Toutes les homélies sont triées par temps particulier (AVENT, NOËL, CARÊME...) ou par année (A, B, C) pour le temps ordinaire. ... prière d'excuser parfois le style télégraphique (mode oral). Je ne prends pas toujours le temps de tout bien relire ...

dimanche 14 août 2016

20e dimanche du temps ordinaire C

Le mot lumière, dans la tradition des religions monothéistes, et en particulier du christianisme, n'a pas la même signification que le mot lumière, dans ce qu'on appelle la philosophie dite des lumières qui nous vient du XVIIIe siècle.

  En effet pour un chrétien la lumière est celle de Dieu qui vient éclairer tout homme venant dans ce monde. C'est la lumière de la vie de Dieu.
 «   Dieu est lumière et en lui pas de ténèbres » Saint Jean

Pour un disciple des lumières, cette lumière se confond avec la raison qui dissipe les ténèbres de l'ignorance et les préjugés.

 Dans l'esprit de ce qu'on appelle des encyclopédistes par exemple Diderot, dans cette culture, qui est profondément notre culture française,  on associe progrès de la connaissance, acceptation des différences, progrès techniques, progrès social.

Mais que l'on soit adepte du Christ, ou des lumières, le but  des deux est le même :  c'est l'unité et la communion entre les peuples, c'est la paix.

  Mais pour les lumières, que cela soit dit de façon explicite ou pas, la religion,  toutes les religions doivent disparaître. La foi, en un seul Dieu, et la foi en Jésus-Christ  en particulier, ne peut pas faire l’unité  de l'humanité, car elle se fonde en un peuple spécifique, elle implique une foi particulière, un choix particulier. 

Alors que la raison, l'intelligence humaine, est partagée par tous. Donc elle seule  peut faire l'unité la communion  entre les hommes qui viendra de l'intelligence des choses, de la réalité de l’expérience .
 Mais comme  les disciples des lumières le reconnaissent eux-mêmes, c'est souvent bien utopique.  En fait, ils ne sont que des marchands de rêves.  On le voit trop ton histoire récente…

C’est vrai que la foi chrétienne,  implique un choix particulier, une conscience particulière, une lumière particulière qui vient  ni d’au-delà du temps  et de l’espace,  une lumière qui est présente au milieu des peuples,  au milieu de nous, mais une lumière qui vient au-delà de  notre intelligence.

 Elle n’élimine pas pas la chair,  elle n’élimine pas l’histoire,  elle n’élimine pas la recherche de l’intelligence humaine, mais  elle emmène notre humanité notre cœur, notre intelligence plus loin et l'emmène jusqu’à un coeur, le cœur du Christ.

« Rien n'a frémi en apparence, sous l'ineffable transformation. Et cependant, mystérieusement et réellement, au contact de la substantielle parole, l'univers, immense hostie. Toute matière est désormais   illuminée, mon Dieu, par votre incarnation ».  Teilhard de Chardin

  Et pourtant le Christ nous dit ce matin   « Je suis venu apporter un feu sur la terre, et comme je voudrais qu’il soit déjà allumé ! » 

 Teilhard de Chardin commente : «  Le feu n'est pas tombé bruyamment sur les cimes, comme la foudre en son éclat. Le Maître force-t-il les portes pour entrer chez lui?  Sans secousse; sans tonnerre, la flamme a tout illuminé par le dedans ».

Ce feu n'est pas le feu  de la foudre, ou de la raison humaine,  des passions humaines, non ce feu vient du plus profond, il est plus mystérieux, il est  plus intérieur. C’est le feu du cœur du Christ, de la charité, c'est l'Amour  qu'il y a entre le père et fils, qui nous a été donné par l'Esprit Saint.

 Cet amour « supporte tout, il excuse tout, il pardonne tout, »  nous dit Saint Paul  et il nous donne  rassemble en Dieu  lui-même.

Cet amour commence humblement, tout petit, son histoire, sa présence sur la terre.
 Il est né un beau jour de Noël, il né d'une femme, il a été déposé dans une crèche, à Bethléem en Galilée, comme les prophètes autrefois l'avaient annoncé.
Il part,  d’un seul homme, d'un foyer, d’une braise,  le cœur du Christ.
Comme  ce feu, ces braises qui enflammaient le poisson (Symbole de la création) le jour de la résurrection du Christ, où  Jésus invite Pierre et Jean, à manger avec lui sur les bords du lac de Tibériade en Galilée.


  Mais cette communion  qui vient du Christ est une communion parfaite, ce n'est pas un rêve, ce n’est pas un idéal, c'est une réalité, celle de l’Église, l'Église des Saints, l'Église que le Christ nous invite à construire ici à Carros maintenant. Je vous rappelle qu'on dira tout à l'heure au credo : « je crois que la communion des saints ». 

