucoup de chrétiens, vous ne vous contentez pas uniquement d'avoir été baptisé,   la résistance autour de vous. Il y a des gens qui vous mettront dehors, comme les pharisiens on mit  dehors cet aveugle né. 
Vous ressentirez de la résistance à croire malgré l'évidence, vous sentirez aussi ces combats en vous-même, vous sentirez que le prince des ténèbres ne veut pas nous laisser partir vers le Christ, et il vous séduira de toutes les façons pour ne pas le faire pour que vous restiez dans la mort avec lui.
Mais, si vous suivez  votre chemin de chrétiens, vous vous apercevrez que le Christ n'est pas loin de vous.
En effet, c'est Jésus lui-même, qui le retrouve dehors et qui vient le voir : « Jésus le retrouva il lui dit : crois-tu au fils de l'homme ? Et qui est-il seigneur pour que je croie en lui ? Jésus lui dit : tu le vois et c'est lui qui te parle. Il dit : je crois Seigneur et il se prosterne devant lui.

Eh bien je vous souhaite, de découvrir de mieux en mieux ce Jésus, de le voir, de le rencontrer dans votre vie, d'apprendre à l’ aimer et aimer en lui.
Et lorsqu'il vous posera la question : crois-tu au fils de l'homme ? Crois-tu que c'est moi qui t'ai baptisé, crois-tu que c'est moi qui vais te délivrer des ténèbres, crois-tu que c'est moi qui t'ai appelé ? Crois-tu que c'est moi qui te donne toutes les bonnes choses de la vie  , et surtout la Foi l’Espérance,
le crois-tu ? et qui est-il ? «Tu le vois, et c’est lui qui te parle. »

J’espère que vous répondrez, vous êtes aveugle qui a retrouvé la beauté de la lumière : « Je crois, Seigneur ! » 

mardi 21 mars 2017

3ème Dimanche de Carême — Année A

  3ème Dimanche de Carême — Année A
- avons-nous  soif ? Oui, mais de quoi ? 
- Les soifs du corps. On peut essayer de combler sa soif avec de l'alcool, avec des sodas, avec du café, mais tous savent qu’ une eau bien fraîche, et bien vivante, c'est le meilleur remède pour calmer sa soif !
- Oui mais ces boissons ne comblent pas : on en a toujours besoin ! 

- alors on cherche plus loin, dans des achats plus ou moins compulsifs, dans les loisirs, 
- dans l'amour humain, ses parents, ses enfants, ses amants 
- c'est le cas de la Samaritaine : « « Va, appelle ton mari, et reviens. « Je n'ai pas de mari. » Jésus reprit : « Tu as raison de dire que tu n'as pas de mari, car tu en as eu cinq,»
- Ce n'est pas pour la juger ni pour l'enfoncer, que Jésus lui rappelle qu'elle a eu 5 Maris. Mais pour l'appeler à dépasser ces soifs qui ont une origine naturelle. Car il veut l'emmener plus loin, il veut l'emmener plus haut. Il veut lui faire découvrir son propre cœur à Lui, et le coeur de Dieu. 

- Mais ce qui est impressionnant, touchant : c'est lui Jésus, Messie et Fils de Dieu, c’est lui qui a soif de cette simple femme : « donne-moi à boire »
- La Samaritaine s’étonne : et Jésus répond : « Si tu savais le don de Dieu, si tu connaissais celui qui te dit : 'Donne-moi à boire', c'est toi qui lui aurais demandé, et il t'aurait donné de l'eau vive. »

- l’eau vive : on pourrait traduire par l'eau vivante, ou l'eau de la vie. Jésus donne  la plénitude absolue de vie, devenir un vivant. 
- Mais cela implique de vivre de la vraie vie, de ne pas s’attacher au besoin nauturel pour remonter aux sources de la Vie elle-même. Mais qui trouvera se saint Graal, qui n’est pas d’ordre matériel, mais spirituel .

- cependant la Samaritaine ne comprend rien: elle croit qui parle de l’eau du puits.

