Toutes les homélies sont triées par temps particulier (AVENT, NOËL, CARÊME...) ou par année (A, B, C) pour le temps ordinaire. ... prière d'excuser parfois le style télégraphique (mode oral). Je ne prends pas toujours le temps de tout bien relire ...

samedi 17 janvier 2015

2° Dimanche B

 deuxième dimanche du temps ordinaire 2015 - B-
- Jean-Baptiste baptisait pas loin de Jérusalem.  Un jour qu’il allait et venait, il posa son regard sur Jésus :  Il désigna à deux de ses disciples son cousin Jésus comme le Christ, en disant : « voici l'agneau de Dieu ».
- Les disciples faisant confiance à Jean-Baptiste, se mirent à le suivre. Se retournant alors, Jésus posa un regard de contemplation sur ses deux premiers disciples. En un seul regard, il vit tout le chemin parcouru, depuis l’appel d'Abraham jusqu’à l’Eglise présente encore aujourd’hui et jusqu’à la fin des temps.
- Jésus leur demanda « Que cherchez-vous » ? Et ils répondirent : « où demeures-tu ? » A travers ses deux questions nous comprenons à la fois que Dieu ne s’impose pas à l’ homme et les disciples s’invitent délicatement. Alors il répondit encore : «venez et voyez».
- Non pas : « voyez » et puis après « venez ». Mais venez et à partir de là, vous pourrez voir.
- On connaît le nom d’un des disciples : c’est André, le frère de Simon. Mais on ne connaît pas le nom de l’autre disciple : cela peut être chacun d’entre nous.
- Alors André alla voir son frère Simon, et lui dit : « nous avons trouvé le Messie ». Alors Simon  partit à la rencontre de Jésus avec André. Et Jésus posa son regard sur lui et lui dit : « tu es Simon, fils de Jean ; et tu t'appelleras Képhas, ce qui veut dire Pierre.  
- Nous voyons dans cet évangile comment le regard est important. Le regard de Jean sur son cousin Jésus. Le regard de Jésus sur ses deux premiers disciples. Et enfin le regard de Jésus sur Pierre.
- Ainsi quand Jésus pose le regard sur quelqu’un, et qu’il le nomme  d’un nom nouveau,  cela signifie qu’Il fait naître une nouvelle création, une nouvelle alliance, un nouveau peuple. Déjà le Seigneur avait changé le nom d’Abram en d’Abraham  dans le livre de la genèse.
- Se laisser regarder par le Christ,  c’est se laisser créer et recréer. C’est voir dans ce regard, le Dieu vivant  qui nous aime comme le premier jour de la Genèse, et qui dit à chacun d’entre nous, « cela est très bon ». 
- C’est faire l’expérience, du regard du Père, de son regard juste, bon, humble et généreux.
- Ainsi devenir chrétien, c’est croiser le regard du Christ. C’est rencontrer Jésus dans un cœur à cœur.  Car le regard de Jésus est tellement simple, tellement pur, que son regard, c’est son cœur.
- Le pape Jean-Paul II écrivit aux jeunes en 1985 : « On peut dire aussi que ce «regard aimant» du Christ résume et synthétise en quelque sorte toute la Bonne Nouvelle… 
- Je vous souhaite de connaître un tel regard ! Je vous souhaite de faire l'expérience qu'en vérité, Lui, le Christ, vous regarde avec amour! Je souhaite à chacun et à chacune de découvrir ce regard du Christ, et d’en faire l’expérience jusqu’au bout… » 
- C’est dans ce regard que l'on peut trouver, ou retrouver sa dignité, que l'on peut trouver la force de suivre Jésus jour après jour dans ce monde difficile.
- Nous cherchons tous un regard qui nous connaît, qui nous reconnaît, qui nous aime.  Un regard qui nous invite à le suivre, car il est pour  la plénitude de la vie et du bonheur.
- L’homme a besoin de l’amour, et de son regard, pour exister. C’est vrai pour nos parents, pour nos frères et nos soeurs, pour l’époux et l’épouse , nos enfants, et cela est vrai pour le Dieu vivant qui s’est fait chair en Jésus.
- Dans ce monde difficile, où la dignité des hommes est souvent bafouée, il est bon de se laisser regarder par le Christ : sans peur, sans refus, sans faux-fuyants.
- Comme Simon, sans ce regard je ne suis rien, et avec ce regard je deviens moi-même,  une nouvelle création, un roc, fondé sur la seule Pierre, le seul Rocher de nos vies : Jésus le Christ, le Messie.

