Toutes les homélies sont triées par temps particulier (AVENT, NOËL, CARÊME...) ou par année (A, B, C) pour le temps ordinaire. ... prière d'excuser parfois le style télégraphique (mode oral). Je ne prends pas toujours le temps de tout bien relire ...

dimanche 26 janvier 2014

3° dimanche TO A

LA VICTOIRE DU  ROYAUME DES CIEUX
- Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière ; ...Car le joug qui pesait sur eux... le fouet du chef de corvée, tu les as brisés comme au jour de la victoire sur Madiane
- dans l’Évangile comme dans Isaïe,  on célèbre la victoire du Christ et du Royaume des cieux dans ce monde : par la Parole qui éclaire, à  l’amour qui est donné et reçu, par les  guérisons  des maladies du corps et de l’âme, par la victoire sur les démons et les ténèbres. 
Jésus, parcourant toute la Galilée, enseignait dans leurs synagogues, proclamait la Bonne Nouvelle du Royaume, guérissait toute maladie et toute infirmité dans le peuple.
- Il ne faut pas confondre, Le Monde, le Royaume des Cieux, l’ Église 

- Il y a le monde, dans le sens de Saint-Jean. L’esprit du monde, la mondanité comme dit le pape. Le monde est aimé par Dieu, mais celui-ci le regrette, car il n’est tourné que vers lui-même , vers sa propre gloire.
- Il y a aussi le Royaume des cieux présents sur la terre. Il est comme levain dans une pâte, il est comme de l'eau qui circule sur la terre, il est comme une lampe torche qui éclaire quelque part. 
- l'Église, elle, n’est pas le Royaume des cieux.   Celui-ci la déborde de toutes parts, mais l'Église en est le ferment et  le sacrement, elle est le commencement, les prémices indispensables de ce Royaume. Elle est le moyen indispensable par lequel le Christ déploie son Royaume dans ce monde. 
L’humanité est le lieu du combat entre le monde et l’Église, entre Belial et le Christ, entre ténèbres et lumière.  Le combat est total et sans concession. Ni d’un côté ni de l’autre.

- Le combat n'est pas entre ceux qui ne sont pas chrétiens et ceux qui ne le sont pas, mais entre le monde,  ou la mondanité et le Royaume de Dieu
- Cet affrontement , traverse toute l'histoire humaine, est présent dans tout milieu chrétien ou non, et en définitive ce combat entre  l’esprit de la mondanité et le Royaume des cieux  se passe dans nos propres cœurs et dans notre propre intimité. 
Plus un  chrétien vit dans la sainteté, plus il vit dans la charité  plus il est fidèle aux commandements de Dieu, alors même si c'est de façon imparfaite, il vit déjà  le Royaume, le Ciel sur terre.

VIVRE DANS LE ROYAUME
- Jésus se mit à proclamer : « Convertissez-vous, car le Royaume des cieux est tout proche. »
- Vous savez, on peut vivre toute une journée en s’intéressant  uniquement  qu’à la dimension  terrestre des choses, dans son bureau,  dans sa chambre, ses courses,  etc.
Et puis un jour on  lève le nez, et on prend conscience du soleil, de la lune, des étoiles; on se remémore des images de la terre vue du ciel, la terre au milieu de la Voie lactée... 
Si nous vivons de notre baptême, si nous nous mettons à vivre la réalité naturelle de façon surnaturelle, c’est-à-dire dans l’ordre de la  grâce, alors  nos yeux s’ouvrent.  Nous continuons à vivre sur la terre, nous continuons à faire humblement notre devoir d’État,  mais nous faisons cela bien  différemment avec beaucoup plus d’amour.  Il ne s’agit pas d’aller construire des châteaux en Espagne, comme dirait Saint-François-de-Sales, mais de vivre en France. Il ne s’agit pas de fuir nos responsabilités, même les plus petites,  mais de s’abandonner à la providence divine et de trouver en elle toute la protection et la force nécessaire pour vivre le Royaume des cieux sur la terre.
Alors notre vie  se transforme. Et nous sentons la victoire du Christ, la lumière du Christ progresser réellement. 
–En effet à chaque fois qu'une personne met sa foi  dans le Seigneur, écoute, commence à appliquer son enseignement, oui  le  Christ est victorieux !
L’Eucharistie est le repas du Royaume, elle est le Signe de sa présence dans ce monde. Quand nous recevons Jésus vivant, il vient dans notre cœur , dans notre petit univers intérieur,  pour que par sa bonté et sa charité, grandisse  le Royaume du  Père.

MAIS COMMENT VAINCRE ? 
«L'abandon c'est le fruit délicieux de l'amour» chante sainte Thérèse.
– Au cinéma c'est toujours la puissance qui est mise en avant.  Ce sont toujours les personnes ou les groupes les fortes qui sont victorieux. 
- Mais Dieu paradoxalement s'est servi de la faiblesse humaine, Jésus crucifié   pour vaincre la puissance du démon, du péché et de la mort.
- Ainsi, nos faiblesses, nos épreuves, nos maladies, et notre mort sont nos véritables chances, car c’est par là que le Christ pourra agir
- En effet, nous serons moins tentés de nous appuyer sur nous-mêmes de façon orgueilleuse pour nous appuyer sur le seul qui peut donner la victoire, le Christ.
Celui qui enfin s’abandonne au Seigneur  par amour, celui-là est le grand victorieux du monde.
Il l’est dans la puissance et la lumière du Christ: lumière humble et douce, mais lumière resplendissante et victorieuse  « je suis vainqueur du monde».
LE FRUIT DE CETTE VICTOIRE EST DOUBLE 
- Une grande communion, une grande unité entre nous. Unité  qui ne peut venir que d’un homme, le Christ. Unité surnaturelle qui  va bien au-delà de tout ce que l'on pourrait  sur le plan humain :   unir  ceux qui humainement  ne pourraient ni se comprendre  ni vivre vraiment ensemble. Unir les cœurs, en respectant l’originalité des personnes et des groupes humains. 
Je vous exhorte au nom de notre Seigneur Jésus Christ à être tous vraiment d'accord ; qu'il n'y ait pas de division entre vous, soyez en parfaite harmonie de pensées et de sentiments.  Saint-Paul