Mais c'est vrai qu'elle invite à un choix, à une  Foi, à une confiance en cet homme Jésus. Il sera crucifié, il passera par le baptême du feu, le baptême de l'histoire, mais il ressuscitera le troisième jour.

 C'est pour cela que dans l'Évangile , le Christ nous dit : «  Pensez-vous que je sois venu mettre la paix sur la terre ?
Non, je vous le dis,mais bien plutôt la division. Car désormais cinq personnes de la même famille seront divisées : trois contre deux et deux contre trois »


En effet, chacun,   chacune de nos familles,  seront tous confrontés  à un choix :  croire que la communion, que l'unité  viendra que de lui-même, que de son intelligence;  du  cosmos, du monde, de  l’homme. Une unité,  la communion entre les hommes sera uniquement raisonnable, scientifique, morale,  ne passera que par l'homme,  en refusant toute intervention extérieure, particulière. 

Ou croire humblement, croire que seul ce Jésus,  cette Foi  en Lui, que seuls les sacrements, que  seule la prière, que seuls ces pardons inlassables, que seuls  les chutes,  et  les relèvements, que seule cette miséricorde, reçue, donnée, pourra créer  petits à petit, entre nous, même s'on se connaissait pas, même si on ne s'aimait pas, même si on ne se supportait pas, le corps du Christ, l'Épouse du Christ, c'est-à-dire une communion, qui sera, à l'image un jour, de la communion qu'il y a entre le Père, le Fils, et l’Esprit Saint. 

 Benoît XVI : « L’Église, organiquement structurée sous la direction de ses Pasteurs légitimes, a ainsi continué à vivre dans le monde comme un mystère de communion, dans lequel se reflète dans une certaine mesure la communion trinitaire elle-même, le mystère de Dieu lui-même » 

 cela  nous fait penser à la parole de Jésus : «que tout est comme toi Père et moi sommes un»

 Je souhaite qu’en cherchant à devenir des disciples-missionnaires du Christ  nous vivions de cette communion, de ce feu, de cette unité, en  faisant accueil  à celui qui nous rejoint sur la route. 

 Que nous vivions dans cette profondeur, qui fera de nous, une autre naissance du Christ,  un autre cœur le corps du Christ, car le Christ, n'a jamais fini de  naître et naîtra jusqu'à la fin des temps partout où le feu prendra !   

Amen  

dimanche 31 juillet 2016

18° dimanche TO C

Avec les derniers événements, beaucoup de gens se demande quel est le sens de sa vie … on a cru en l’argent, dans  la science, la gloire, la famille, toutes choses futiles ou importantes, mais qui sont en fait que vanité.  Car aujourd'hui  tout nous est donné  et demain, la mort peut tout nous  enlever. 
Nous jouons notre éternité à la roulette du casino de nos illusions

…«  vanité des vanités tout est vanité » proclame Qoélet

En fait, notre humanité seule, et tout ce qui se trouve sous le soleil n’ont pas de sens  en eux-mêmes…  chercher le sens de sa vie en soi ou dans le reste de la création, c'est se perdre.

Voilà ce que nous rappelle ce sage de l’orient antique d’un genre en fait tout à fait moderne : il est doué d'un certain pragmatisme,  et aussi d'un cynisme bien  caustique. 

 En fait, ce sage  nous mène à comprendre que  seul le Seigneur est le sens de  nos vies.

 Saint Paul va aussi dans ce sens : pourquoi hésiter à revêtir  l'homme nouveau ?  Tenons-nous tellement à nos corruptions, aux agissements  de l'homme ancien qui  refusent de mourir en nous ? 

 L’Évangile   va aussi en ce sens :   d’abord Jésus refuse de juger pour cet homme  son frère. Il n’est pas  venu  compter les sous,  nous donner des conseils d’économiste et de juge.  
Mais  Jésus  rebondit  sur cette situation de vie pour rajouter
« Gardez-vous bien de toute avidité,
car la vie de quelqu’un, même dans l’abondance, ne dépend pas de ce qu’il possède.

Le  seul maître de la vie ce n’est pas l'argent, mais Dieu.
IL faut choisir entre vraies et fausses richesses.

 Ainsi,  nous n’avons pas à nous comporter avec l’argent  que nous avons gagné en propriétaire,  mais   reconnaissant qu’il est un don du Seigneur, acceptons d’en être  les simples gestionnaires, pour nous-mêmes, et aussi pour les plus pauvres.

 Ainsi aussi avec notre vie, nous-mêmes.
Nous ne sommes pas  également  les propriétaires de nous-mêmes, mais les gestionnaires, Dieu seul maître de nos vies et de notre mort,  et  nous devrons rendre compte de cette gestion.


Le  martyr du père Jacques Hamel  nous a plongés  encore une fois dans l’horreur :  de fait, notre vie ne tient pas grand-chose … 

 Je ne peux pas ne pas faire autrement qu’évoquer le visage de Christian Chessel, père blanc (ordonné avec moi) : il y a  environ 25 ans,  il avait décidé de rester en Algérie, pour témoigner de l’amour  du Christ  pour ses frères arabes et musulmans. Il a lui aussi versé son sang  en martyr.