- et cependant, nous-mêmes, plus ou moins consciemment, nous avons tous soif de cette vie de Dieu : car nous ne sommes pas faits que de chair, mais aussi d’esprit … 

- Avec Moïse dans le désert les juifs désirent de l’eau : mais Dieu leur donne de l’eau qui sort d’un Rocher frappé par un bâton : l'eau qui coule, est déjà le symbole de l’amour de Jésus, de son Esprit qui coulera de son coeur transpercé sur la croix … Le coeur de Jésus est plus transpercé par l’amour de la samaritaine et de chacun de nous, que par la lance du soldat. 
- 1 corinthiens :  “  ils ont bu le même breuvage spirituel, car ils buvaient d’un Rocher spirituel qui les accompagnait: et le Rocher était le Christ”

- David : Psaume 41 «  Comme une biche assoiffée  cherche l'eau vive, ainsi mon âme te cherche toi, mon Dieu ».

- mais qui a soif que d’eau matérielle ?  N’avons nous pas soif de la vie en abondance, soif de la justice parfait, soif de la vérité, soif de relation fraternelle pleine , soif de respect mutuel total , soif d’écoute parfait,  de relation profonde, soif de tendresse infinie,  soif d’amitié authentique ,  soif de la Foi , soif de l’Espérance, soif de la Charité, soif de sainteté, sauf soif de la vie éternelle,   soif de Dieu, soif du Père ? 

- C'est bien ça le grand mystère de Jésus, et c'est bien cela le grand drame de l’homme. Dieu a soif de moi, et moi je le cherche dans les biens de ce monde. Qui nous fera nous rencontrer ? 

- L'homme cherche Dieu comme à l'extérieur de lui-même
- Mais Dieu, n'est-il pas cette source d'eau qui jaillit dans nos cœurs, de l’intérieur, ce Dieu qui n'est pas nous-mêmes, mais dont  nous avons soif, infiniment soif ? Et cependant notre coeur, notre âme ne sont-ils pas en même temps esclave des sens du corps ( voir les sept péchés capitaux)
- Oui nous avons besoin de Jésus assis sur le rebord de notre vie, comme d’un puit.

- Alors frères et sœurs, abandonnons les sources d'eau morte, et cherchons Ce Dieu toute puissance de vie : 
- dans les sacrements, dans la parole de Dieu, par la prière, par le jeune, et par le détachement qui mène à la vraie la liberté . Mais  cherchons-le de façon vive, heureuse, sans perdre de temps. 

- alors, le jour de la Pentecôte, nous serons prêts afin de recevoir l’eau vive, promis par Jésus non plus comme une source sortant d'un rocher, mais comme un grand fleuve : L’Esprit Saint .. ! 
- en Jean  « Jésus, se tenant debout dans le Temple, s’écria : si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi, et qu’il boive. Celui qui croit en moi, des fleuves d’eau vive couleront de son sein, comme dit l’Écriture ». 
- Il dit cela de l’Esprit que devaient recevoir ceux qui croiraient en lui. »
Alors  laissons jaillir au-delà de nous-mêmes ce grand fleuve. En puisant l’eau vive à sa source, nous pourrons nous aussi apporter le pardon, la vérité, la joie, et la paix à ce pauvre monde… à notre tour, des fleuves d'eau vive jailliront de notre cœur !
Amen 




dimanche 12 mars 2017

2ème Dimanche de Carême — Année A

2ème Dimanche de Carême — Année A

Tu es le soleil éclaté de l'amour du père
Jésus tu es mon soleil déchiré. 
La Croix est un supplice qui fait peur : il est tellement important vu La violence, le sang (au moins sans coup de fouet --> fibrillation cardiaque.
Jésus a été totalement anéantit .... 
tout a été anéantit mais humainement ! son corps, dans sa partie La plus psychologique ou extérieur de son âme. 
Mais rien n'a été anéantit intérieurement !
Le soleil ne s'est pas éteint, il n'a qu'à été éclaté, déchiré, déchiré, 
mais la divinité n'est pas morte : l'amour de Dieu et des hommes ne s'est pas éteint. 

  • baptême,  il le fallait. « Jésus répondit à Jean : il est convenable que nous accomplissions ainsi tout ce qui est juste. ..   l'Esprit de Dieu descendre comme une colombe / nuée lumineuse les couvrit de son ombre .
Et voici, une voix fit entendre des cieux ces paroles : Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j'ai mis toute mon affection. (bis)

« Ne parlez de cette vision à personne, avant que le Fils de l’homme soit ressuscité d’entre les morts. 