- On peut aussi penser au regard du Christ, au moment de son arrestation. Pierre vient de le trahir trois fois. Le coq vient de chanter trois fois. Mais Pierre a déjà oublié pourquoi. 
- Alors Jésus, enchaîné, marchant vers sa mort, se retourne, et Luc nous dit qu’il posa son regard sur Pierre. Alors celui-ci sortit, et pleura.
- Son regard nous fonde, mais aussi ce regard nous sauve au cœur de nos détresses, de nos ténèbres, au cœur de l’oubli même du Christ quand tout semble joué.  Il vient nous chercher plus loin que notre péché. 
- Enfin ce regard sera celui que nous pourrons contempler à la fin des temps.  En Nb 6 « Que le   Seigneur fasse pour toi rayonner son visage. Que le   Seigneur te découvre sa face et te donne la paix. »
- Mais tout commence par une confiance : la confiance du petit Samuel au prophète Élie, la confiance des  deux disciples à Jean-Baptiste.
- Et nous ? Quelle confiance faisons-nous à Jean-Baptiste, à cette Église, qui témoigne depuis des siècles.
- Est-ce que nous acceptons de nous laisser regarder par le Christ, de le suivre, est-ce que nous acceptons que notre vie soit transformée aujourd’hui par Lui ? C’est tous les jours que nous devons nous convertir.
- Et comme le dit Saint Paul,  il faut que ce regard touche notre coeur jusqu’à transformer tout notre être,  jusqu’à notre propre corps.  Car nous sommes esprit, mais nous sommes aussi chair.
- «  Frère le corps n’est pas pour la débauche, il est pour le   Seigneur, et le   Seigneur est pour le corps ». Ne le savez-vous pas : votre corps est un sanctuaire, celui de l’Esprit Saint, celui du Dieu vivant ?

- Et nous, quel geste allons-nous faire avec notre propre corps, quels regards allons-nous poser sur nos frères les hommes, sur ceux que l’on connaît bien,  ou trop et sur ceux que l’on ne connaît pas assez ou pas du tout.
- Qui voyons-nous quand nous regardons quelqu’un ? La couleur de sa peau, sa religion,  son caractère? ou son cœur, ou même Dieu présent en lui ? Nous le savons, un simple regard, comme celui de Jésus, peut fonder, juger, condamner,  pardonner, ou sauver.

- Car, le regard que nous devons poser, si Dieu nous habite vraiment, le geste que nous devons donner  est celui de Dieu lui-même, de Jésus le Christ lui-même, qui veut aimer, servir, pardonner et sauver ce monde par nous.  Que le Seigneur nous donne son regard et que notre regard soit son Cœur. AMEN. 

lundi 29 décembre 2014

sainte famille (Dimanche après NOEL)