 Et, je ne peux pas  non plus ne pas citer  le père Christian de Chergé , supérieur des moines de tibhirine, assassiné aussi avec ses frères il y a  juste 20 ans, le 21 mai 1996, et qui a fait le choix irrévocable , avec ses frères, d’une « vie donnée à Dieu et à ce pays ».

S'il m'arrivait un jour - et ça pourrait être aujourd'hui - d'être victime du terrorisme , j'aimerais que ma communauté, mon Église, ma famille, se souviennent que ma vie était DONNÉE à Dieu et à ce pays.

Cette vie perdue totalement mienne et totalement leur, je rends grâce à Dieu qui semble l'avoir voulue tout entière pour cette JOIE-là, envers et malgré tout. 

Et toi aussi, l'ami de la dernière minute, qui n'aura pas su ce que tu faisais. Oui, pour toi aussi je le veux ce MERCI, et cet "À-DIEU" envisagé de toi. Et qu'il nous soit donné de nous retrouver, larrons heureux, en paradis, s'il plaît à Dieu, notre Père à tous deux.

 Les événements derniers nous poussent, nous aussi, à des choix radicaux : vais-je croire en un  Dieu de vie, ou en un Dieu de mort. Vais-je m’enfermer dans l'inquiétude de moi, de ma vie, de ma nation ou vais-je me tourner  vers le Christ,  pour qu'en lui,  je puisse vraiment me tourner vers  tous mes frères,  si lointains et si différents soient-ils ? 

Lorsque les événements de Nice sont arrivés , j'étais bien loin, en vacances chez mon frère. J'ai reçu un SMS d'une amie, je n'ai pas voulu le croire. 
Puis comme vous tous, le choc, la stupéfaction, l'horreur,  mêler de compassion profonde pour toutes ces familles brisées, ces enfants tués lâchement . 
Mes paroisses  avaient-elles été touchées, des proches, des amis ? ... Comme vous tous, bien sûr.

Beaucoup « d’esprits »  nous ont traversés, sentiments,  pensées, les pires comme les meilleurs,
Il faut dans ces cas se mettre à prier et nous approcher du Christ.  
Demander la grâce du « discernement des esprits » comme disent les jésuites. 

Dans tout ce fatras, qu'est-ce qui vient de moi, ou qu'est-ce qui vient du Christ ? 

Certes, l’amour véritable n'est pas platement  béat, il est prudent et sait prendre ces responsabilités en matière de protection et de justice. 

Mais aussi, nous savons que le Christ nous demande d'aller plus loin plus profond;  il est l'agneau  d’amour immolé   pour nous.  Refuserons-nous aussi d’être aussi des agneaux  immolés d’amour pour Lui. 
Avant de vouloir être un lion pour défendre  les autres,  est-ce que j’accepte d’être un agneau   brûler d’amour divin comme le Christ. »  comme Saint Paul : «mais il y a le Christ : il est tout, et en tous »

 Tel est le sens profond de sa vie, vivre et mourir pour l'amour de Dieu seul,  et en Lui, pour l'amour des frères comme le Christ nous l’a enseigné, pour ressuscité avec un jour dans la Gloire.

Amen. 

samedi 4 juin 2016

10e dimanche du TO 2016

L'évangile de ce dimanche met devant nos yeux deux cortèges.
- Le premier est un cortège de mort,-->  cette femme, éprouvée par la vie, veuve et venant de perdre son unique enfant, marquée par la pesanteur de la souffrance et le silence de la désespérance. Car  à l’époque être veuve sans enfant, c’était la grande pauvreté assurée …
- face à lui, un autre cortège s’avance, celui de la vie, celui de Jésus, suivi de ses disciples, et accompagné par une foule. Dans ce cortège résonnent les rires et les chants. On y respire la vie et la joie.
Le cortège funéraire quitte Naïm, pour mettre en terre le jeune homme décédé, pour s’enfoncer dans le monde extérieur de la mort. 
Ceux qui accompagnent Jésus remontent   de la mort  pour entrer dans la ville de Naïm  dont l'étymologie en hébreu signifie « beauté » , la belle cité de la vie nouvelle. 
« nous qui étions des morts par suite de nos fautes, il nous a donné la vie avec le Christ : c’est bien par grâce que vous êtes sauvés » Phi 2 

