- L’histoire que Luc va raconter n’est pas de la mythologie, pas dans les cieux mais sur la terre .. ils en ont été témoin et ce qu’ils ont vécu nous aussi nous pouvons le vivre dans nos vies.
- il ne parle pas au nom d'un roitelet qui passera mais au Nom de la Parole de Dieu qui ne passera jamais.
- il ne s'adresse pas simplement aux grands mais à tous; Jean ne situe pas d’abord face à aux hommes et mais il se situe mais face à Dieu.
- Dans cette réalité toute historique, toute terrestre, toute banale , Qu’annonce t il ce prophète dans le désert aux sources du Jourdain, que l’on peut visiter, voir, ce dernier des prophètes de l’AT ? Il vient proclamer à la terre entière que La PAROLE DE DIEU, elle qui s’adressait à l’homme à travers ombres et figures, à travers des prophètes qui parlaient au nom de Dieu : non, ce n’est plus à travers d’autres qu’elle veut parler, cette Parole qui a créé les mondes, et veux recréer le monde, non elle a décidé, de se révéler dans sa plénitude. et qui est elle : elle est une personne, elle vient dans le monde pour se faire rencontrer, écouter mais aussi toucher, voir, car la Parole s’est fait homme dans le sein de cette jeune femme : cette Parole de Dieu, cette expression de la volonté de Dieu, c’est Jésus de Nazareth. une personne, à la fois divine et humaine que l'on crucifiera et qui ressuscitera. Elle révèlera ainsi l’infini miséricorde de Dieu qui a voulu nous offrir la vie à jamais.
- à travers Jésus, la Parole de Dieu s’est révélé être une véritable flamme de joie et d’amour spirituel, venue ouvrir et transpercer de coeur de l’homme de part en part pour que lui-même se remette à aimer en vérité .
- elle demande une conversion : se retourner vers .. se détourner de ..
- ce jésus est non seulement celui qui accomplit les Ecritures mais il est à la fois l'Ecriture dans sa plénitude et la juste interprétation de l'Ecriture. Tout ce qui est Jésus vérité dans nos vies , tout ce qui ne sera pas Jésus sera mensonge et mort.
- il est non seulement celui qui accomplit les Ecritures du peuple d'Israël, mais celui qui achève toutes les cultures, toutes les religions, toutes les sciences du monde entier en son unique personne mystère ... !
- le Salut consiste à la connaissance et re connaissance de notre pauvreté et de la reconnaissance de l'infini miséricorde divine que rien ne peut vaincre.
- Car cette Parole a le pouvoir unique de combler tout ravin, de guérir toute blessure, d'abaisser toute montagne, d'abaisser tout orgueil, de mettre les grands au service des petits, d'enlever toutes pierres pour ouvrir en grand le chemin de la vie => la Paix. Celui si pécheur, si misérable soit il, celui qui écoute cet homme, cette Parole , qui la met en pratique sans la falsifié ou la tronquer, verra par expérience qu’elle est Vraie.
- seul l'amour vrai, tel que Dieu aime lui même; tel que ce Jésus de Nazareth aime lui même, sera notre vraie conversion, et l'amour seul s’il est vrai donne comme le dit Saint Paul, science, sagesse, vrai bonheur.
- « je demande que votre amour vous fasse progresser de plus en plus dans la pleine connaissance et en toute clairvoyance pour discerner ce qui est important ».
- alors nous accomplirons la Parole du Prophète Baruch « Jérusalem, revêts la parure de la gloire de Dieu pour toujours enveloppe-toi dans le manteau de la justice de Dieu, mets sur ta tête le diadème de la gloire de l’Éternel, Dieu va déployer ta splendeur partout sous le ciel ».
- Et qui est cette parure de Joie, ce manteau de la Justice de Dieu, ce Diadème sur notre tête, sinon l’Esprit Saint. L’Esprit de Dieu qui régnant en nous de plus en plus nous fera exulter de Joie, de vie, malgré nos épreuves.
- Nous recevrons comme Marie à Nazareth l’Esprit que seul la Parole de Jésus peut donner aux hommes.
- Alors prions mes frères de façon plus intense, écoutons cette parole qui sort encore de la bouche de Jean le baptiste et revêtons nos petites actions du quotidien de tendresse, de bonté , d’humanité. Alors oui deviendrons nous mêmes , flamme notre joie pour porter encore l'Evangile du Christ aux hommes !