Il nous faut accueillir ce coeur 
Il nous  faut entrer dans ce coeur qui est venu prendre sur lui notre souffrance mais aussi entrer quelque peu dans la sienne. 
Trouver dans ce mystère de la transfiguration : la Lumière pour que notre lumière à notre tour ne s'éteigne pas au moment de la tentation, au moment de la souffrance, au moment ou le chemin vers le bonheur  qui semblait s'ouvrir devant nous parait plus difficile , 
alors que seul la droiture vers le Christ , le chemin droit sans dévier, ni de droite, ni de gauche est le vrai chemin vers  bonheur. 

Pour cela : le rencontrer, être saisit par lui ( ne pas vivre simplement les sacrement) mais prendre conscience que je l'ai déjà rencontré et que je dois encore le cherche 
⁃  (signe ? La lumière de la Foi qui me de voir à travers toute cette souffrance à venir ce soleil  déchiré, le Fils du Dieu Très-Haut, lumière né de la lumière .) 
Et essayer. Vivre chaque difficulté avec un coeur aimant
humblement et patiemment accueillir les échecs de la vie humaine
Continuer à faire confiance 
essayer, tomber repartir 
y mettre toute notre Foi : d’autres sont passés par là
les peines et les luttes que nous apporte chaque journée, le Seigneur nous aidera à les vivre comme des occasions de grandir et de mieux te ressembler.
Le Seigneur nous aidera à ne pas les fuir mais il nous aidera à  les affronter, plein de confiance en ton soutien.

  • cela se joue dans les petites choses de la vie : comment j'accueille quelqu'un qui m'énerve. 
  • qui a tendance à exagérer
  • est ce que j'essaye de me tenir humblement à ma place ou est ce que je fais toujours remarqué d'une façon ou d'une autre
  • est ce que j'accepte d'être mis en cause, repris etc ... sans sourciller 

  • les grandes souffrances = quand le Seigneur me demande d'aller plus loin dans le don de moi, à m'associer à Lui sur La Croix ...  
  • est ce que me Soleil de son Esprit Saint brillera encore dans mon coeur, ou est ce très vite l'ombre, les nuages, ou pour ne pas dire les ténèbres de mon péché recouvrira les dons de Dieu, jusqu'à les éteindre .. 

  • histoire de Chiara Luce, 1/2 heure d’enferment de combat et de prière 
  • puis elle a ouvert la porte, souriante « tu peux entrer maintenant Maman ». Son sourire ne l’a plus quitté
  • son père très impressionné se demandait si ce n’était une façade : il a regardé plusieurs fois par le trou de la serrure. Et dans son lit, elle était sereine, calme et elle continuait à avoir un visage heureux et ouvert. 

Tu es le soleil éclaté de l'amour du père

Tu es l'espérance du bonheur éternisé,
Tu es le feu de l'amour embrasé. Que la joie de Jésus soit force en nous,
Et qu'elle soit, entre nous, lien de paix, D'unité et d'amour.
Amen

samedi 4 mars 2017

1er dimanche de Carême — Année A

1er dimanche de Carême — Année A
Jésus jeûne quarante jours, puis est tenté (Mt 4, 1-11)

j'ai vu récemment le film "silence" ( Scorsese)
- Nous suivons le martyr des paysans chrétiens au Japon au XIXe siècle (prêtre et laïque)
- nous suivons en particulier un jeune jésuite qui à la fin du film reniera  sa Foi.
-  Mais ce ne sera pas au contact de la souffrance, la sienne ou celle des autres
  • il sera déstabilisé à partir des arguments d’un autre jésuite qui a déjà renié sa Foi et qui s'est marié et qui participe maintenant à la persécution des chrétiens à son tour.

Scorsese pose deux questions : 
- le silence de Dieu devant la souffrance humaine. 
- Et nous invite à considérer que d'une façon ou d'une autre, le chrétien doit passer par un certain martyr. Soit physique, soit spirituel. 

Après son baptême, comme sa mère Ève, le Christ est confronté dans le désert à l’esprit mauvais. Pourquoi ? Pour que nous-mêmes, qui sommes baptisé dans  son baptême, nous puissions être vainqueur à notre tour.

La tentation est triple.