- le prêtre Élie vivait aussi chez une veuve, la veuve de Sapera. Mais elle perdit aussi son enfant. 
- Alors Élie ayant pitié de cette veuve a des gestes très tendres
- Il prend l’enfant dans ses bras, le porte dans sa chambre en haut de la maison, et l’étend sur son propre lit. 
- Puis par trois fois il va s’étendre sur le corps de cet enfant 
- Alors que pour un juif, toucher un mort rend impur,  dans le Lévitique les prêtres ne pouvaient toucher le corps d’un mort qui ne soit pas de sa parenté.  or Élie y est prêtre
- « Un prêtre ne se rendra pas impur parmi son peuple pour un mort, excepté pour ses plus proches parents: sa mère, son père, son fils, son frère »
- « et quiconque portera leurs corps morts lavera ses vêtements et sera impur jusqu'au soir. » Lv 11
- les juifs expliquent que Dieu est le Dieu de la vie, il n'a rien à voir avec la mort, et que tout ce qui touche la mort de prêt ou de loin est rendu impur comme la mort ... On voit ici l'incroyable implication du prophète de l'AT, sa liberté totale : il comprend que Dieu est plus fort que la mort et que si la mort est impure pour l'homme, elle ne l'est pas pour Dieu, car le Seigneur est son vainqueur et  également celui qui se met au service du Seigneur. 
- «Seigneur mon Dieu, je t’en prie, rends la vie à cet enfant !»Et le Seigneur entendit la prière d’Élie : le souffle de l’enfant revint en lui.
- On peut imaginer que le souffle du prophète entra par les narines de l’enfant, le souffle de Dieu créateur ( la genèse) et re créateur passe par le souffle du prophète, Ézéchiel 37 « Il me dit: Fils de l'homme, ces os pourront-ils revivre? Je répondis: Seigneur éternel, tu le sais. 4Il me dit: prophétise sur ces os, et dis-leur: Ossements desséchés, écoutez la parole de l'Éternel!  Ainsi parle le Seigneur, l'Eternel, à ces os: voici, je vais faire entrer en vous un esprit, et vous vivrez;… »
-  Et ce souffle c'est l’esprit de vie, l’Esprit Saint qui donne la Nouvelle création !!
- «regarde ton Fils est vivant»
- «maintenant dit la femme, je sais que dans sa bouche, la parole du Seigneur est véridique»

- Lorsque les deux cortèges se croisent, Saint-Luc souligne bien que c’est Jésus qui prend l’initiative de s’avancer vers la civière qui porte le jeune homme pour le réanimer. Il n’est sollicité par personne.   il est  saisi de miséricorde pour elle
-   Voyant celle-ci, le Seigneur fut saisi de compassion pour elle et lui dit : « Ne pleure pas. »
- Comme Élie, il touche la civière du mort (il touche le mort), « Il s’avança et toucha la civière», et dit : «Jeune homme, je te l’ordonne, lève-toi.» Alors le mort se redressa, s’assit et se mit à parler; 
- Et Jésus, comme Élie,  le rendit à sa mère. 
- Saint Luc met  moins l’accent sur le miracle et la gloire de Jésus qui en découle que sur la disposition du cœur de  Jésus, « ému de compassion ». Jésus s’approche de l’humanité enfermée dans la mort du péché pour la ressusciter et la restaurer dans sa relation avec lui. 
- à travers Jésus, Dieu se fait proche de tout homme pour le sauver de la mort
- Un jour, il se laissera toucher par la mort, il deviendra mort lui-même, mais il tuera la mort par sa victoire du jour de Pâques.
-  le seigneur, vous  nous aussi nous ressusciter. Mais comme le  Prêtre Élie, et doit réchauffer nos cœurs froids par son contact. Par son souffle de vie  et d’amour.  le seigneur doit entrer en contact avec nous,  qui s’étendre sur nous, venir en nous. 
coeur à coeur 
corps à corps 
souffle à souffle 
 pas à pas,  dans chaque  instant de notre quotidien
Amour pour amour. 
- Le Seigneur frappe à la porte de notre coeur, de notre tombeau.  Qui lui ouvrira ?
 Pour cette année de la Miséricorde …  Laissons-nous toucher par la souffrance, par la condition  des plus pauvres que nous.. Sans arrière-pensée,   religieuse, politique, ou  autres.
 Comme pour dire  à chaque homme blessé par la mort, par la souffrance, à la maladie : garde confiance, toi mon frère qui vient de perdre un enfant, un proche, toi qui es comme prisonnier de ton péché, je viens  compatir avec toi .je viens prendre gratuitement une part de ta souffrance,  par amour du Christ, pour t’aider un jour  à mettre ta foi en Lui, pour entrer dans son cortège de Vie !
 Voilà ce qui constitue le point de départ de l'adhésion de foi. Croire que Jésus est ressuscité et qu’il me délivre de la mort et du péché. 
- Croire qu’il n’a pas peur de moi, de s’approcher de mon péché et de toucher mon impureté pour m’en purifier,  pour me redresser et me redonner la vie.