- et c'est ici en communiant à ce corps très saint de ce Jésus, le même hier qu’aujourd’hui, que nous pourrons en vivre pleinement cette Parole ... et que les nations elles mêmes, les païens eux dirons comme dans le Psaume : « Quelles merveilles fait pour eux le Seigneur ! Quelles merveilles le Seigneur fit pour nous : nous étions en grande fête ! »
- AMEN
Toutes les homélies sont triées par temps particulier (AVENT, NOËL, CARÊME...) ou par année (A, B, C) pour le temps ordinaire. ... prière d'excuser parfois le style télégraphique (mode oral). Je ne prends pas toujours le temps de tout bien relire ...
samedi 5 décembre 2015
2° semaine de l'Avent C 2015
mardi 17 novembre 2015
30° dimanche TO B
30ème dimanche du temps ordinaire
- Quelle
belle annonce !
- Jésus
sortait de Jéricho
- «
Jésus, fils de David, aie pitié de moi »
- Bartimée
= moi
- mais
la foule veut le faire taire. Mais lui crie de plus belle : c'est
cela la Foi
- il
homme de la nuit, qui entend dans la nuit, qui croit dans la nuit, qui
crie dans la nuit
- et
nous voudrions être la lumière, nous voulons voir pour croire : nous
sommes tous Saint-Thomas
- Batimée
lui a entendu et c'est pour cela qu'il a cru.
- «
que veux-tu que je fasse pour toi »
- «
Que je vois ! »
- Nous aussi nous sommes des femmes et des hommes de la
nuit
- Nous
sommes aveugles: Car ne croyons pas, que nous ne voyons pas l'invisible,
car nous ne croyons pas à la lumière
- Et
pourtant Jésus nous appelle : « confiance il t’appelle »
- Oui
il appelle : car nous devons d'abord écouter avant de voir.
- Saint-Paul
« le salut entre les oreilles »
- La
vue paraît plus assurer, c'est l'achèvement, contemplation de la lumière
- « Montre
nous ton visage seigneur » Ps 4 « je sais que mon
libérateur est vivant et de mes yeux je verrai Dieu » Job
- Mais
tout commence par l'écoute : Deutéronome : « écoute Israël le seigneur
notre Dieu le seul seigneur »
- 28
13 : « que celui qui a des oreilles qu'il entende ce que l'Esprit dit ».
- La
parole, le verbe, s'est fait chair et il habita parmi nous.
- Écouter
c’est recevoir un message, une communication, quelque chose, quelqu'un,
c'est commencé à s'ouvrir à ce qui n'est pas palpable, à ce sujet
invisible, à ce qui est spirituel.
- À
nous, de nous demander comment j'écoute ?
- Qu'est-ce
que j'écoute, qui j'écoute ! ? Moi/le Christ ?
- L'écouter
dans sa Parole, à travers des autres, à travers des événements ?
- Alors
nous verrons son visage se dessiner dans nos vies, alors nous aurons la
grâce de voir le Père en Jésus lui-même, de voir le visage du Christ en
nos frères.
- Et comme Bartimée de le suivre
- Mais sommes-nous prêts à crier ?
- Non pas d'une page prière, mais des cris plus forts que
toutes les voix discordantes qui se posent à votre choix, à votre vie,
votre Foi ?
- Sommes prêts à croire que Jésus m'appelle, et qu'il
appelle tous les hommes ?
lundi 21 septembre 2015
25° dimanche T0 B 2015
Lecture de la lettre de saint Jacques
D’où viennent les guerres,
d’où viennent les conflits entre vous ?
N’est-ce pas justement de tous ces désirs
qui mènent leur combat en vous-mêmes ?
Comment Dieu va-t-il vaincre le mal, la guerre ?
- Il y a d'abord la justice. Mais comme l'a souligné le pape récemment, les guerres entraînent des blessures profondes qui sont de fois plus difficile à guérir que les maux premiers que celle-ci voulait vaincre.
- Saint Jacques encore : « C’est dans la paix qu’est semée la justice,qui donne son fruit aux artisans de la paix ».
- Mais il faut aller plus profond,où se trouve la racine des conflits, dans les familles, villages, cultures ….