- En second, l’expérience de la Vie du Royaume et sa proclamation dans le monde Le chrétien, par le baptême, a été  choisi depuis toute éternité non seulement pour vivre dans le Royaume de la lumière, c’est-à-dire à l’image exacte du Christ, mais aussi pour  faire grandir le Royaume des cieux en  ce monde.
Jésus leur dit : « Venez derrière moi, et je vous ferai pêcheurs d'hommes. » Aussitôt, laissant leurs filets, ils le suivirent.

Puissions-nous laisser nos filets pour servir le Royaume jusqu’à la victoire finale. AMEN

2° dimanche TO A

Semaine de l’unité

Pourquoi la préparation baptême semble-t-elle plus intéressante, plus dynamique dans le nord de la France qu’à Nice ? Voici une question entendue récemment  entre des personnes qui faisaient la préparation du baptême Mgr Saint-Macary disait lui-même que le christianisme pouvait être plus dynamique en Provence orientale, que dans le comté de Nice…

Une des explications, qu’il donnait lui-même,  c’est que la France historique a connu la Révolution française. La religion est sûrement moins culturelle de l’autre côté du Var ; mais ceux qui font une démarche pour baptiser leurs enfants le font de façon  peut-être plus consciente et plus « militante ».
Les éléments les plus déshumanisants de la «modernité» ont  été moins dévastateurs pour l’Église dans la France historique, car il y avait déjà une habitude prise de lutter contre les grands fléaux culturels.
Il y a sûrement d’autres raisons.
Dans le comté de Nice, l’avantage est que la tradition, la culture, les habitudes religieuses sont encore là : il y a un fond culturel chrétien plus marqué. Mais cela peut faire illusion. On se croit Chrétien alors qu’on est plus chrétien.

Ce mépris peut entraîner de forme d’attitude : 
Soit on risque de  devenir tiède, se satisfaire d’ un minimum syndical  considéré comme suffisant. 
Soit au contraire  on choisit une attitude agressive, ou de repli, dans une attitude de critique systématique.( De l’époque, de l’état, du temps, les autres, des chrétiens, de l’Église, des prêtres, des évêques, etc.)

Alors que le christianisme c’est bien autre chose:  c’est un réveil, et ce réveil n’est pas un réveil pour un réveil comme dirait Mgr Dagens, mais c’est se laisser saisir par le Christ lui-même.
Seul le Christ  nous réveille véritablement.
Non pas  Le Christ comme on veut bien se l’imaginer, mais le Christ tel que la Parole de Dieu nous le révèle, tel que l’Église une, sainte, et catholique nous le propose.

Il faut accepter de sortir de l’entre-soi, un peu tiède pour aller vers les « périphéries existentielles ».
Serons-nous une Église capable de «réchauffer les cœurs» ?  Selon les désirs du pape François.

On peut se demander alors pourquoi être chrétien aujourd’hui ? Pour qui être chrétien ? Et comment être chrétien dans un monde déchristianisé ?

Nous avons été baptisés pour vivre une conversion  totale.
Je vis avec Jésus, mais je ne  fais pas ce qu’il faut dans ma vie, les transformations  nécessaires peut-être même radicales,  pour participer et communier pleinement aux sacrements de l’Église et donc  au Christ.
Je me dis chrétien, mais je reste dans ma culture, entre-soi, dans ma façon de voir
Or l’Église se bat pour le respect de la vie depuis la conception humaine, jusqu’au refus d’accueillir l’étranger,  depuis les attaques contre la famille jusqu’à  dénoncer les causes matérielles de la pauvreté et de la famine.
L’Église parle la langue de l’Esprit-Saint, celle de la Pentecôte, elle parle toutes les langues de tous les pays, dans toutes les cultures. Et nous-mêmes comme les Apôtres nous sommes appelés à apprendre aussi à parler des langues étrangères.

- cette semaine nous prions pour l’unité des chrétiens , or pouvons-nous nous satisfaire d’une pseudo unité bien confortable, où chacun marche comme sur  deux chemins parallèles, avec nos frères orthodoxes ou protestants, sans que jamais nous ne rencontrions véritablement.
« Le dialogue de la conversion de toutes les communautés avec le Père, sans indulgence avec elle-même, c’est la base des relations fraternelles bien différentes d’une entente cordiale. » Jean-Paul II «unum sint»

Mais comment faire ?

Il faut choisir non pas nous-mêmes, avec nos habitudes, nos sensibilités, nos tiédeurs, mais il nous faut choisir le Christ, de façon toujours nouvelle. Personne ne peut dire qu’il a fait le tour du Christ.
Car le Christ est antérieur, c’est-à-dire dire avant,  toute création
Toute Église
Toute division

Le Christ est à la fois le commencement  de tout, la pierre d’angle sur laquelle repose toute la construction, la pierre d’achoppement qui nous fera tomber, comme le colosse d’argile dans le livre de Daniel,  l’accomplissement de toutes choses.