  • « tu m’as pas donné de descendance »  se plaint Abraham   auprès du Seigneur. Celui-ci répondit : « ce n’est pas lui qui sera l’héritier, mais quelqu’un de ton sang ».
  • À cette remarque, nous sentons, combien, avoir une descendance de son SANG, est important pour les femmes et les hommes que nous sommes.
  • D’ailleurs,dans  notre culture plus ou moins païenne, les jeunes mettent souvent au monde un enfant avant de se marier. Si on se marie…
  • Or, dans la Bible,  pour bâtir l'humanité l’alliance est nécessaire .  Elle passe avant l’engendrement. La relation passe avant l’enfant.
  • Qu'est-ce que cela signifie ?
  • D’abord, que la vie nait au cœur d’une alliance, celle d'Adam et Eve,  célébrée de façon très belle  par Adam : « celle-ci est vraiment l'os de mes os, et la chair de ma chair ».
  • notons aussi que le serpent commence par vouloir   séparer l’homme de Dieu, ce qui aura pour conséquence de diviser l’homme et la femme. « La femme que tu m’as donnée, c’est elle qui m’a donné du fruit de l’arbre »
  • Notons que pour eux, l’alliance  précède les enfants : Caïn  et Abel.  c’est l’alliance qui est féconde.
  • Joseph était déjà « fiancé – marié », comme c'était dans la tradition juive, avant de recevoir l’enfant Jésus: « l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu à une jeune fille vierge, accordée en mariage à Joseph »   Nous dit St Luc. 
  • Dieu a commencé à créer  l’humanité par un couple,et il la sauve, par un autre couple, celui de Joseph et de Marie.
  • Nous aussi, nous avons commencés par accueillir la vierge Marie, Notre-Dame des oliviers au sein de nos familles.
  • Nous sentons tous l'importance  d’aider les couples à vivre ensemble,  et à vivre saintement.  A saisir pourquoi il faut vivre d’abord l’alliance, dans le mariage, avant de faire des enfants. 
  • si on éduque un enfant, nous l’éduquons pas simplement de façon personnelle certes,
  • Mais,  nous l’éduquons par la relation, la qualité de la relation qu’il y a entre les deux parents.  C’est-à-dire, de l’amour, de l’amitié, qu'il y a entre les deux.
  • la relation  entre les parents est première par rapport à la relation que nous pouvons avoir personnellement avec que enfant. Les deux sont importants mais la relation éduque.  et cela ils semblent oublier.
  • (La preuve étonnée, lorsque la relation se déchire, ou simplement est blessée.
  • Alors on a beau faire un divorce à l’amiable, il n’empêche que les cœurs sont laissés : le cœur des époux (  En particulier le plus aimant), et bien sûr le cœur des enfants.  et même si l’enfant garde une bonne relation personnelle avec son papa  et sa maman.)
  • nous éduquons par ce lien d’amour qui porte le beau nom dans la Bible, d’alliance. L'ancienne alliance, ou la nouvelle  Alliance. 
  •   Cette Alliance nous la retrouvons d’abord entre  Abraham et le Seigneur.
  • «  Dieu promet : « ta récompense sera grande » et « Abraham eu foi dans le Seigneur ». 
  • l’épître aux hébreux nous  redit que le Seigneur tient toujours sa parole. « Sarah fut rendue capable d’être à l’origine d’une descendance parce qu’elle pensait que Dieu est fidèle à ses promesses ».
  • Isaac sera le descendant du sang d’Abraham. «  Ce n’est pas  ton serviteur  qui sera ton héritier,  mais quelqu’un de ton sang ».
  •   Il y a l’alliance entre le Christ et l’Église.  Isaac préfigurait en effet le Christ.
  • Le Christ lui-même va engendrer une descendance, un peuple qui naîtra de son sang. Le sang de l’Alliance nouvelle et éternelle qui sera versée sur la Croix : « j’en témoigne : aussitôt il en sortit du sang et de l’eau ».
  • Ainsi les enfants de Dieu,  naissent pas simplement de  leur relation au Christ, ils naissent aussi de l’Église. et plus profondément de l’Alliance, de la relation d’amour qu’il y a entre le Christ et l’Église. Dans la tradition, le Christ est appelé l’Époux et l’Église est appelée l’Épouse.
  • d’où  l’importance de la conversion de l’Église, du premier jusqu’au dernier, de sa prière, de ses sacrifices, de son amour.
  • ainsi naissent les  enfants de Dieu, et en leur sein,  les vocations sacerdotales.
  • •  Enfin cette alliance, ce mariage entre l’homme et la femme, ce mariage entre le Christ et l’Église,  sont images d'une autre alliance, d’un autre amour, celui qu'il y a entre le Père et le Fils, celui qu’il y a au sein même de la Trinité. 
  • En effet, nous  grandissons  humainement pas simplement   par notre relation au Père, ou au Fils,  mais aussi grâce à la relation, à la qualité  infinie de l’amour qu’il y a entre eux,  et cet amour s’appelle l’Esprit Saint.
  • Ainsi plus l’Esprit Saint peut régner dans le cœur des hommes, au sein de nos familles, au sein de l’Église, et plus  nous pouvons retrouver l’image divine perdue.
  • qu’est-ce qu’un homme, que c’est une femme, qu’est-ce qu’un enfant, qui est Dieu lui-même, il nous faut regarder contempler la Sainte-Famille.
  • oui tout commence par la famille. La famille de Joseph, Marie et l’enfant Jésus, qui  tout rempli de sagesse, grandissait et se fortifiait, nous révèle son importance.
  • une famille à la fois si simple, et si unique.
  • Abraham s’était entendu dire : « qui est  ton père et ta mère, et va dans le pays que je t’indiquerai ».
  • Oui chacun d'entre nous est appelé à quitter son père et sa mère, son pays,  au moins intérieurement, afin de de bâtir, une autre  famille.
  • que nous soyons  marier au pas marié, que nous soyons appeler à bâtir une famille que nous soyons appelés à servir les hommes  par notre travail dans notre village; tous, parce que baptisé, nous avons la même vocation : bâtir la famille du Christ, l’Église. Tous nos avons à naître du sang du Christ.
  • Ainsi nous pourrons mieux saisir, l’importance de l’alliance, entre l’homme et la femme, entre le Christ et l’Église,  de l’alliance entre toute l’humanité et Dieu lui-même.
  • Amen. 