La tentation de la chair :  
  • Soit par le plaisir (la tentation du fruit interdit dans la genèse), soit par la souffrance corporelle. 
  • Pour Jésus avec Satan dans le désert : Il s'agit encore de manger, mais le christ va résister à la tentation malgré  la morsure de la faim après 40 jours de jeûne.
  • Pour nous : Le Christ est venu nous donner son amour et sa force dans toutes nos souffrances physiques : les tortures, les guerres, les maladies, et aussi les souffrances psychologiques, dues à des colères, des mépris, des indifférences…
Les tentations intellectuelles ou spirituelles : 
La tentation du pouvoir : 
  • Dans la Genèse, c'est la tentation de manger du fruit de la connaissance du bien et du mal. C'est-à-dire croire qu’on peut inventer par soi-même ce qui est bien et ce qui est mal.   On écoute plus. Je suis plus grand, meilleur, plus efficace que le Seigneur lui-même.
  • Pour le Christ : se mettre au-dessus de Dieu (Temple). C’est aussi la tentation du spectaculaire, surtout dans l'évangélisation, alors qu'en fin de compte, c'est un témoignage simple qui portera des fruits par le sacrifice de la Croix.

la tentation de la gloire 
. Dans la genèse, le démon promet être que Ève pourra devenir comme Dieu par elle-même
Dans le désert avec Jésus, le tentateur est obligé de se dévoiler et il sera vaincu :  « Tout cela, je te le donnerai, si, tombant à mes pieds, tu te prosternes devant moi».
pour nous, c’est la tentation du pouvoir sur les autres, par les richesses, par la possession de la terre, la domination au travail, en la famille, etc.
C'est de se croire un petit roi ou un petit dieu
Mais de toute façon, l'homme est toujours disciple, soit du bien et il est disciple de Dieu, soit du mal et il est disciple de Satan qui est le premier à avoir pêché.

Conclusion
dans le film, le jeune père Jésuite, ne renie pas sa Foi devant la première tentation la souffrance, la sienne ou celle des autres. 
- Mais il  cède devant les tentations plus intellectuelles : celle du pouvoir  et de la gloire.
- Il se laisse vaincre, par ce vieux père anciennement Jésuite, qui a renié sa Foi, et qui dénonce les chrétiens à son tour. Il est bien sûr marié et a des enfants, et il est assez adulé dans les milieux bouddhistes.

Le jeune se laisse vaincre par des arguments du type : 
- Le Christ, c'est une folie, Dieu n’existe pas. Nous n’avons pas à souffrir autant, ou entraîner les autres à souffrir dans le  martyr . À quoi ça sert de donner sa vie pour le Christ, la sagesse des bouddhistes et aussi très grande, ils n'ont pas besoin du Christ, de toute façon, ce peuple a la nuque raide, « l’évangélisation est un marasme ». 

Et nous, peut-être nous ne sommes pas tentés de renier le Christ par la souffrance, mais de fait, en Occident au XXe siècle, beaucoup de chrétiens ont renié leur Foi, à cause d'arguments de ce type. Des arguments qui nous poussent, à nous mettre au-dessus du temple, ou à espérer devenir des dieux sans Dieu.
- et nous, est-ce que nous resterons fidèles jusqu'au bout ? Peut-être comme ces paysans, japonais, ou ses quantités de prêtres, martyrs d’hier, ou d'aujourd'hui encore comme le père Jacques Hamel en France.
Mais de façon très quotidienne, en combattant nos défauts, résistance à la colère, à la gourmandise, à l’injure, témoigner de sa Foi dans des milieux hostiles, etc … (nous avons des choix à faire tous les jours, dans les réalités bien quotidiennes: allons-nous suivre le chemin du Christ ou allons-nous nous « arranger » encore une fois avec notre conscience ?) 

- Seuls, nous ne le pourrons pas !! mais c'est vraiment en vivant son baptême à plein corps, et à plein cœur, puisant la force de Dieu à  l'intérieur que nous pourrons vaincre. (Par la confession, par l’Eucharistie, la prière constante, par le chapelet, et cetera…)


- alors, nous serons victorieux de l’ange des ténèbres, et de toutes tentations, victorieux du péché,  plein de confiance et abandonné au Père, en disant comme le Christ : « Père entre tes mains je remets mon esprit »

- alors, nous serons victorieux de l’ange des ténèbres, et de toutes tentations, victorieux du péché,  plein de confiance et abandonné au Père, en disant comme le Christ : « Père entre tes mains je remets mon esprit »

vendredi 24 février 2017

8e dimanche du TO A

8ème dimanche du Temps ordinaire — Année A 2017 

- Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’Argent.