Ainsi surgi dans notre histoire, Jean le Baptiste.
Il nous invite à nous déterminer, de façon totale et absolue, non pas par rapport à des habitudes , à une tradition, même pas par d’abord à une religion  ou la loi de Dieu ,  mais par rapport à la personne de Jésus-Christ Fils éternel du Dieu vivant et porte vers la Lumière éternelle du Père.

- Jésus est antérieur à toute création :  Jean-Baptiste dit : «Derrière moi vient un homme qui a sa place devant moi, car avant moi il était»   il est né avant Jésus, et il dit que Jésus était avant lui.  Ainsi d’emblée il le place comme le Fils de Dieu cocréateur avec son père. 
-  Jésus est au principe de l’Église: «c'est celui-là qui baptise dans l'Esprit-Saint.»
Jésus est le sauveur de tous, en sa personne il fait l’unité et guérit toutes divisions : «Voici l'Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde».

Rien ne pourra se faire dans le monde si nous ne commençons pas nous laisser saisir par le Christ. Non pas une fois par semaine à la messe, mais à chaque instant chaque seconde à chaque expiration, à chaque inspiration.
Mais est-ce que nous croyons au témoignage de Jean ? « Oui, j’ai vu, et je rends ce témoignage : c’est lui le  Fils de Dieu ». 


Amen

samedi 11 janvier 2014

LE BAPTÊME DU CHRIST

    • Jean voulait l'en empêcher et disait : « C'est moi qui ai besoin de me faire baptiser par toi, et c'est toi qui viens à moi ! »

    LE BAPTÊME DE JEAN
    •   Baptiser : étymologie: plonger
    • l’eau symbole de l’Esprit Saint,  symbole de l’Amour
    • l’Esprit Saint qui est l’amour vrai nous donne deux mouvements, plonger pour ressurgir
    • Ainsi être baptisé, c’est être plongé dans l’Amour divin. Cet Amour va entraîner mystérieusement en nous une dimension de mort et de vie. 
    • «  C’est donc cela, renaître de l’eau et de l’Esprit : la mort s’accomplit dans l’eau, et c’est l’Esprit qui produit notre vie. » Saint Basile 

    • Pour accomplir sa mission, Jésus doit mystérieusement se faire baptiser par Jean.  Il veut rentrer totalement dans l’eau pour qu’elle le recouvre  et qu’il puisse  entendre en sortant de l’eau le Père lui  dire : «tu es mon Fils bien-aimé, en toi  j’ai mis tout mon amour». 

    • La mer, les eaux, symbolise dans la Bible l’humanité qui est séparée de Dieu , le chaos de l’histoire, le mal, la mort. 
    • Ce baptême préfigure donc la plongée du Christ dans l’histoire humaine, jusqu’à sa passion et sa mort. Pour en ressortir dans la gloire de la résurrection.
    • Cette résurrection sera annoncée quelque temps après son baptême, lorsque Jésus marchera sur les eaux.
    • Moïse  lui, n’a fait que traverser les eaux et il a marché à pied sec: alors que  le Christ domine les eaux.  Moïse  n’a pas pu plonger dans l’eau autrement  il se serait noyé  alors Dieu a dû écarté l’eau devant Moïse.
    • Seul celui qui  est entré dans les eaux est celui qui a pu marcher sur  les eaux ; seul celui qui a été englouti par les eaux  a pu en resurgir, et marcher sur les eaux: le Christ.

    SEUL CELUI QUI EST ENTRÉ ... 
    • Mais pourquoi seul celui qui est  entré dans les eaux a pu vaincre les eaux ? Parce qu’il s’est laissé  recouvrir par les eaux:  il est descendu au plus profond des ténèbres, aux racines mêmes de notre péché, et resurgissant des eaux , il a vaincu les eaux. Ce n’est plus  les eaux qui ont vaincu l’homme, c’est l’ homme qui a vaincu les eaux pour marcher sur les eaux.
    • Ainsi le Christ est rentré dans nos propres eaux,  il est rentré jusqu’au plus profond  de nous pour arracher du cœur de l’homme la source du mal et pour resurgir avec lui  vivant. 

    COMMENT VAINCRE, LE PÉCHÉ ET LA MORT ?
    • Nous devons, nous aussi,  plongé : l’amour est ainsi   (plongé dans la vie du Christ, dans les sacrements, dans notre vie au quotidien, dans celle des autres, dans leur besoin, ne pas rester à l’extérieur, sortir de soi)
    • Pour nous, qui nous nous disons chrétiens,  il ne s’agit pas de  vouloir traverser les eaux  à pied sec comme Moïse, c’est-à-dire de ne pas vouloir être touché par les épreuves de la vie.  L’Amour n’agit pas ainsi. Pour la Gloire de Dieu, il accepte l’épreuve si nécessaire, car seul celui qui accepte l’épreuve peut vaincre l’épreuve,  seul celui qui  accepte la mort  pourra  vaincre la mort. 
    • Tout se fera par la confiance : car le Seigneur nous dit : avec moi, toujours tu t’en sortiras, tu seras vainqueur ... prenons la main que le Christ nous tend,  en étant  sûr de sa présence au milieu de nos épreuves.
    •  Quelle est  la grande paix ? La grande joie ? N’est-ce pas de savoir que Jésus est là ? Même si, au milieu des épreuves,  il paraît dormir dans notre barque, que pouvons-nous craindre? La barque peut elle coulée avec Jésus à son bord?  Que pouvons-nous espérer de mieux?
    • Il vient non pas pour détruire, mais pour sauver : écoutons Isaïe.  «Il n'écrasera pas le roseau froissé, il n'éteindra pas la mèche qui faiblit, il fera paraître le jugement en toute fidélité.» 