vendredi 26 décembre 2014

NOEL

  • Éclate en cris de joie, ruines de Jérusalem car le Seigneur console son peuple. 
  • ce matin, il nous faut éclater de joie !
  • cependant on peut sentir une réticence à la joie.  Mais qu’est-ce qui nous empêche d’éclater de joie ?
  • Misérables, nous le sommes… Il y a nos péchés, la crise, le climat, la finance, l’islam, le rejet de la foi…
  • Et cependant le pape Benoît XVI écrit : «  est-il permis d’être si heureux alors que le monde est rempli de souffrance, qu'il existe tant d’obscurité de mal ?… La réponse ne peut être que oui !… Parce que Dieu s’est fait homme et qu’il est habité venu parmi nous, nous le savons définitivement et concrètement : oui Dieu est bon. Nous vivons de cette joie, et  nous cherchons également à apporter la joie aux autres… À être serviteur de la paix et de la réconciliation ».
  • Oui parce que Dieu s’est fait homme, la joie est entrée dans le monde et ceux qui sont au Christ, devrait être à la joie
  • mais qu’est-ce qui nous empêche d’éclater de joie  ? le verbe grec dit bien :  déchirez, brisez pour faire jaillir la joie !
  • À chacun de regarder dans sa vie, quels sont ses esclavages, ses peurs, ses tiédeurs, ses haines, à briser …  pour libérer la joie. 
  • Le problème réel, est que nous mettons toujours quelques bien autres , quelques besoins autres, quelques  pauvres flammes, au-dessus de la joie de Noël, de la vie avec Jésus
  • on temporise, on pense aux  conséquence : au « quand dira-t-on »,  que vont dire les autres ? Mais que dira le Seigneur ?  Ce n'est pas vraiment  notre premier souci…
  • Or le Psaume nous le dit ce matin  «  jouer pour le Seigneur sur la cithare, sur  la cithare et tous les instruments !  sans en oublier aucun ! »  c'est la Parole du Seigneur. 