- C’est dans le coeur de l’homme que ce situe la source du mal : « D’où viennent les guerres,d’où viennent les conflits entre vous ? N’est-ce pas justement de tous ces désirs qui mènent leur combat en vous-mêmes ? »
Alors comment Dieu va-t-il vaincre la guerre… ?
- Il va révéler son cœur d’enfant
- dans l’Ancien Testament, se présente comme le seigneur, le guerrier de combat, le vainqueur de la justice « Le Seigneur est le guerrier des combats ; son nom est « Le Seigneur ». EX 15
- et il n’hésite pas à abandonner son peuple dans la main des gens de Babylone quand celui-ci se pervertit gravement…
Mais il n’avait pas encore révélé son cœur d’enfant. C’est avec Jésus, sur la croix, dans la souffrance, dans l’abandon, l’amour offert jusqu’au bout, que Dieu, qui par lui-même et invisible inconnaissable, se fera connaître.
Alors les coeurs qui doivent s’ouvrir s’ouvriront et les cœurs qui doivent rester fermés, se fermeront.
l’Évangile prenant alors un enfant,
il le plaça au milieu d’eux,
l’embrassa, et leur dit :
« Quiconque accueille en mon nom
un enfant comme celui-ci,
c’est moi qu’il accueille
- Il vaincra par sa mort, et par sa résurrection… Il vaincra en entraînant dans sa victoire. Tous ceux qui mettent leur foi en LUI avant toute chose, avant même leur pays et leur maison.
Mais je voudrais aussi bien sûr parler de ce qui se passe en ce moment en Europe, sortir des discussions politiques, et prendre un peu de hauteur : quels sont donc les principes de l’Église sur l’immigration, sur les réfugiés qui peuvent nous aider dans la crise actuelle à faire les bons choix… Que l’on soit simple citoyen ou responsable politique…LA PAIX avant même d'être un don de Dieu à l'homme et un projet humain conforme au dessein divin, la paix est avant tout un attribut essentiel de Dieu: « Yahvé-Paix » (Jg 6, 24). La création, qui est un reflet de la gloire divine, aspire à la paix. Dieu est Paix.
Dans la révélation biblique, la paix est beaucoup plus que la simple absence de guerre: elle représente la plénitude de la vie (cf. Ml 2, 5); loin d'être une construction humaine, c'est un don suprême de Dieu offert à tous les hommes, qui comporte l'obéissance au plan de Dieu.
Et le Messie lui-même est qualifié de « Prince de la Paix » (Is 9, 5).
L’Évangile, qui est précisément la « bonne nouvelle de la paix » (Ac 10, 36; cf. Ep 6, 15), adressée à tous les hommes. Saint Paul parle de l'« évangile de la paix » (Ep 6, 15)
LES MIGRATIONS
« L'accueil réservé aux migrants par les pays… Sont autant d'éléments d’ évaluation de la qualité du dialogue entre les différentes cultures ». L’humanisme véritable d’une culture se voit à la capacité réelle de dialogue avec l’autre différent de moi.
Mais « Il n'est pas facile d'identifier les fondements et les structures qui garantissent, de façon équilibrée et équitable, les droits et les devoirs de ceux qui accueillent comme de ceux qui sont accueillis. »
PAS DE FORMULE MAGIQUE
Jean-Paul II nous le dit clairement : « Dans un domaine aussi complexe, il n'y a pas de formules « magiques »;
QUELQUES PRINCIPES MORAUX
- Les immigrés doivent toujours être traités avec le respect dû à la dignité de toute personne humaine.
- Quand il s'agit de contrôler les flux migratoires, l'évaluation que l'on doit faire du bien commun doit se plier à ce principe.
- Il faut faire l’évaluation des conditions indispensables à une vie digne et pacifique pour les habitants originaires du pays et pour ceux qui viennent les rejoindre.
- Quant aux éléments culturels dont les immigrés sont porteurs, ils seront respectés et accueillis dans la mesure où ils ne sont pas en contradiction avec les valeurs éthiques universelles… Ni avec les droits humains fondamentaux.
Ainsi l’Église est pour la régulation des flux migratoires, en sauvegardant le bien de tous (le bien de tous), autant de ceux qui accueillent que de ceux qui sont accueillis.