    • Retrouvant la confiance, la Foi en Jésus, nous accepterons de suivre le Christ, jusqu’à  mourir avec lui; ainsi nous pourrons faire disparaître la racine de notre péché qui est en nous-mêmes ! Qui est nous-même !
    • Car que veut dire être sauvé, sinon être sauvé de soi-même? 

    • Ne croyons pas que vous pourrons-nous laissez submerger par  les eaux  (  les eaux de l’aveuglement spirituel,  du péché, des épreuves) et nous en sortir seul. La mer est plus forte que  l’homme. La mort est plus forte que la vie humaine.  Seul le Christ, et ceux qui suivrons le Christ seront plus forts que la mer, car ils vaincront par son Amour. 
    • «car l’Amour est fort comme la mort» Sagesse 8, 6
    • Jésus seul,  par la seule la puissance du baptême renouvelée dans l’eucharistie,  pourra nous  faire resurgir des eaux. Il nous  fera participer à la puissance infinie  de sa Résurrection.

    L'HUMANITÉ EST POUR LA DIVINITÉ
    • Ainsi nous pourrons resurgir  de l’eau, non plus simplement comme fils de la terre, mais en Fils de Dieu  resplendissants  de Sa Sainteté, de  Sa gloire,  de la Puissance même de Dieu.
    • Nous retrouverons la splendeur de l’image en nous de Dieu, perdue  dans l’antique jardin, et bien plus encore : la nature humaine ressemblera autant faire se peut à la nature divine.
    • Et nous pourrons porter à nos frères la bonne nouvelle : laissez-vous baptiser, vivez de votre baptême !

    MARCHONS SUR LA TERRE
    • Il est vrai que souvent on se sent pauvre, notre cœur est comme dans la nuit, ou dans la pénombre. Mais nous ne devons pas nous inquiéter. Car Jésus a connu cette condition humaine. Ne croyons surtout pas qu’il baignait  constamment dans une espèce  d’aura,  et qu’il ne touchait pas les eaux de la mer du bout du pied.
    • Oui Jésus a connu cette pauvre condition humaine qui est la nôtre au quotidien. Alors, ne nous inquiétons pas.
    • Simplement,  disons  au Père: oui, j’accepte le chemin que tu me proposes pour retourner vers toi, pour retourner chez moi. Il est un chemin de vie, de miséricorde, et de paix.  Ce n’est pas un chemin facile, car il faudra faire mourir en nous les vieilles racines du mal, pour qu’un jour nous puissions resplendir de la Gloire  du Père  et devenir pour lui un Fils réel et bien aimé.  

    • Les Saints,  par leur foi, leur espérance, et la charité concrète vivaient déjà de la résurrection,  même au milieu de la nuit. 
    • Les saints ne  marchaient pas  tant sur la terre,  ils marchaient sur l’eau, et pourtant la terre n’a jamais été aussi bien habitée, l’humanité n’a jamais été mieux servie que par ces hommes et ces femmes-là!

     Voilà ce qu’elle fit le baptême, voici la merveille que  fit pour nous le Seigneur  !!

L'EPIPHANIE

La joie de l’Évangile remplit le cœur et toute la vie de ceux qui rencontrent Jésus.
Avec Jésus Christ la joie naît et renaît toujours.

  • « Personne n’est exclu de la joie que nous apporte le Seigneur ». Paul VI
  • l’Évangélisation passe par joie.
  • « Les ténèbres recouvrent la terre, mais la gloire du seigneur brille sur toi. 
. Alors tu verras, tu seras radieuse, ton cœur frémira et se dilatera. Les trésors d'au-delà des mers afflueront vers toi avec les richesses des nations». Isaïe

  • Combien de gens aujourd’hui chantent cette joie, sur Internet ou ailleurs ? Combien ces témoignages doivent nous redonner du cœur au ventre !

  • Pour ces fêtes de Noël, et cette fête de l’ Épiphanie, nous pressentons cette joie proclamée dans les textes.
  • «  Regardes-en toi  d’où te vient cette joie, cet amour du prochain, tu verras Dieu dans la mesure de ton possible ». Saint-Augustin


  • Mais avons-nous vraiment conscience du privilège qui est le nôtre ?
  • Par révélation,  nous dit Saint Paul, nous avons connu le mystère du Christ.
  •   Dieu ne l’avait pas fait connaître ni aux générations passées ni aux autres,
  • Mais à nous,  il a voulu faire connaître la révélation:

  • Et quelle est cette révélation ?? nous sommes associés au même héritage, au même corps, et aux mêmes promesses.
    • Que l’on trouve dans l’ancien peuple de Dieu, les juifs, mais aussi la promesse que l’on trouve dans le Christ Jésus.
    • Car dans le Christ nous trouvons tout ce que Dieu  veut donner aujourd’hui, a voulu donner aux hommes dans le passé, et tout ce qu’il donnera aux hommes dans les siècles à venir.