  • Dans la lettre des Hébreux nous avons lu : « à bien des reprises Dieu dans le passé à parler à nos pères, mais en ces jours, il nous a parlé enfin de son Fils : rayonnement de la gloire, expression parfaite de son être. »
  • « Et le verbe s’est fait chair ». « La parole de Dieu est venue habiter parmi  nous, et nous avons vu sa gloire ».
  • La sérénité et la joie viennent de l’écoute de la Parole de Dieu. 
  • Mais avec toute la cacophonie de ce monde,  et dans notre cœur, nous pouvons nous demander : je n’entends rien… comment ne pas se tromper, comment ne pas se nourrir d’illusion ? 
  • dans un premier temps, ne faut-il pas écouter le silence ? 
  • Le silence, est-il  vraiment vide … sans présence …? 
  • ne faut il pas entrer dans cette crèche et voir cet enfant dormir sur le sein de sa mère. 
  • Car en fin de compte, cette Parole est plus à regarder qu’à écouter… ou si on l’écoute, c’est d’abord parce qu’ont  l’aura vu … 
  • C’est ce que dit Saint-Jean : « le Verbe s’est fait chair, la parole a habité parmi nous, et nous avons vu sa gloire ».
  • Ainsi ce Verbe, cette expression parfaite de la divinité dans l’humanité,  n’est pas d'abord à écouter, mais à regarder.  Et à regarder dans une mangeoire, sur la paille. Pauvre parmi les pauvres. 
  • Et mêmes on pourrait aller plus loin, il vient sauver l’humanité non pas par ce qui s’entend, par ce qui se voit, mais par ce qui ne s’entend pas, ce qui ne se voit pas…
  • En effet, Noël, est déjà la victoire en espérance,  de la tendresse, de la délicatesse, des pardons,  de tout ce qui n’est pas médiatique, mais qui fait le ciment, le quotidien de nos journées, et de leurs joies!
  • la rencontre avec le Seigneur dans  l’intimité,  entraîne la transformation de l’histoire  jusque dans ses racines les plus secrètes…
  • C’est ce que disait  Saint Paul déjà  dimanche dernier : «  mon Évangile est la révélation d’un mystère gardé depuis toujours dans le silence ».
  • Un secret de cœur, un secret de Foi …
  • Ce Jésus, enfant, adolescent, homme crucifié, ressuscité, glorifié dans le royaume des cieux,  le voici, le Verbe de Dieu. 
  • Cette Parole est une personne à rencontrer,  à chercher, à écouter certes,  et enfin à aimer infiniment, profondément.
  • Cette Parole nous donne la vie. Car cette parole est la vie, elle est la joie.
  • C’est pour cela que le pape François dira dans son encyclique : « La joie de l’Évangile remplit le coeur et toute la vie de ceux qui rencontrent Jésus.  Avec Jésus Christ la joie naît et renaît toujours. » 
  • Cet homme Jésus, engendre, si nous l’avons vraiment rencontré, une transformation radicale de chacun d’entre nous et de la société
  • aujourd'hui, ce n’est pas d'abord un événement de piété populaire, ce n’est pas un moment pour se gaver de foie gras, s’enivrer d’alcool, pour passer un bon moment afin d’oublier pendant une nuit, nos journées moroses et tristes.
  • Aujourd’hui,  c’est le renouvellement,  c’est la nouvelle naissance de l’humanité qui commence dans une grotte, un abri pour animaux qui  a l’honneur extrême de recevoir le roi.
  • Ainsi tous petits et grands, misérables ou vainqueur, tous peuvent retrouver confiance.
  • Car sans lui, laissez-moi le dire, oui sans lui, jamais nous aurions été libérés du péché, de la révolte contre Dieu,  vu plus comme un ennemi qu’un ami, de l’incompréhension totale de l’histoire humaine, des ténèbres, des souffrances,  de Satan, de la mort, et de l’enfer lui-même.
  • Mais avec lui,  cette grâce offerte de façon toute simple, gratuite miséricordieuse de la part du  Père alors tout est à nouveau  possible… Et non pas comme un rêve, non pas comme un idéal, non pas comme une nouvelle morale, mais comme un homme, comme la rencontre d’un homme, qui est venu chambouler notre histoire personnelle et collective. Et c’est en cet homme, et en cet homme seul que nous pouvons rencontrer notre véritable humanité, et la véritable divinité. En dehors de lui il n’y a pas de paix, il n’y a pas de justice, il n’y a pas d’amour, 
  • c'est ce que dit le psaume : 
  • « Amour et vérité se rencontre, justice et paix s’embrassent. La vérité germera de la terre et du ciel se penchera la justice »  (Ps 84)
  • il y en a marre, et ces petits comptes d’apothicaire:  ô Église du Christ, ô Sion, ô  toi la nouvelle Jérusalem,  éclate en cris de joie libère-toi, éclate en novation pour le Seigneur. Car il est venu te chercher alors pourquoi l’oublier demain ?
  • Oui , mettons en œuvre  notre FOI, 
  • Écoutons encore le pape François nous dire : « Jésus et l’Amour qui s'est fait chair. L’Amour !! Il  n’est pas seulement un maître de sagesse et n’est pas un idéal,  vers lequel nous tendons et dont nous savons que nous sommes inexorablement éloignés, il est le sens de la vie de l’histoire qui a établi sa tente au milieu de nous » !
  • Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre aux hommes que le Père aime !! 