- Cherchez d’abord le royaume de Dieu et sa justice,
- et tout cela vous sera donné par surcroît.   Ne vous faites pas de souci pour demain : demain aura souci de lui-même ;

- Sur qui je repose ?  Qui me rassure le plus ...  ?
- l’argent, un compte en banque relativement bien rempli  ou le Seigneur Lui-même et lui faire confiance 
- combien sont  tombés, alors qu'ils étaient comme des étoiles dans le ciel ?  ils s’appuyaient sur eux : sur leur argent, ou sur leurs capacités naturelles, ou sur leurs vertus … 

- combien ont été relevés alors qu’ils étaient partis si pécheurs ! 

- Le Seigneur ne veut pas la misère, il ne veut pas le Chômage, ni la division dans les familles, ni la solitude. Ils désirent que nous ayons ce qu’il nous faut, mais rien ce qu’il nous faut. 
- le Proverbe dit avec Sagesse : « ne me donne ni pauvreté ni richesse, accorde-moi seulement ma part de pain. Car, dans l’abondance, je pourrais te renier ou dans  la misère ferait de moi un voleur  ! »

- Alors pour que l’on reçoive  ce qu’il nous faut d’abord  la Foi et l’Espérance » 

- Mais le risque c'est la présomption : comme je crois que Dieu est bon, et j’ai raison, mais j’ai une double vie :  je vais à la messe, je prie, mais en fait je ne me repose pas vraiment sur le Seigneur, mais sur mes richesses naturelles ou même surnaturelles;  et là j’ai tort. 
- Saint Jacques nous redit : « demande avec foi, sans la moindre hésitation, car celui qui hésite;  qu’il ne s’imagine pas, cet homme-là, qu’il recevra du Seigneur quoi que ce soit » 

- Donc il nous faut prier avec Foi pour demander ce qu’il nous est nécessaire  sur un plan personnel : d’abord, chercher le Royaume de Dieu et croire que tout ne sera donné au plus.
- si tout va bien dans  mon travail, si tu es bien installé, profite de ce que Dieu te donne, mais sois un exemple de Foi, et d’honnêteté pour tous.  
- si tu es dans le bien-être matériel : rappelle-toi que seul tu n'es rien et surtout tu n'as rien , tout ce que tu as tu l'as reçu ... alors est-ce pour toi uniquement ou pour partager avec les autres, avec ton prochain dans le besoin ?

- Si tu subis le chômage , prie le Seigneur, fais lui confiance, sois persévérant, un jour tu vas retrouver du travail, n’hésite pas, dis toi que le Seigneur creuse ta Foi, ton engagement vis-à-vis de lui ... et tu auras trouvé du travail, ce jour-là, ne l'oublie pas. 
- J’en connais qui était dans les soucis alors ils priaient tous les jours à la maison, à la messe, et quand le Seigneur les a comblés, alors nous ne les avons plus vus , ou beaucoup moins à l’église. 

- si tu es malade, prêt pour ta guérison, ou pour accepter ta maladie…
- Prions pour de familles 
- pour les voisins, le village,

- Prions aussi sur le plan national. Ce n'est pas d'abord un homme ou une femme providentiels qu'il nous faut, un vote extraordinaire, ce qu’il nous faut d'abord c'est Dieu,  c'est remettre le Christ et son Royaume  au centre de la vie national, et surtout au centre de notre cœur afin que nous puissions intercéder pour la France, pour l'Europe, et pour ce pauvre monde. 

- Surtout, comme le rappelle Saint-Paul ne pas jugez de façon prématurée, dis les intentions des hommes, et ni les intentions de Dieu lui-même, mais écoutons plutôt son coeur battre pour nous :  ...  même si une mère t'oubliait moi je ne t'oublierai pas ! Et vous valez plus que tous les oiseaux du ciel !