 Mais quel est ce mystère du Christ ?
  • Nous avons vu se lever son étoile (  quelle joie pour ces rois mages de voir ces étoiles, non pas une grande lumière, mais une toute petite lumière qui brille dans  le Ciel.  Quelle espérance  qui guide ces mages à travers tant de périples, de kilomètres, de dangers ! Quel bonheur de se prosterner enfin devant le roi des juifs qui avec eux, devient le roi du monde !)
  •   2000 ans après, qui ne connaît pas le  Nom de  Jésus ?

  • Mais nous,  nous avons vu bien plus qu’une étoile  Par notre foi:  nous avons vu,  ou entrevu le Christ dans tout son mystère: 
  • Nous avons vu en lui la  Vie, la  Réconciliation, la  Parole, l’Amour, le  Fils de Dieu, Dieu tel qu’il est, et nous avons vu le Père. « qui me voit a vu le  Père » Jn 14
  • Et ce que nous avons pu voir en lui, le peu que nous avons pu voir en lui,   a fait naître cette joie rayonnante qui n’est qu’une préfiguration de tout ce qu’il nous donnera.
  • Élisabeth a ressenti cette joie en  accueillant Jésus dans le sein de Marie. Le mystère de la Visitation
  • «Lorsque le fils de Dieu apparaîtra, nous serons semblables à lui, car nous le verrons tel qu’il est.» Jn 3

  • Mais celui qui reste dans son péché, même s’il croit le connaître, en fait ne connaît pas vraiment encore. Comme le dit  encore Saint-Jean.

  • L’Église est aussi depuis le fond des siècles cette étoile qui guide les peuples.
  • Elle est l‘Épouse de Christ qui le connaît de l’intérieur. Elle est envoyée, pour que les hommes et les femmes connaissent cette joie qui naît de la  rencontre de Jésus. 

  •   C’est pour cela qu’elle annonce d’abord le Christ et son amour, mais aussi qu’elle dénonce toute atteinte, à la vérité.
  • C’est-à-dire à tout ce qui nous éloigne de la véritable relation avec Jésus. ( L’idolâtrie de l’argent,  l’esclavage des passions, l’injustice envers les plus pauvres, toutes les exploitations modernes…) 
  • Elle demande la liberté religieuse pour tous : la liberté des chrétiens dans les pays musulmans ou hindous, mais aussi la liberté des autres religions, comme les musulmans, dans les pays dits chrétiens..

  • Voilà ce cadeau que le Christ nous offre et qu’il faut aussi offrir à toutes les nations : la Joie et la Paix.
  • Or les nations ne sont pas toujours très loin de notre porte d’entrée, ou de notre voisinage.
  • Il nous faut vaincre la peur de la rencontre de l’autre, sans quoi le Fils continuera, à être cet inconnu qui a tellement à offrir.
  • Car la joie  du Christ, c’est-à-dire de Dieu, n’est pas une joie éphémère, d’un instant, comme ce que donnent les plaisirs passagers de ce monde,
  • Mais qui voit le Christ reçoit de Lui la véritable joie qui vient non pas de l’extérieur, mais de l’intérieur et qui plus on devient  saint et plus elle demeure invincible malgré toutes les souffrances.

  •   Pour nous aujourd’hui, comme  pour les mages hier,  même si notre vie est entourée de ténèbres, de doutes, de désespoirs, de maladies, vieillesse,  il y a une petite étoile;   Dieu a mis dans notre vie une étoile. Quelle est  cette étoile qui peut me guider comme les  mages, vers le Christ ?
  •   Alors redécouvrons notre humanité ne peut  s’épanouir que dans la divinité, comme l’eau qui ne peut trouver vraiment son goût que dans le vin,
  • comme dans chaque  Eucharistie ou la joie nous est donnée à boire à profusion, nous qui sommes les descendants des mages, ces païens qui   essayent de devenir chrétiens.


Amen

mardi 31 décembre 2013

la Sainte Famille A

  • Aujourd’hui nous célébrons la Sainte-Famille.
  • Comme dit la prière d’ouverture adressée au Seigneur, c’est une invitation pour chaque famille, de pratiquer les vertus familiales et être unies par les liens de  ton amour.

 D’un enfant jeté dans l’histoire.
  • En regardant un album de photos de la famille, envoyé par une de mes cousines,  après le décès de  mes parents, je contemplais toute la lignée de mes ancêtres, de mes  oncles et tantes, cousins et cousines…
  • J’avais l’impression de  me plonger dans un bain d’humanité.  Cette humanité à laquelle je suis relié d’une façon ou d’une autre.
  • Cette humanité qui a aimé, a souffert, s’est unie dans un lit, à chercher, à avancer,  à fait la guerre, a fait la paix, à jouer ensemble,  s’est séparée, a haï, a pardonné, etc.

  • La vie de la Sainte-Famille n’a pas été non plus de tout repos.
  • Jésus semblait un enfant bien invisible dans sa crèche,  mais cela n’a pas duré longtemps !  le grand roi Hérode a peur  de cet enfant !   Alors il cherche à le tuer.
  • Il a peur que cet enfant prenne sa place.   Des païens, des mages, l’appellent le Christ.
  • Alors que ce Jésus   né à Bethléem ne vient que pour l’aimer et le sauver de lui-même  et de sa peur. 
  •   Mais lui voit cela de façon tellement  humaine.