samedi 20 décembre 2014

3e dimanche de l'Avent

1ère lecture : « Je tressaille de joie dans le Seigneur » (Is 61, 1-2a.10-11)
2ème lecture : « Que votre esprit, votre âme et votre corps soient gardés pour la venue du Seigneur » (1 Th 5, 16-24)
Evangile : « Au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas » (Jn 1, 6-8.19-28)


Voici le témoignage de Jean,  quand les Juifs  l’interrogèrent : 
•   deux  questions question :
« Qui es-tu ? » 
•  une autre question : « si tu n’es ni le Christ, ni Élie, ni le Prophète ,pourquoi donc baptises-tu ?

•  l’humilité de Jean-Baptiste.
 La réputation de Jean-Baptiste était énorme. L’historien Flavius Josèphe témoigne  il inquiétait Hérode : «  Jean-Baptiste était un homme de bien qu’Hérode avait fait mettre à mort. »
•  Et pourtant elle témoigne :  « je ne suis pas le Christ ».
Alors qui es-tu ? « Je suis la voix qui crie dans le désert »
•  «  Je ne suis pas le sauveur, je ne suis pas la lumière, mais vient derrière moi celui dont je ne suis pas digne de défaire la courroie  des sandales ».  C’est-à-dire Jésus, le Christ.

•  Or,  combien d’hommes se disent être le Christ ? Sur le plan politique, sur le plan économique, sur le plan religieux, des petits, et des grands.
 Et nous-mêmes : est-ce qu’on se prend pas parfois pour un messie ?
  • Faites ce que je vous dis, vous verrez que tout ira mieux.
  • Et nous font croire que l’homme seul, ou qu’eux seuls, peuvent vraiment nous sauver. Il nous  promettent combien de paradis artificiels ?
  • Ils sont un peu comme ces fossoyeurs de la Méditerranée. Ces passeurs qui embarquent des hommes et des femmes en détresse sur des bateaux  qui coulent au milieu de la Méditerranée.
  • Et nous-mêmes nous sommes souvent complices.  Donnez-nous du pain et des jeux, donnez-nous des distractions, et faites-nous croire que nous sommes des dieux.
  • Mais ces hommes trompent le peuple, il se moque des plus pauvres. Il travaille en fait pour leur gloire, pour le règne de leurs idées qui mènent à rien. Et on pense que plus repousse Dieu loin des cœurs, et loin des hommes, tout ira pour le mieux.
  • Le message de Jean-Baptiste est inaudible pour hier, pour Hérode, comme pour nous aujourd’hui : pourquoi ? Car il proclame que tu es vivant, qu'il est un père qui nous aime,  qu’il ne faut pas avoir peur de sa parole, de la vérité proclamée par le Christ Jésus.
  • L'amour de Dieu nous dérange, l’amour de Dieu  nous contrarie.
  • Il faut mettre à mort Jean-Baptiste. Alors plus tard il faudra mettre à mort Jésus lui-même.
  • Et pourquoi nous gêne-t-il ?
  • Parce que si tu es vivant, si tu ne sais, alors nous ne sommes pas Dieu, alors nous ne sommes pas le Christ, alors nous ne sommes pas la lumière. La lumière ne réside pas dans l’histoire de l’humanité , ni au cœur de l’humanité. Il faut chercher la lumière ailleurs !