LES RÉFUGIÉS
« L'Église est proche d'eux, non seulement par sa présence pastorale et son secours matériel, mais aussi par son engagement à défendre leur dignité humaine. »
« Les États, en tant que faisant partie d'une Communauté internationale, ne peuvent pas demeurer indifférents »
Nous sommes tous membres de la même famille humaine.
- « Dans les extrêmes, il est « légitime, et c'est même un devoir, de recourir à des initiatives concrètes pour désarmer l’agresseur. Le principe de souveraineté nationale ne peut pas être invoqué comme motif pour empêcher une intervention visant à défendre les victimes. Les mesures adoptées doivent être mises en œuvre dans le plein respect du droit international. »
La guerre sur le terrain… il se peut. Mais attention à bien évaluer les dégâts possibles, qui peuvent être pire après qu’avant … donc ….
- Prière !! « la sagesse qui vient d’en haut est d’abord pure, puis pacifique, bienveillante, ….sans parti pris, sans hypocrisie »
- le témoignage
- l’action : Le 6 septembre le Pape François nous demande :
« Dans "un geste concret" en préparation du jubilé de la miséricorde qui débute en décembre, "que chaque paroisse, chaque communauté religieuse, chaque monastère, chaque sanctuaire d'Europe accueillent une famille", a-t-il déclaré d'un ton grave à l'occasion de la prière de l'Angélus sur la place Saint-Pierre à Rome.
Que la Sagesse de Dieu qui vient d’en haut nous soit donnée ! Amen
samedi 17 janvier 2015
2° Dimanche B
deuxième dimanche du temps ordinaire 2015 - B-
- Jean-Baptiste baptisait pas loin de Jérusalem. Un jour qu’il allait et venait, il posa son regard sur Jésus : Il désigna à deux de ses disciples son cousin Jésus comme le Christ, en disant : « voici l'agneau de Dieu ».
- Les disciples faisant confiance à Jean-Baptiste, se mirent à le suivre. Se retournant alors, Jésus posa un regard de contemplation sur ses deux premiers disciples. En un seul regard, il vit tout le chemin parcouru, depuis l’appel d'Abraham jusqu’à l’Eglise présente encore aujourd’hui et jusqu’à la fin des temps.
- Jésus leur demanda « Que cherchez-vous » ? Et ils répondirent : « où demeures-tu ? » A travers ses deux questions nous comprenons à la fois que Dieu ne s’impose pas à l’ homme et les disciples s’invitent délicatement. Alors il répondit encore : «venez et voyez».
- Non pas : « voyez » et puis après « venez ». Mais venez et à partir de là, vous pourrez voir.
- On connaît le nom d’un des disciples : c’est André, le frère de Simon. Mais on ne connaît pas le nom de l’autre disciple : cela peut être chacun d’entre nous.
- Alors André alla voir son frère Simon, et lui dit : « nous avons trouvé le Messie ». Alors Simon partit à la rencontre de Jésus avec André. Et Jésus posa son regard sur lui et lui dit : « tu es Simon, fils de Jean ; et tu t'appelleras Képhas, ce qui veut dire Pierre.
- Nous voyons dans cet évangile comment le regard est important. Le regard de Jean sur son cousin Jésus. Le regard de Jésus sur ses deux premiers disciples. Et enfin le regard de Jésus sur Pierre.
- Ainsi quand Jésus pose le regard sur quelqu’un, et qu’il le nomme d’un nom nouveau, cela signifie qu’Il fait naître une nouvelle création, une nouvelle alliance, un nouveau peuple. Déjà le Seigneur avait changé le nom d’Abram en d’Abraham dans le livre de la genèse.
- Se laisser regarder par le Christ, c’est se laisser créer et recréer. C’est voir dans ce regard, le Dieu vivant qui nous aime comme le premier jour de la Genèse, et qui dit à chacun d’entre nous, « cela est très bon ».
- C’est faire l’expérience, du regard du Père, de son regard juste, bon, humble et généreux.
- Ainsi devenir chrétien, c’est croiser le regard du Christ. C’est rencontrer Jésus dans un cœur à cœur. Car le regard de Jésus est tellement simple, tellement pur, que son regard, c’est son cœur.