- Saint Claude de Colombière « Je suis si persuadé, mon Dieu, que vous veillez sur ceux qui espèrent en vous, je suis si persuadé qu’on ne peut manquer de rien, quand on attend tout de vous, que j’ai résolu de vivre à l’avenir sans aucun souci et de me décharger sur vous de toutes mes inquiétudes. Cette confiance ne trompa jamais personne » AMEN 

mardi 14 février 2017

6ème dimanche du Temps Ordinaire — Année A




6ème dimanche du Temps Ordinaire — Année A

- Dieu nous a laissés libres : à nous de choisir. IL veut que l'on choisisse le bien, et la vie. 
- Mais notre coeur est souvent double, on boite. On dit oui et après on dit non : 
- exemple : 
- on dit je t'aime, et on rêve à un autre .. 
- on dit oui je vais me lever pour te servir,  et je ne le fais pas ... 
- non je ne mentirai plus, je ne mettrai pas en colère, je ne manquerai plus à la prière, à la messe et j'oublie parce que je pense à tellement d'autres choses... etc ...



«Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens,
vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux».
    
Les pharisiens  sont des hommes très zélés qui veulent tout faire bien pour Dieu.   ils font parfois de bonnes choses, mais elles sont souvent hypocrites, et puis ils s’enorgueillissent de tout ce qu'ils font : pour eux, c'est plus le quand dira t on qui compte, ce que de pensent et disent les hommes, que le véritable amour de Dieu 


«Tout homme qui se met en colère contre son frère
devra passer en jugement.»

Le chrétien est appelé à vivre mieux que les autres les hommes, ressembler au Christ : ne pas se mettre en colère. La colère pour lui elle est très grave, car elle peut détruire des vies, elles peuvent briser des relations, et la vie peut ressembler à un enfer. En effet, ce n'est pas un meurtre, mais parfois on  préférerait mourir plutôt que de continuer à vivre avec quelqu'un de très coléreux 


«Tout homme qui regarde une femme avec convoitise
a déjà commis l’adultère avec elle dans son cœur».

Si tu aimes ta femme vraiment tu dois l'aimer d'une fidélité parfaite ! De coeur et d'âme  à la fois de corps, mais aussi en orientant ton coeur vers elle, sans désirer aller avec une autre ... 


    «Que votre parole soit ‘oui’, si c’est ‘oui’,
‘non’, si c’est ‘non’.
Ce qui est en plus
vient du Mauvais. »

Oui c'est oui , non, c'est non 
Le Christ nous provoque à LE choisir, 
- tu le choisis ou non
- Ou tu te dis croyant, et tu fais tout pour honorer Dieu, pour réjouir son coeur, pour lui être fidèle dans les petites comme dans les grandes choses, ou tu dis non au Christ, non à son message, non définitivement à Dieu et à son projet et à son amour ... avec les conséquences ... 

Tout le monde veut vivre, mais est-ce que tout le monde en prend le chemin ??

Le Christ  n’a pas donné son sang sur la croix, et n’est pas ressuscité simplement pour nous donner que quelques conseils moraux. Mais pour  que nous parvenions à l’image  et à la ressemblance de Dieu lui-même!! ce qu’il nous demande ce n’est pas pour nous rendre esclaves, tristes et ennuyeux, mais pour nous rendre libres, heureux et pleins de Joie. 

Il s’agit d’une véritable, une transformation profonde, on peut dire même une métamorphose !  
Sainte Thérèse d’Avila, prend l’exemple de la chenille qui après être passé par l’état de chrysalide devient papillon.

Ainsi comme le papillon ne détruit pas la chenille, mais c’est la même chenille qui trouve son accomplissement dans le papillon, ainsi le Christ est venu proposer à l’homme un sens à sa vie, un véritable accomplissement. 

Les préceptes de Dieu ne sont pas des lois arbitraires, ou extérieures à l’homme, (comme on le croit souvent au début) mais ces lois sont la loi même de la vie, de notre nature, de l’accomplissement total de ce que nous devenons par le baptême des fils de Dieu.


Mais qui vit véritablement de son baptême ?  Alors aujourd’hui le Seigneur Lui-même nous provoque à un choix : que ton oui soit oui, ou que ton non soit non, c’est à toi de choisir ! 

5e dimanche du TO A

5ème dimanche du Temps Ordinaire — Année A 

HOMÉLIE 

 « Vous êtes le sel de la terre.
Avec une mise en garde  «  Mais si le sel devient fade,  on le jette dehors et il est piétiné par les gens » .