  • Puis voilà que Joseph et Marie avec l’enfant, sont obligés de partir comme des émigrés en Égypte.
  • On a l’impression que la destinée  des pères était une préfiguration de la destinée du Fils qui par sa mort et sa résurrection achèvera toute victoire sur ce monde,  symbolisé par l’Égypte. 
  • C’est ce qui était écrit dans le livre de ben Sirac le sage : « le Seigneur glorifie le père dans ses enfants ».

  • Ce qu’on peut remarquer c’est que le  Seigneur guide  toute la famille par les songes de Joseph.
  • Cela signifie : le Seigneur est le premier aimé et premier  servi dans cette famille,  et le Seigneur  est le premier à guider et protéger cette famille.
  • Ne pensons pas que Joseph et Marie sont un couple au rabais. Que leur amour mutuel n’est pas un vrai amour humain. Ce serait une très grave erreur sur l’action du Seigneur dans un couple humain.
  • La grâce, la sainteté, bien loin d’éloigner Joseph de Marie ou de Marie de Joseph, a tellement élevé leur cœur qu’ils vivent déjà en union  quasi parfaite sur cette terre.
  • Ils sont l’homme et la femme qui ont le mieux vécu le projet de Dieu sur le couple humain : l’amour.
  • En  vivant de et par la Trinité d’Amour, Joseph et Marie allaient puiser au fond de leur âme, aux sources mêmes de  leur amour,   pour le rayonner totalement et sans voile  sur son conjoint.
  • La sainteté n’est pas faite uniquement pour des prêtres, des moines ou des religieuses, la sainteté est pour tout homme et toute femme vivant dans le mariage ou non.

  • On a souvent buté sur cette phrase de Saint-Paul : 1Co 7 « L'homme qui n'est pas marié a souci des affaires du Seigneur, pour plaire au Seigneur. Celui qui s'est marié a souci des affaires du monde  pour plaire à sa femme»
  •   On a fait de l’état religieux un état supérieur   à la vie des hommes et des femmes mariées. la sexualité : une concession faite par le  Seigneur aux hommes et aux femmes mariées pour la procréation, et non un don de Dieu pour épanouir l’amour du couple.
  • Le père  Caffarel disait ( END) : « il faudrait guider les ménages vers la perfection de la vie sexuelle ». 
  • La Sainteté vient  du baptême.  Le baptême se déploie dans des formes différentes de  vocations.
  • La différence soulignée par Saint-Paul  est une question de moyens et non pas d’essence.  C’est-à-dire qu’il y a plus de facilité à atteindre la sainteté  par la vie consacrée que dans la vie de couple (  par les conseils évangéliques : pauvreté, chasteté, obéissance).
  • Mais, s’il y a peut-être plus de facilité, il n’y a pas plus  automatiquement de mérites. Travailler dans le monde, élever ses enfants, vivre la fidélité conjugale, ouvrir sa maison aux plus pauvres ...  Les voilà les vertus de la sainteté familiale.

  • L'important est de faire la volonté de Dieu.  Que ce soit dans une condition dans une autre. Il faut trouver sa vocation et s’y tenir. Il n'y a pas de supériorité à être ceci ou cela.  La seule supériorité c'est la charité et  la charité s’est faire la volonté de Dieu.
  •   JP II  explique en 1980 : «Cette «supériorité» de la continence sur le mariage ne signifie jamais,  dans la tradition authentique de l’Église, une dévaluation du mariage ou une réduction de sa valeur essentielle».... 
  • «Il n’y a aucune base pour une opposition supposée selon laquelle les célibataires constitueraient, pour le seul motif de leur continence, la  classe des parfaits et au contraire, les personnes mariées constitueraient la classe des non parfaits. La perfection de la vie chrétienne se mesure par contre à la charité. Cette perfection est accessible et possible à toutes personnes, dans un institut religieux comme dans le monde.

  • GS V « l’appel à la perfection de la charité s’adresse à tous ceux qui croient au Christ, quel que soit leur état ou leur forme de vie»
  • Saint-François-de-Sales au XVI° « c’est une erreur, et une hérésie, de vouloir bannir la vie de sainteté de la compagnie des soldatz, de la boutique des artisans, de la cour des princes, du message des gens mariés ... »

  • Que de  temps il a fallu  à l’Église pour institutionnaliser par des canonisations, une intuition  qui court depuis l’Ancien Testament, qui traverse l’Évangile et toute tradition de l’Église.
  • Quel combat contre certaines formes de manichéisme dévalorisant toujours le corps par rapport à l’esprit!
  • Quelle victoire, lorsque Jean-Paul II  en 2001 et Benoît XVI  en 2008 ont béatifié Luigi & Maria Qattrochi et Louis et Zélie Martin.  


  •  Il faut en être persuadé : la source de notre vie familiale, le modèle, le prototype de notre visage, la flamme même de notre amour les uns pour les autres, c’est la Trinité, c’est la vie trinitaire en nous.
  • C’est l’amour du Père pour son Fils, c’est  la charité du Fils pour son Père, c’est l’amour de l’Esprit pour le Fils et  l’amour du Fils pour l’Esprit, ce sont tous ces amours que nous retrouvons dans nos relations familiales, qui s’expriment de façon particulière et humaine, selon  La vocation de chacun.
  • Et plus le Verbe se fera chair, plus le  Christ vivra en nous, plus sa sainteté modèlera nos actes et nos cœurs et plus notre Amour  grandira les uns pour les autres, et notre communion sera parfaite.
  • GS n° 49 "Associant l’humain et le divin, un tel amour conduit les époux à un don libre et mutuel d’eux-mêmes qui se manifeste par des sentiments et des gestes de tendresse et il imprègne toute leur vie".  Amen