- Le pape Jean-Paul II écrivit aux jeunes en 1985 : « On peut dire aussi que ce «regard aimant» du Christ résume et synthétise en quelque sorte toute la Bonne Nouvelle…
- Je vous souhaite de connaître un tel regard ! Je vous souhaite de faire l'expérience qu'en vérité, Lui, le Christ, vous regarde avec amour! Je souhaite à chacun et à chacune de découvrir ce regard du Christ, et d’en faire l’expérience jusqu’au bout… »
- C’est dans ce regard que l'on peut trouver, ou retrouver sa dignité, que l'on peut trouver la force de suivre Jésus jour après jour dans ce monde difficile.
- Nous cherchons tous un regard qui nous connaît, qui nous reconnaît, qui nous aime. Un regard qui nous invite à le suivre, car il est pour la plénitude de la vie et du bonheur.
- L’homme a besoin de l’amour, et de son regard, pour exister. C’est vrai pour nos parents, pour nos frères et nos soeurs, pour l’époux et l’épouse , nos enfants, et cela est vrai pour le Dieu vivant qui s’est fait chair en Jésus.
- Dans ce monde difficile, où la dignité des hommes est souvent bafouée, il est bon de se laisser regarder par le Christ : sans peur, sans refus, sans faux-fuyants.
- Comme Simon, sans ce regard je ne suis rien, et avec ce regard je deviens moi-même, une nouvelle création, un roc, fondé sur la seule Pierre, le seul Rocher de nos vies : Jésus le Christ, le Messie.
- On peut aussi penser au regard du Christ, au moment de son arrestation. Pierre vient de le trahir trois fois. Le coq vient de chanter trois fois. Mais Pierre a déjà oublié pourquoi.
- Alors Jésus, enchaîné, marchant vers sa mort, se retourne, et Luc nous dit qu’il posa son regard sur Pierre. Alors celui-ci sortit, et pleura.
- Son regard nous fonde, mais aussi ce regard nous sauve au cœur de nos détresses, de nos ténèbres, au cœur de l’oubli même du Christ quand tout semble joué. Il vient nous chercher plus loin que notre péché.
- Enfin ce regard sera celui que nous pourrons contempler à la fin des temps. En Nb 6 « Que le Seigneur fasse pour toi rayonner son visage. Que le Seigneur te découvre sa face et te donne la paix. »
- Mais tout commence par une confiance : la confiance du petit Samuel au prophète Élie, la confiance des deux disciples à Jean-Baptiste.
- Et nous ? Quelle confiance faisons-nous à Jean-Baptiste, à cette Église, qui témoigne depuis des siècles.
- Est-ce que nous acceptons de nous laisser regarder par le Christ, de le suivre, est-ce que nous acceptons que notre vie soit transformée aujourd’hui par Lui ? C’est tous les jours que nous devons nous convertir.
- Et comme le dit Saint Paul, il faut que ce regard touche notre coeur jusqu’à transformer tout notre être, jusqu’à notre propre corps. Car nous sommes esprit, mais nous sommes aussi chair.
- « Frère le corps n’est pas pour la débauche, il est pour le Seigneur, et le Seigneur est pour le corps ». Ne le savez-vous pas : votre corps est un sanctuaire, celui de l’Esprit Saint, celui du Dieu vivant ?
- Et nous, quel geste allons-nous faire avec notre propre corps, quels regards allons-nous poser sur nos frères les hommes, sur ceux que l’on connaît bien, ou trop et sur ceux que l’on ne connaît pas assez ou pas du tout.
- Qui voyons-nous quand nous regardons quelqu’un ? La couleur de sa peau, sa religion, son caractère? ou son cœur, ou même Dieu présent en lui ? Nous le savons, un simple regard, comme celui de Jésus, peut fonder, juger, condamner, pardonner, ou sauver.
- Car, le regard que nous devons poser, si Dieu nous habite vraiment, le geste que nous devons donner est celui de Dieu lui-même, de Jésus le Christ lui-même, qui veut aimer, servir, pardonner et sauver ce monde par nous. Que le Seigneur nous donne son regard et que notre regard soit son Cœur. AMEN.
lundi 29 décembre 2014
sainte famille (Dimanche après NOEL)
- « tu m’as pas donné de descendance » se plaint Abraham auprès du Seigneur. Celui-ci répondit : « ce n’est pas lui qui sera l’héritier, mais quelqu’un de ton sang ».
- À cette remarque, nous sentons, combien, avoir une descendance de son SANG, est important pour les femmes et les hommes que nous sommes.