  • Alors vient la deuxième question : « « si tu n’es ni le Christ, ni Élie, ni le Prophète ,pourquoi donc baptises-tu ? » 
  • « Moi, je baptise dans l’eau. Mais au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas ; c’est lui qui vient derrière moi, »
  • lui, Jean-Baptiste, la voix  qui nous invite à aller un peu dans le désert, à faire taire un peu le bruit de seconde, et là pour désigner l’Agneau de Dieu. Il nous montre celui que Dieu lui a montré : Jésus.
  • Et il baptise.  Oui il y a un chemin autre chemin possible. IL est nié, il est combattu, mais il existe.
  • Jean baptise, car personne ne pourra découvrir la lumière sans une conversion, sans un retournement.
  • Le retournement vers le Christ, oui. Vers la personne du Christ, pour ressembler à cette personne concrète et historique.
  • Comment ?  Saint Paul le dit : « que votre esprit, votre âme et votre corps,  soient tout entiers gardés sans reproche pour la venue de notre Seigneur Jésus Christ ».
  • Mais nous-mêmes comme Jean-Baptiste, il faudra devenir humble
  • . C’est ce que proclame Isaïe : «  le Seigneur Cem’a consacré par l’onction.
  • Il m’a envoyé annoncer la bonne nouvelle aux humbles, guérir ceux qui ont le cœur brisé » . 
  • Mais Jésus, pourquoi le croire ?
  • Jamais il ne s’est proclamé le Messie par lui-même.  Mais combien d’hommes s’approchant de lui ont découvert la lumière pour notre cœur, pour notre esprit, pour notre corps ?
  • Il n’est pas venu pour témoigner  pour lui-même, mais pour un Autre : celui qu’il appelle Père, et qui est Dieu source de toute lumière.

  • Alors en ce temps où s’approche de Noël, nous aussi, prenons un peu de distance avec ce monde, peut-être avec nous-mêmes aussi…
  • Écoutons Jean-Baptiste, même si, à l’image d’Hérode, sa parole nous  dérange…
  • Prenant conscience de notre pauvreté, mais prenant conscience aussi de l’infinie espérance qui nous est proposée, Dieu nous aime et il veut nous faire rentrer dans la lumière, aujourd’hui, et  un jour dans la plénitude des temps, le royaume des cieux.

2e dimanche de l'Avent

à suivre ...