- il le fait de lui-même,   de sa seule initiative , parce qu’il m’aime d’un amour infini.  Moi et tout homme.

vendredi 25 mars 2016

Vendredi Saint 2016

« Quand il a pris le vinaigre, Jésus dit : « tout est accompli »  
mais de quel accomplissement parle-t-il ? Cette année, on parle beaucoup de la miséricorde du seigneur, de Dieu, du Père.
Mais quel lien y a-t-il entre la miséricorde de Dieu et la croix de Jésus, quel lien y a-t-il entre la miséricorde de Dieu et  nos croix ?
La miséricorde ne cherche-t-elle pas à éviter la croix ? Quand on aime quelqu’un ne cherche-t-on pas à tout prix à le protéger de toute forme de souffrance ? De l'échec, de la mort elle-même si c'est possible ?
  Luc  raconte que l'un des larrons crucifiés avec Jésus lui dit  : «n'es-tu pas le Christ? Sauve-toi toi-même, et sauve-nous avec toi ! » 
Jésus lui-même en  Matthieu, ne crie-t-il pas «   mon Dieu mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ?»
Et Pilate lui-même, ne veut-il pas, devant la foule, qui crie  «crucifie-le », Pilate ne veut-il pas éviter à Jésus cette mort terrible ? «   dès lors nous dit Saint-Jean, Pilate cherchait à le relâcher ».
Quel lien entre la miséricorde et la croix ?
La miséricorde est en fait le seul lien qu’il y a entre Dieu et l'homme souffrant, entre nous-mêmes, et notre frère qui souffre, pour les hommes entre eux.
Dans la situation qui est la nôtre, elle est le seul lien possible.
Car s'il n'y a pas de miséricorde, il n'y a pas d’amour, il n'y a pas de vraie compassion, il n'y a pas de vérité, et il n'y a pas de pardon.
Cette croix de Jésus, cette désolation, semble trouver son sommet dans l'abandon  de Dieu : «mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné» comme dit le psaume 22.
Il semble que Jésus  fasse à un reproche au Seigneur,  comme si Dieu   n'était pas en fin compte aussi « miséricorde » que ce qu'on le dit !
Et pourtant nous sommes au sommet de cette Miséricorde !!  car c’est ici dans un certain sens, où Dieu devient moi et moi je deviens comme Dieu. Il y a comme un échange, sur la croix : Jésus prend ma mort, et il me donne sa vie.
C'est ce que disait Isaïe du serviteur souffrant :  « en fait c'était nos souffrances qu'il portait nos douleurs dont il était chargé. Et nous, nous pensions qu'il était frappé meurtri par Dieu humilié » et je dirais abandonner.
Mais le serviteur,  qui ne porte pas de nom en tant que tel, certes c'est le Christ, mais c'est aussi chaque chrétien qui vit ses souffrances dans la foi, c'est l'Église qui aujourd'hui continue par ces épreuves  l’œuvre du Christ rédempteur  de l'homme et de toute l'histoire humaine.  Le Serviteur, c'est l’Église.
La communion et l’unité avec Dieu étaient devenues impossibles sur les sommets de la vie, de la sainteté sur la montagne du Seigneur mais cette communion redevient possible au cœur de l’abîme, au cœur de la détresse humaine.
La communion  n’était plus possible  par la vie, elle le redevient dans la mort.
Ainsi va l’amour, qui me ressuscite sur la croix. Qui  nous donne d'entendre cette présence innocente  de Dieu au cœur même de la nuit.
Le Christ ne porte pas d’abord sa croix, ses souffrances, mais la mienne, les nôtres.
Il l'a fait pour prier, là où il y avait plus de prière ; pour implorer, là où il y avait plus de pleurs, pour aimer, là où  régnait la mort. Pour mériter, ce que nous pouvions plus mériter, car nous ne lui demandions plus rien, car nous ne  regrettions plus nos péchés, car nous ne croyions plus dans le pardon de Dieu.
Oui la miséricorde est le seul lien capable de nous  sauver. Et mystérieusement , miraculeusement,  au pied de la croix, renaît la foi.  À l'image de Jean qui nous dit : « celui qui a vu rend témoignage. Et celui-là sait qu'il dit vrai afin que vous aussi vous croyiez. »
Un peu comme si le seigneur était venu couler avec les gens du Titanic, pour aller au milieu de la nuit, de l'eau glaciale, prendre  la main de ceux qui mourraient pour les ramener sur la  barque,  et ainsi les réchauffer. Comme si le seigneur était rentré dans une raison qui brûlait avec nous pour aider l'homme accepté de mourir avec lui afin que trois jours après il puisse ressusciter. 
C'est ce que dit le répond  de  l'office de lecture de ce jour : « Ces hommes méprisés,  ces femmes humiliées, ces enfants que tout rejette, ces meurtris, ces torturés, tous ces visages bafoués : Seigneur Jésus, c'est toi qui me regardes. »
C’est notre dernier espoir, avant de sombrer avec lui dans la mort et que son silence règne. Car si Jésus est mort tout homme est mort en lui.
C'est l'attente du  Samedi saint : la mort a-t-elle vaincu ?
La miséricorde n'est-elle qu’une vaine promesse ? Une histoire pour les femmes et pour les enfants ? La foi était pure illusion ?
Il nous faut attendre trois jours, patienter trois jours, espérer encore simplement trois jours.
Du cœur du Christ sur la croix, son sang  a coulé, Jean témoigna. Et ce sang a coulé dans sa tombe, dans nos tombes.   il ne reste plus que ce sang qui coule sur le monde, Il est  notre seule Espérance …
Puis le troisième jour, le matin, une femme s’approcha du Tombeau.
Le tombeau  est vide.
Un homme l’interpelle : Marie ! Un homme t’interpelle, il t'appelle !
« Seigneur tu es vivant ! Mais alors moi aussi je peux vivre ? »
« Quand je criais, c’était toi donc toi qui criais en moi ! »
et maintenant que tu es vivant, je pourrais vivre dans l’éclat de la lumière du Seigneur, dans  la Gloire de son  Amour sans fin. 