- D’ailleurs,dans notre culture plus ou moins païenne, les jeunes mettent souvent au monde un enfant avant de se marier. Si on se marie…
- Or, dans la Bible, pour bâtir l'humanité l’alliance est nécessaire . Elle passe avant l’engendrement. La relation passe avant l’enfant.
- Qu'est-ce que cela signifie ?
- D’abord, que la vie nait au cœur d’une alliance, celle d'Adam et Eve, célébrée de façon très belle par Adam : « celle-ci est vraiment l'os de mes os, et la chair de ma chair ».
- notons aussi que le serpent commence par vouloir séparer l’homme de Dieu, ce qui aura pour conséquence de diviser l’homme et la femme. « La femme que tu m’as donnée, c’est elle qui m’a donné du fruit de l’arbre »
- Notons que pour eux, l’alliance précède les enfants : Caïn et Abel. c’est l’alliance qui est féconde.
- Joseph était déjà « fiancé – marié », comme c'était dans la tradition juive, avant de recevoir l’enfant Jésus: « l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu à une jeune fille vierge, accordée en mariage à Joseph » Nous dit St Luc.
- Dieu a commencé à créer l’humanité par un couple,et il la sauve, par un autre couple, celui de Joseph et de Marie.
- Nous aussi, nous avons commencés par accueillir la vierge Marie, Notre-Dame des oliviers au sein de nos familles.
- Nous sentons tous l'importance d’aider les couples à vivre ensemble, et à vivre saintement. A saisir pourquoi il faut vivre d’abord l’alliance, dans le mariage, avant de faire des enfants.
- si on éduque un enfant, nous l’éduquons pas simplement de façon personnelle certes,
- Mais, nous l’éduquons par la relation, la qualité de la relation qu’il y a entre les deux parents. C’est-à-dire, de l’amour, de l’amitié, qu'il y a entre les deux.
- la relation entre les parents est première par rapport à la relation que nous pouvons avoir personnellement avec que enfant. Les deux sont importants mais la relation éduque. et cela ils semblent oublier.
- (La preuve étonnée, lorsque la relation se déchire, ou simplement est blessée.
- Alors on a beau faire un divorce à l’amiable, il n’empêche que les cœurs sont laissés : le cœur des époux ( En particulier le plus aimant), et bien sûr le cœur des enfants. et même si l’enfant garde une bonne relation personnelle avec son papa et sa maman.)
- nous éduquons par ce lien d’amour qui porte le beau nom dans la Bible, d’alliance. L'ancienne alliance, ou la nouvelle Alliance.
- Cette Alliance nous la retrouvons d’abord entre Abraham et le Seigneur.
- « Dieu promet : « ta récompense sera grande » et « Abraham eu foi dans le Seigneur ».
- l’épître aux hébreux nous redit que le Seigneur tient toujours sa parole. « Sarah fut rendue capable d’être à l’origine d’une descendance parce qu’elle pensait que Dieu est fidèle à ses promesses ».
- Isaac sera le descendant du sang d’Abraham. « Ce n’est pas ton serviteur qui sera ton héritier, mais quelqu’un de ton sang ».
- Il y a l’alliance entre le Christ et l’Église. Isaac préfigurait en effet le Christ.
- Le Christ lui-même va engendrer une descendance, un peuple qui naîtra de son sang. Le sang de l’Alliance nouvelle et éternelle qui sera versée sur la Croix : « j’en témoigne : aussitôt il en sortit du sang et de l’eau ».
- Ainsi les enfants de Dieu, naissent pas simplement de leur relation au Christ, ils naissent aussi de l’Église. et plus profondément de l’Alliance, de la relation d’amour qu’il y a entre le Christ et l’Église. Dans la tradition, le Christ est appelé l’Époux et l’Église est appelée l’Épouse.
- d’où l’importance de la conversion de l’Église, du premier jusqu’au dernier, de sa prière, de ses sacrifices, de son amour.
- ainsi naissent les enfants de Dieu, et en leur sein, les vocations sacerdotales.
- • Enfin cette alliance, ce mariage entre l’homme et la femme, ce mariage entre le Christ et l’Église, sont images d'une autre alliance, d’un autre amour, celui qu'il y a entre le Père et le Fils, celui qu’il y a au sein même de la Trinité.