Jour de NOEL A

  • Pourquoi offrons-nous des cadeaux à Noël ?
  • N’est-ce pas tout dirait l’importance des uns par rapport aux autres 
  • Dieu nous a offert son Fils, la parole divine qui a créé le monde, le LOGOS.  Ce Jésus n’est pas une personne humaine pour la foi. C’est la personne du Fils de Dieu, qu’il a créé ces mondes, qui a pris chair de la vierge Marie et à révéler son visage dans une grotte entre Joseph et Marie. C’est ce que dit saint Paul : « il nous a parlé par ce Fils qui l’a écrit qu’il a établi héritier de toute chose est parti il l’a créé les mondes. Reflet resplendissant de la gloire du Père, expression parfaite de son être. Ce Fils qui porte toutes choses par sa parole puissante.»
  • Est-ce que cela change quelque chose pour l’humanité, pour nous, notre quotidien ?
  • Dieu nous offre son Fils, au milieu d’une famille humaine, pauvre parmi les pauvres, dans une crèche. 
  • C’est à dire que Jésus est vivant aujourd’hui parmi nous, Il est présent dans nos familles dans notre vie, notre cœur.
  • «Elle n’est pas loin cette parole elle est dans ta bouche, dans ton cœur».

  • Lorsque le Fils de Dieu entre dans notre humanité, de façon si proche et si discrète, il donne à chacun d’entre nous, aux plus petits, aux plus pauvres , aux bergers de notre temps, une incomparable dignité.

  • Le Christ se fait homme n’ont pas d’abord, pour nous sauver du péché, pour s’offrir sur la croix, mais pour nous révéler l’incommensurable amour de Dieu.
  • C’est cet amour  qui le pousse à épouser notre humanité.
  • S’il a créé ce monde, et chacun des hommes, c’est pour se donner lui-même,  c’est pour donner tout ce qu’il a, et tout ce qu’il est. 
  • Saint-François-de-Sales : « son infinie bonté est portée à la communication ».
  • Ainsi si nous le recevons, si nous nous laissons faire, si nous écoutons, nous recevrons en héritage toute chose à l’image de Jésus, le Fils, et nous recevrons Dieu lui-même. Ainsi nous recevrons non seulement toute la terre et les cieux et la lumière en héritage, mais nous deviendrons nous-mêmes éternel comme lui-même est éternel,  joyeux  comme il est joyeux, Amour comme il est l’Amour.
  •   Ce don de l’amour de Dieu pour nous et la réponse de l’homme à un tel appel, porte dans la Bible un nom : l’Alliance

  • Cette Alliance nous la voyons à l’oeuvre dans la vie de Saint Paul quand il dit : « ce n’est plus moi qui vis, mais c’est le Christ qui vit en moi. » Et Saint-François-de-Sales  ira jusqu’à  faire dire  à Dieu : « ce n’est plus moi qui vie, mais c’est l’homme qui vit en moi »
  •   Un peu comme lui le coton. On ne sait plus si c’est lui qui est cotonneuse ou si c’est le coton il est huileux.

•Ainsi l’homme devient digne d’être aimé, d’être infiniment aimé. Le projet éternel de Dieu est de se donner à lui comme le Père veut transmettre tout ce qu’il a et tout ce qu’il est à son Fils, comme le fiancé veut se donner entièrement à sa fiancée.

  • Mais l’homme ayant la beauté l’image de Dieu a reçu aussi sa liberté.
  • Et l’homme se voyant tellement extraordinaire, sentant en lui des possibilités tellement infinies,  c’est à lui-même : ce n’est pas Dieu qui est infiniment aimable. C’est moi qui suis extraordinaire, c’est moi qui suis Dieu.
  • Il s’est aimé, cet homme, jusqu’à nier Dieu dans toute sa vie. En refusant toute trace de la religion dans la société.
  • Mais l’homme n’a pas de dignité en lui-même. Il n’a pas de consistance en lui-même. L’homme est mortel. Il a existé sans vouloir il mourra sans le vouloir. Qui se souviendra de sa vie ? Alors l’homme perd le souvenir de sa propre dignité. En particulier des plus petits des enfants, des pauvres, des malades, des vieux. S’ils veulent mourir qu’il meurt, il cote trop cher, ils ne sont pas assez rentables…etc.

  • Mais cette folie d’un homme qui se détache de Dieu, d’une terre qui se détache du soleil, une rivière tous les étages sa source devient pauvre désert, devient une pauvre humanité toujours en guerre contre elle-même, cet homme pécheur, n’a pas poussé  Dieu à l’abandonner,
  • Bien au contraire la folie de l’homme à exciter encore plus son amour pour lui pour ce pauvre homme, ce pauvre pécheur, jusqu’à la folie de la croix.