- à quoi sert le sel ? 
- mettre du goût : le sel donne de la saveur aux aliments, il brûle aussi très bien et ranime le feu qui s’éteint 
- Dans la majorité des cas, c’était le sel qui permettait la conservation des aliments. Pour fertiliser les terres cultivables, il n’y avait pas d’engrais, et bien souvent on employait le sel.

- Nous le vivons dans un monde où, malgré la montée du bien-être matériel augmente le nombre des blasés, des déprimés, des paumés qui disent : « Je n’ai plus de goût à vivre… » Les plaisirs décevants   ne rassasient pas notre besoin de bonheur profond.

- sans la Foi des chrétiens, ce monde n’est qu’un tas de poussière … 
- si les chrétiens s’affadissent : comment annoncer JC ? Quel sauveur est-il ? 

- Saint-Paul colossiens  « Que votre parole soit toujours accompagnée de grâce, assaisonnée de sel, afin que vous sachiez comment il faut répondre à chacun. » 
- à quoi sert le sel : à donner du goût à la vie, la rendre  attrayante, palpitante, exaltante, passionnante  

- comment le sel donne-t-il du goût  au contact des aliments ; ainsi le chrétien ici nous entendons la communauté des disciples doit  se diluer dans le monde comme le sel. Nous n’avons pas à vivre un individualisme spirituel. Nous sommes membres du Corps du Christ. Alors attention à ne pas s’affadir, nous redeviendrons comme les païens  nous n’aurions plus rien à apporter de nouveau .. 

- Vous êtes la lumière du monde. On la met sur le lampadaire,
et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison.

- dès le début de la Gn  « que la lumière soit » 
- le Messie : Isaie « lumière des nations » Siméon, Jésus en Jean « Je suis la lumière du monde » 
- Alors que le sel se mêle invisible aux aliments, la lumière ne se cache pas. Elle est faite pour éclairer. Elle n’a pas à être contemplée pour elle-même, elle doit servir. Elle permet de se repérer et de savoir où l’on va.
- Il ne s’agit pas d’avoir peur du monde, des hommes, mais il s’agit de l’éclairer et donc de faire briller la lumière qu’est le Christ au sommet de la maison commune … 
-vous êtes la lumière du monde  ensemble 

Vous : il nous faut être ensemble 
- révolution : la lumière vient de Dieu, la lumière c'est le Christ la Parole de Dieu; aujourd'hui c'est vous et c'est nous qui nous sommes ? 

Le mari la femme enfants 
Les convertis rencontrent l'épouse : déçus par l'épouse ? 
l'Église mystère 
La puissance de l’ Esprit Saint 

L’Église est le champ de Dieu, le troupeau de Dieu, le Temple de l’Esprit, la Barque qui surnage sur les flots, la Jérusalem d’en haut, notre Mère. 
L’épouse du Christ, le corps du Christ (Saint-Paul) qui doit toujours être rajeunie et purifiée. 
L’amour des époux vécut dans le sacrement du mariage en l’image la plus proche. 

LG : « En effet, en communiquant son Esprit à ses frères, qu’il rassemblait de toutes les nations, il les a constitués, mystiquement, comme son corps.
Par le baptême, en effet, nous sommes rendus semblables au Christ : « Car nous avons tous été baptisés en un seul Esprit pour n’être qu’un seul corps » (1 Co 12, 13). » 

Comme dans un corps aux différents membres, tous vivent unifiés par le Christ en une seule famille. 
Elle est comme le "sacrement du royaume des cieux sur la terre » 
C’est elle qui par le Christ ou le Christ par elle qui donne la vie par le Baptême, vivifie par le sacrement de confirmation, sanctifie bâtit et unit par l’Eucharistie


Sans l’Esprit Saint 
Dieu est lointain 
Le Christ reste dans le passé 
L’Évangile reste lettre morte 
L'Église, une simple organisation 
L'autorité, une domination 
La mission, une propagande 
Le culte, une évocation 
L'agir chrétien, une morale d'esclave 

Mais dans l'Esprit Saint 
Le cosmos est soulevé et germe pour la naissance du Royaume 
Le Christ Ressuscité est présent 
L'Évangile, puissance de vie 
Le Christ signifie la communion Trinitaire 
L'autorité est un service libérateur 
La mission est une Pentecôte 
La liturgie est un mémorial et une anticipation 
L'agir humain est déifié. 


Patriarche ATHENAGORAS  de Constantinople