- En effet, nous grandissons humainement pas simplement par notre relation au Père, ou au Fils, mais aussi grâce à la relation, à la qualité infinie de l’amour qu’il y a entre eux, et cet amour s’appelle l’Esprit Saint.
- Ainsi plus l’Esprit Saint peut régner dans le cœur des hommes, au sein de nos familles, au sein de l’Église, et plus nous pouvons retrouver l’image divine perdue.
- qu’est-ce qu’un homme, que c’est une femme, qu’est-ce qu’un enfant, qui est Dieu lui-même, il nous faut regarder contempler la Sainte-Famille.
- oui tout commence par la famille. La famille de Joseph, Marie et l’enfant Jésus, qui tout rempli de sagesse, grandissait et se fortifiait, nous révèle son importance.
- une famille à la fois si simple, et si unique.
- Abraham s’était entendu dire : « qui est ton père et ta mère, et va dans le pays que je t’indiquerai ».
- Oui chacun d'entre nous est appelé à quitter son père et sa mère, son pays, au moins intérieurement, afin de de bâtir, une autre famille.
- que nous soyons marier au pas marié, que nous soyons appeler à bâtir une famille que nous soyons appelés à servir les hommes par notre travail dans notre village; tous, parce que baptisé, nous avons la même vocation : bâtir la famille du Christ, l’Église. Tous nos avons à naître du sang du Christ.
- Ainsi nous pourrons mieux saisir, l’importance de l’alliance, entre l’homme et la femme, entre le Christ et l’Église, de l’alliance entre toute l’humanité et Dieu lui-même.
- Amen.
vendredi 26 décembre 2014
NOEL
- Éclate en cris de joie, ruines de Jérusalem car le Seigneur console son peuple.
- ce matin, il nous faut éclater de joie !
- cependant on peut sentir une réticence à la joie. Mais qu’est-ce qui nous empêche d’éclater de joie ?
- Misérables, nous le sommes… Il y a nos péchés, la crise, le climat, la finance, l’islam, le rejet de la foi…
- Et cependant le pape Benoît XVI écrit : « est-il permis d’être si heureux alors que le monde est rempli de souffrance, qu'il existe tant d’obscurité de mal ?… La réponse ne peut être que oui !… Parce que Dieu s’est fait homme et qu’il est habité venu parmi nous, nous le savons définitivement et concrètement : oui Dieu est bon. Nous vivons de cette joie, et nous cherchons également à apporter la joie aux autres… À être serviteur de la paix et de la réconciliation ».
- Oui parce que Dieu s’est fait homme, la joie est entrée dans le monde et ceux qui sont au Christ, devrait être à la joie
- mais qu’est-ce qui nous empêche d’éclater de joie ? le verbe grec dit bien : déchirez, brisez pour faire jaillir la joie !
- À chacun de regarder dans sa vie, quels sont ses esclavages, ses peurs, ses tiédeurs, ses haines, à briser … pour libérer la joie.
- Le problème réel, est que nous mettons toujours quelques bien autres , quelques besoins autres, quelques pauvres flammes, au-dessus de la joie de Noël, de la vie avec Jésus
- on temporise, on pense aux conséquence : au « quand dira-t-on », que vont dire les autres ? Mais que dira le Seigneur ? Ce n'est pas vraiment notre premier souci…
- Or le Psaume nous le dit ce matin « jouer pour le Seigneur sur la cithare, sur la cithare et tous les instruments ! sans en oublier aucun ! » c'est la Parole du Seigneur.
- Dans la lettre des Hébreux nous avons lu : « à bien des reprises Dieu dans le passé à parler à nos pères, mais en ces jours, il nous a parlé enfin de son Fils : rayonnement de la gloire, expression parfaite de son être. »
- « Et le verbe s’est fait chair ». « La parole de Dieu est venue habiter parmi nous, et nous avons vu sa gloire ».
- La sérénité et la joie viennent de l’écoute de la Parole de Dieu.
- Mais avec toute la cacophonie de ce monde, et dans notre cœur, nous pouvons nous demander : je n’entends rien… comment ne pas se tromper, comment ne pas se nourrir d’illusion ?
- dans un premier temps, ne faut-il pas écouter le silence ?
- Le silence, est-il vraiment vide … sans présence …?
- ne faut il pas entrer dans cette crèche et voir cet enfant dormir sur le sein de sa mère.