vendredi 19 décembre 2014

1er dimanche de l'Avent


  •  Premier dimanche de l’avent !
  • Non pas : voici le temps qui revient, comme un cercle sans fin; mais voici le temps de l’avent 2014 ! Voici l'avant nouveau, comme voici le Beaujolais nouveau ! 
  • Qu’allons-nous faire pendant ce temps ?
  • Aujourd’hui, Jésus nous dit : « prenez garde ! Rester éveillé ! »
  • « Réveillez-vous ! » a demandé le Pape dernièrement aux Européens, donc à chacun d’entre nous, de nous réveiller.  Car nous dormons, oui ! Nous sommes fatigués, fatiguez pas toutes les ronces,alors on se replie derrière ses frontières, derrière ses murs… 
  • Le Pape a décrit l'Europe comme une terre fatiguée ( fatigué par cette guerre, ses crises, ses combats idéologiques, ses replis sur elle-même), une grand-mère en panne de désir alors que le reste est une jeune fiancée, pensant à la dans une grande joie !
  • Nous sommes peu attentifs, au dialogue entre les différentes cultures, religions, politiques, présents dans une société. »Aujourd’hui, l’Europe est multipolaire dans ses relations et ses tensions ; on ne peut ni penser ni construire l’Europe sans assumer à fond cette réalité multipolaire. 
  • C’est-à-dire accepter qu’il y ait plusieurs centres Dans  notre société, plusieurs religions,  plusieurs sensibilités politiques, plusieurs  cultures… 
  • Rien ne pourra se faire non plus si  nous oublions la dignité transcendante, sacrée de chaque personne humaine.
    • Mais se réveiller ? Comment se réveiller ? Le Christ nous  répond : « il faut veiller »!
  • En effet, dans la parabole, les serviteurs tendent à s’endormir car le maître de la maison est parti en voyage pour un temps inconnu, peut-être  court, peut-être long…
  • Mais il tarde, alors les ouvriers qui ont reçu tout pouvoir pour faire fructifier le jardin s’endorment.
  • Mais le Maître va revenir, c’est sûr… Alors ?
  • Pour se réveiller, il faut donc veiller.  Mais comment veiller ?
  • Veiller, c’est attendre, c’est désirer, et  désirer c’est aimé et on aime si on croit !
  • Mais qu’est-ce qu'aimer ? Aimer, répond Saint-Augustin, c’est aimé par quoi tu aimes. Et qu’est-ce que  j’aime ? L’amour  aime le bien .
  • Est-ce que pour moi le Christ, Dieu est le bien absolu ?
  • Suis-je prêt, comme les vierges sages  décidées à passer une nuit blanche pour connaître les faveurs mystérieuses et sans comparaison de  l'Époux ?
  • Demandons à l’Esprit Saint de réveiller notre désir  de découvrir le visage de Dieu, le visage de Jésus… et que ce désir devienne souffrance… ! Souffrance de ne pas encore être comblé…
  • « Dieu déchire le cœur pour le remplir de sa présence, son amour » écrit encore Saint-Augustin. 
  • Tout est bon pour creuser ce désir… les médiations humaines,  nos amitiés,  nos amours, comblés ou frustrés, toutes ont leur place et leur rôle…
  • Il nous faut désirer cette présence,  éprouver la Présence de Dieu, du Christ, en creux, ou en plein, mais  désirer !
    • Un peu comme dans le livre  d’Isaïe, première lecture :
  • en creux : Pourquoi, Seigneur, nous laisses-tu errer, hors de tes chemins ?
    • Pourquoi nos cœurs s’endurcissent-ils ?
    • Ah ! Si tu déchirais les cieux !
  • En plein :  voici que tu es descendu !
    • Jamais vu un Dieu agir ainsi pour celui qui t’attend…
    • C’est toi notre père ! Nous sommes ton ouvrage…
  • Alors que  la venue du Seigneur  nous réveille !
  • Il va naître lui-même, il va descendre(«  tu es descendu »),  le Fils de la promesse.  Il va s’anéantir jusque dans la chair humaine. Dans un nouveau-né,  déposé dans une crèche une belle nuit à Bethléem. Mais aussi  il descendra jusqu’au fond de nos cœurs, à la mesure de notre désir, de la vérité de notre accueil.
  • Quelle  bénédiction, quelle surprise, quelle  bonne nouvelle !
  • Qui donne plus qu’un nouveau-né, qui réveille en nous plus le désir d’aimer, de nous mettre debout et servir comme Marthe. 
  • Les montagnes devant ta face fondent, les montagnes s’enflamment.
  • Pour cette première semaine, je vous propose de devenir attentif, très attentif…
  • C’est-à-dire d’évacuer tout ce qui peut nous distraire de l’attente de cet enfant. Préparer sa venue  par des petits gestes d’amour,   par des petits services visibles ou non,  par la visite de personnes âgées malades… et surtout par une écoute renouvelée  de la parole de Dieu et une obéissance à cette Parole.
  • Naître à une attention, à un désir qui vient  de plus loin, qui vient de l’Esprit Saint qui voudrait rayonner  sur ce monde, sur cette Europe, à partir de nos cœurs,  lui qui nous a tout donné. 
 Amen