  • Je te demande plus qu’une seule chose : Toi qui as appris par « tes souffrances l’obéissance » (Hb 5,8), apprends-moi simplement à obéir à l’Amour de Dieu qui veut tout pour tout homme.
  • Amen 

dimanche 20 mars 2016

Dimanche des Rameaux C (2016)

Dimanche des rameaux  C
Le Christ est acclamé comme le Roi, le Messie en entrant à Jérusalem sans se cacher, sans renier la joie du peuple.
Le Christ est acclamé comme le Christ, mais celui que l'on accueille c'est le Seigneur, le Père qui entre en sa ville-Royale pour offrir la Paix à son peuple. 

Le père Nicolas BUTTET  à Saint-Laurent du Var, parlait hier au soir de la Miséricorde de Dieu  et en particulier celle du Père, révélée en ce jour de la fête des rameaux, mais qui va se révéler pendant le mystère de la passion de Jésus et jusqu'à sa résurrection. 

Remontant jusqu'au père de la  Foi, à Abraham, au sacrifice d'Issac, il posait la question pourquoi Abraham, dans le livre de la Genèse, va t il sacrifier un bélier et non pas un agneau, à la place de son Fils? 
Je pose une autre question : pourquoi Abraham porte-t-il lui-même le bois avant de le donner à son Fils ? 

On parle souvent, comme avec Moïse de l'agneau : sacrifié dont sont sang sera répandu su le peuple en signe d'Alliance. Or pour nous, nous le savons, c'est le Christ le nouvel agneau de Dieu qui versera son sang en signe de l'Alliance. "Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang", dira le Christ. 

Mais ici, c’est la figure paternelle qui est révélée : le  Bélier est le père de l'Agneau.  Et Abraham est le père d'Isaac. 
Le symbole du bélier : Celui qui va être sacrifié, ce n'est pas d'abord le fils d'Abraham,  Isaac, mais le Père. En effet qui va souffrir le plus, qui va être mis le plus à l'épreuve le fils ou le Père? Non, c'est le Père. Ainsi Dieu le Père offre un sacrifice bien plus grand que son fils Jésus, c'est l'amour le plus absolu qui soit : livré son fils pour notre salut. C'est le Père qui à travers le Christ va être comme mis à mort. 

Le symbole du bois : c'est lui le Père qui le porte parce c'est lui qui porte la croix et non d'abord le fils, c'est Lui, le Père qui veut d'abord sauver le monde, aller cherche l'humanité au fond de ses souffrances, au fond de son péché, au fond de sa mort.  

Ainsi nous le comprenons ce n'est pas tant SA Bonté et sa Miséricorde que le Christ  va révéler, mais celle du Père. 
Il va nous aider à plonger dans les entrailles du cœur du Père, au-delà de la Justice de Dieu,  pour découvrir la miséricorde du Dieu invisible et incompréhensible aux yeux des hommes. 

C’est pourquoi Dieu l’a exalté : il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus tout genou  fléchisse au ciel, sur terre et aux enfers, et que toute langue proclame : « Jésus Christ est Seigneur » à la gloire de Dieu le Père.

Ainsi le Christ n'est pas d'abord exalté parce qu'il a sacrifié sa vie pour le Père , mais d'abord parce qu'en tant que Fils éternel, il a révélé le visage infiniment miséricordieux du Père. 

Notons maintenant les moments qui révèlent plus la miséricorde du Père dans l'Évangile que nous avons lu. 

—Le Seigneur, se retournant, posa son regard sur Pierre. Alors Pierre se souvint de la parole que le Seigneur lui avait dite : « Avant que le coq chante aujourd’hui, tu m’auras renié trois fois. » Il sortit et, dehors, pleura amèrement.
Pierre pleure parce qu'à travers le regard du Christ, il a été transpercé par la miséricorde du Père qui ne le juge pas, et qui le plaint  d'une telle trahison annoncée. 