- Car en fin de compte, cette Parole est plus à regarder qu’à écouter… ou si on l’écoute, c’est d’abord parce qu’ont l’aura vu …
- C’est ce que dit Saint-Jean : « le Verbe s’est fait chair, la parole a habité parmi nous, et nous avons vu sa gloire ».
- Ainsi ce Verbe, cette expression parfaite de la divinité dans l’humanité, n’est pas d'abord à écouter, mais à regarder. Et à regarder dans une mangeoire, sur la paille. Pauvre parmi les pauvres.
- Et mêmes on pourrait aller plus loin, il vient sauver l’humanité non pas par ce qui s’entend, par ce qui se voit, mais par ce qui ne s’entend pas, ce qui ne se voit pas…
- En effet, Noël, est déjà la victoire en espérance, de la tendresse, de la délicatesse, des pardons, de tout ce qui n’est pas médiatique, mais qui fait le ciment, le quotidien de nos journées, et de leurs joies!
- la rencontre avec le Seigneur dans l’intimité, entraîne la transformation de l’histoire jusque dans ses racines les plus secrètes…
- C’est ce que disait Saint Paul déjà dimanche dernier : « mon Évangile est la révélation d’un mystère gardé depuis toujours dans le silence ».
- Un secret de cœur, un secret de Foi …
- Ce Jésus, enfant, adolescent, homme crucifié, ressuscité, glorifié dans le royaume des cieux, le voici, le Verbe de Dieu.
- Cette Parole est une personne à rencontrer, à chercher, à écouter certes, et enfin à aimer infiniment, profondément.
- Cette Parole nous donne la vie. Car cette parole est la vie, elle est la joie.
- C’est pour cela que le pape François dira dans son encyclique : « La joie de l’Évangile remplit le coeur et toute la vie de ceux qui rencontrent Jésus. Avec Jésus Christ la joie naît et renaît toujours. »
- Cet homme Jésus, engendre, si nous l’avons vraiment rencontré, une transformation radicale de chacun d’entre nous et de la société
- aujourd'hui, ce n’est pas d'abord un événement de piété populaire, ce n’est pas un moment pour se gaver de foie gras, s’enivrer d’alcool, pour passer un bon moment afin d’oublier pendant une nuit, nos journées moroses et tristes.
- Aujourd’hui, c’est le renouvellement, c’est la nouvelle naissance de l’humanité qui commence dans une grotte, un abri pour animaux qui a l’honneur extrême de recevoir le roi.
- Ainsi tous petits et grands, misérables ou vainqueur, tous peuvent retrouver confiance.
- Car sans lui, laissez-moi le dire, oui sans lui, jamais nous aurions été libérés du péché, de la révolte contre Dieu, vu plus comme un ennemi qu’un ami, de l’incompréhension totale de l’histoire humaine, des ténèbres, des souffrances, de Satan, de la mort, et de l’enfer lui-même.
- Mais avec lui, cette grâce offerte de façon toute simple, gratuite miséricordieuse de la part du Père alors tout est à nouveau possible… Et non pas comme un rêve, non pas comme un idéal, non pas comme une nouvelle morale, mais comme un homme, comme la rencontre d’un homme, qui est venu chambouler notre histoire personnelle et collective. Et c’est en cet homme, et en cet homme seul que nous pouvons rencontrer notre véritable humanité, et la véritable divinité. En dehors de lui il n’y a pas de paix, il n’y a pas de justice, il n’y a pas d’amour,
- c'est ce que dit le psaume :
- « Amour et vérité se rencontre, justice et paix s’embrassent. La vérité germera de la terre et du ciel se penchera la justice » (Ps 84)
- il y en a marre, et ces petits comptes d’apothicaire: ô Église du Christ, ô Sion, ô toi la nouvelle Jérusalem, éclate en cris de joie libère-toi, éclate en novation pour le Seigneur. Car il est venu te chercher alors pourquoi l’oublier demain ?
- Oui , mettons en œuvre notre FOI,
- Écoutons encore le pape François nous dire : « Jésus et l’Amour qui s'est fait chair. L’Amour !! Il n’est pas seulement un maître de sagesse et n’est pas un idéal, vers lequel nous tendons et dont nous savons que nous sommes inexorablement éloignés, il est le sens de la vie de l’histoire qui a établi sa tente au milieu de nous » !
- Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre aux hommes que le Père aime !!
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