—Hérode le revêtit d’un manteau de couleur éclatante et le renvoya à Pilate. Ce manteau de la royauté d'Hérode est le manteau de la royauté du Seigneur que revêt le Christ au moment d'entrée dans sa passion.

—Jésus disait : « Père, pardonne- leur : ils ne savent pas ce qu’ils font. » Jésus révèle à travers cette prière le pardon du Père qu'il est sûr d'obtenir pour nous. 

—C’était déjà environ la sixième heure (c’est- à-dire : midi) ; l’obscurité se  fit sur toute la terre jusqu’à la neuvième heure, car le soleil s’était caché. Le rideau du Sanctuaire se déchira par le milieu. Alors, Jésus poussa un grand cri : « Père, entre tes mains je remets mon esprit. » Et après avoir dit cela, il expira.
Le dernier cri du Christ est le cri le plus déchirant qui soit : c'est celui d'une mère. C'est celui du Seigneur qui crie une dernière fois son amour souffrant, comme une dernière chance pour le pécheur qui s'obstine dans son indifférence. Qui pourrait résister à un tel appel. 

Ce monde à besoin de justice, mais d'abord de la Miséricorde  du Père. 
Le Père Nicolas BUTTET, nous montrait combien les temps sont durs violents et combien le mal est profond : le simple rappelle de la  justice divine, et même l'application de sa menace (comme dans le temps de l'Exil) n'ébranle plus personne, ne peut plus toucher le cœur ce l'homme trop durcit. Il ne reste plus qu'une chance, notre dernière chance : la Miséricorde du Père révélé en son Messie : Jésus de Nazareth roi des Juifs, le nouvel agneau qui seul peut enlever les péchés de ce monde. 

Aujourd'hui le Père a besoin de nous. Car c'est nous, c'est notre mission de révéler au monde , par nos attitudes, nos gestes d'amour, nos paroles, l'infinie Miséricorde du Père. Pour proclamer, même si cela nous paraît inutile, fou,  que notre seule Espérance est Sa cette Miséricorde.
Non pas que Dieu renonce à sa Parole, à sa Justice, à la Loi sainte de Moïse, non, mais il est venu tendre la main , révélé son cœur déchiré par son amour pour l'homme.  En effet, comme le Christ sur la croix, aura son cœur déchiré, transpercé par la croix , le rideau du Saint des Saints au Temple du Seigneur, se déchirera  révélant l'amour blessé du Père pour chaque homme, pour les pécheurs les plus endurcis.

Rappelons-nous la Parole du Christ à Sainte Faustine : "je suis plus généreux envers le pécheur qu'envers les pécheurs. Qu'ils ne craignent pas de s'approcher de moi, ce sont eux qui ont le plus besoin de ma Miséricorde. " 


Mais comment nous-mêmes en témoigner d'abord par notre vie, si nous ne le suivons pas , pas à pas dans cette semaine sainte qui commence aujourd'hui !! 

samedi 12 mars 2016

5e dimanche de Carême C

5e dimanche de Carême C 2016

- Croire que Dieu est miséricorde c’est croire que tout devient possible. C’est ce que le Christ nous révèle à travers cette scène de la femme adultère pardonnée.
- Alors   nous pourrons écouter la parole de Dieu  comme face à face sans perdre l’Espérance, car nous  croit que tout procède de son Amour, que tout est pour notre Bien autant les paroles  les plus rigoureuses, que les paroles les plus douces et suaves. 
- Dans l’Évangile, les pharisiens veulent piéger Jésus :  s'il dit : lapidez-la, il n'apporte rien de nouveau à ce que disent les pharisiens. S'il dit de ne lapider pas,  il annule la parole de Dieu, et  il n’est pas le Messie. Mais, personne ne peut vaincre  Dieu, car il est pure vérité et amour.
- Jésus ne vient pas supprimer la Loi, même dans sa rigueur, mais il vient  lui offrir son accomplissement :  en fait, la rigueur était une préparation à la Miséricorde. Elle  a été révélée à Moïse  pour une prise de conscience !  prise de conscience des conséquences   du péché,  afin de susciter un regret profond du mal commis. 
- cette rigueur en Dieu n'est pas celle de la vengeance, mais celle de l'amour. Ce n'est pas pour Lui qu'il dit cela, alors que oui, il est blessé, mais c'est pour nous.
- L'attitude habituelle  face à un reproche, c’est soit de se justifier (ce que je fais n'est pas mal c'est bien) soit de diminuer la gravité de l'acte (ce que j'ai fait ne mérite pas cela) soit de nier que Dieu mettra en application sa Parole pour nous. ( on confond bonté et mollesse, laxisme) 
- Mais Dieu s'amuserait il à  nous inquiéter pour rien ? il dirait des choses et ne les accomplirait pas, mais alors il n'est pas fiable, il a menti et sa parole est comme celle de l'homme: il dit et ne fait pas !
- l'attitude juste est l'abandon à sa miséricorde : s'abandonner entre ses mains et le laisser agir en nous : et nous verrons des merveilles.

- Ainsi le Christ dans l’Évangile, ne nie pas la gravité du péché de cette femme, mais il ouvre  un  chemin de miséricorde " que celui qui n'a jamais péché lui jette la première pierre" , 
- en fait, tous ont péché : les premiers parce qu'ils veulent piéger Jésus et  leur cœur reste dur face aux pécheurs, eux ils sont les pures faces aux impurs, les justes face aux infidèles ! 
- Et la seconde, la femme, parce qu'elle a mis à mort l'Amour qu'elle avait pour son mari, et elle a peut-être blessé et mis à mort l'amour de son mari pour elle. 
- Or tuer l'amour c'est l'acte le plus grave qui soit pour  Dieu, plus grave que de perdre sa vie ... 
- Alors  Jésus s’abaisse jusqu’à terre, puis par deux fois il écrit  sur le sol avec son doigt. Pourquoi ?
- Le doigt de Dieu : c'est l'Esprit Saint (mais, si c'est par le doigt de Dieu que je chasse les démons, le royaume de Dieu est donc venu vers vous;  Luc .) Il agit comme le doigt d'un chirurgien, un bistouri céleste qui enlève en nous le cancer du péché, qui même s'il a commencé petit, risque de tout envahir.  ainsi Jésus, quand il écrit par terre avec son doigt, signifie  qu'il désire changer les cœurs, les convertir à la charité.

- Et c'est la découverte merveilleuse : Dieu en Jésus, refuse d'enfermer l'homme dans son mal et dans ces conséquences, 
- Il dépasse la simple question du mérite et de la justice et il vient nous chercher

- et nous-mêmes?   mesurons-nous bien l'ampleur de la Grâce Que nous avons reçu ? Quelle reconnaissance envers Jésus ?
  • pour ne pas cracher sur le visage du crucifié le Vendredi saint, prenons-nous  bien toute la mesure de notre péché petit, et grand et de toutes  leurs conséquences aujourd'hui et demain?  
- pour cela nous avons la Loi de Moïse : elle est la première Grâce que le Seigneur nous  À Israël, après être sorti d’Égypte.
- Le péché est un acte  contraire à la vie. Avec de petites conséquences (véniel) ou  avec de grandes conséquences (mortel). Pas d'abord pour le Christ que le péché crucifie, mais pour nous, pour notre âme. 
- Le péché grave ou mortel, nous sépare de Dieu, nous détourne radicalement de Lui, et comme une plante qui se détournerais du soleil pour aller mourir dans une cave, dans les ténèbres. Cet acte est mortel parfois pour les autres, mais toujours pour nous, pour toute notre personne,  si nous nous obstinons, c’est la mort éternelle  ou enfers. 
  • C'est pour cela que celui qui  commet un acte mortel, mérite la mort selon la loi de Moïse.

- la loi de Moïse nous rappelle la gravité de certains péchés : comme refuser d'aimer le Seigneur, de refuser de venir à la messe dimanche, de communier n'importe comment, de déshonorer publiquement et gravement ses parents, etc ....  Enfin les 10 commandements !
- Mais nous,  Nous ne savons pas ce que nous faisons , comme dit Jésus sur la croix. et c'est notre chance, car nous pouvons toujours changer…

- Alors face aux ravins creuser par nos fautes pourra éclater la joie,  En découvrant la profondeur sans aucune limite de  la miséricorde du Père . 
- alors avec le psaume nous pourrons dire : "merveilles le Seigneur fit pour nous : nous étions en grande fête !" 
- Et Isaïe qui rappelant comment le Seigneur avait libéré Israël de l'Égypte : « Ne faites plus mémoire des événements passés, voici que je fais une chose nouvelle : elle germe déjà, ne la voyez-vous pas ?

- Ne voyez-vous pas au fond de vos cœurs de chemin nouveau, une nouvelle compréhension du Seigneur, un nouveau  pardon pour le pécheur, une nouvelle tendresse de  l'épouse pour son mari  que la blessée par l’infidélité d’un moment. 

- Ne voyez-vous pas que c’est Jésus ce nouvel Époux, humilié par son épouse, l'Église, qui, le cœur transpercé va s'abaisser à ses pieds,  comme jésus est s’abaissé  au pied de la femme pour la lavés par  l’action de   l'Esprit Saint; 
- ne le voyez-vous pas en train de se relever par amour,  comme il ressuscitera d'entre les morts et qui dira à cette nouvelle épouse pécheresse : "moi non plus je ne te condamne pas, va et ne pèche plus".

- N'entendez-vous les prêtres dirent à tellement de pénitents en ce temps Qui ne prépare à Pâques : "je vous pardonne tous vos péchés, au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit" AMEN.