  • Ce salut apporté par Jésus de Nazareth pour nous sauver des ténèbres, de Satan, pour nous sauver des enfers de la mort, n’est pas  une opinion privée. Cette Bonne Nouvelle est pour tous.  Il ne s’agit pas donc pas d'interdire son annonce sur toutes les places publiques, sur la place médiatique d’Internet ou d’autres.
  • car ce Jésus mort et ressuscité et le logos. Il est la parole d’amour qui a créé ce monde, l’intelligence qui règne dans toute sa création, et l’amour qui nous donne ainsi qui est notre vie.
  • Tout homme est capable de Dieu tout homme est digne de Dieu. Jésus est venu pour révéler le visage du Père à tout homme.
  • Tout homme a le droit de connaître Jésus, et de recevoir cet immense cadeau. Tout en a le droit de retrouver son Père, le sein de son Père le cœur de son Père là où Jésus demeure depuis toujours.
  • Depuis son incarnation, Dieu est capable de rejoindre chacun, de lui parler sa propre langue, de partager sa vie sa souffrance et ses joies.
  • Depuis son incarnation, et par le mystère de l’Eucharistie, qui renouvelle  la puissance du baptême en nous, il est capable de nous libérer de nos affections en animal, de nos choix mauvais, de nos voies sans issue, pour que l’on redevienne capable de se gouverner par la raison. Pour que l’on redevienne totalement libre d’agir comme Dieu lui-même.
  • Tout homme et capable qui a le droit d’entrer dans l’humanité nouvelle qui est le projet premier et dernier de Dieu sur ce monde.
  • Ainsi le vrai chemin de l’humanité est le chemin de la sainteté qui est la route vers Dieu lui-même.
  • Vers ce Dieu qui a le visage de Jésus, vers ce Dieu qui a le cœur de Jésus, vers ce Dieu qui a  les actes de ce Jésus.
  • Voici le grand cadeau de Noël.
  • Ce cadeau, c’est le cadeau du Père qui offre Jésus à toute l’humanité.
  • Mais Noël,  c’est aussi le cadeau de chacun d’entre nous qui s’offre à Dieu, le Père, par le Christ, qui aime Dieu en aimant et en servant chacun de ses frères. En considérant chacun comme plus grand que soi. 
  • Ainsi Dieu veut sceller une alliance où chacun vit en communion avec chacun, où chacun par s’offre à chacun amitié et par amour de charité. où chacun devient en quelque sorte chacun.
  • Voici donc le cadeau de Noël :
  • L’amour du Père pour chacun
  • L’alliance entre la divinité humanité
  • L’infinie dignité de chacun appelé par Dieu à partager sa gloire pour les siècles sans fin.  Amen


Messe de la Nuit Sainte de NOEL

  • Ce soir n’est pas, un soir comme les autres soirs. 
  • Ce soir c’est la naissance de Jésus
  • Pourquoi sommes-nous là ?  Parce que  comme les bergers, nous avons entendu le chant des anges.
  • Une musique faite de douceur, de grandeur, splendeur, de simplicité…au fond de notre cœur.
  • Nous avons suivi les bergers pour être avec eux dans la crèche.
  • Il nous faut suivre Marie, Joseph pour découvrir avec  eux l’enfant Jésus.

  • Avec Jésus, le ciel qui est descendu sur la terre : voilà pourquoi les anges  chantent. Jamais ils n’ont été aussi heureux qu’aujourd’hui.
  •   Jésus  est aussi le Messie tant attendu par tous les peuples,  il est l’enfant de la terre, et c’est pour  cela que  Jésus naît dans une grotte au cœur de la terre.

  • Jésus vient pour nous, et pour notre Salut.

  •   Son Aamour est tellement grand  pour nous, que le Père et Lui ont projeté de nous faire participer à leur Vie, leur Amour à leur Splendeur.
  • Cette venue de Dieu dans notre chaire, de ce fils de Dieu petit enfant, a toujours été prévue. Avant même la création du monde avant même le big-bang, le Père savait qu’Il nous donnerait Jésus pour frère, pour ami, et pour Roi.
  • Le propre de l’amour c’est de s’unir à celui qu’il veut se rapprocher de lui.

  • Qu’est-ce qu’il y a de plus important dans ce monde ? Le pouvoir, l’argent ? Serons-nous de ceux qui ferment la porte à Jésus le jour de Noël ?
  • Beaucoup d’entre nous se disent chrétiens, se croient chrétiens, parce qu’ils sont baptisés parce qu’ils ont quelques valeurs chrétiennes. Mais ils ne le sont pas, ou si peu…
  • Serons-nous de ceux qui auront un simple vernis chrétien ? 
- Être chrétien cela veut dire accueillir Jésus, le  prendre dans ses bras,  l’aimer comme Joseph et Marie devenir ses disciples toujours et partout !
- Quand un enfant ouvre les yeux pour la première fois à ce monde, et quand vous le prenez dans vos bras, est-ce que c’est simplement pour une fois ? Et ensuite, l’abandonner sur la paille, au milieu du froid des animaux sauvages ?
  • Si vous voulez devenir des disciples de Jésus, alors produisez comme le dit Jean-Baptiste des signes de conversion. Il faut que ce que cela se voit par des actes,  vis-à-vis de Dieu et des actes vis-à-vis des hommes.

  • Cet enfant qui ouvre les yeux à la vie ne nous appelle - t- il  pas,  à ouvrir aussi nos yeux à la vie ? Ceux de notre cœur.  


  •  Et si nous ouvrons les yeux  de notre cœur que  verrons-nous ?
  • Verrons-nous le feu, la colère le glaive du Seigneur ?
  • Non,  nous verrons Dieu lui-même. 
  • Nous verrons  son visage qui a pris chair de la vierge Marie. Un visage de  bébés, un visage d’enfant un visage de miséricorde.
  • Qui nous dit simplement :  prends-moi simplement dans tes bras pour  me regarder  et pour m’aimer.
  • Moi je t’aime je voudrais être avec toi. Et toi quel choix vas-tu faire  ouvrir la porte de ton cœur, ou la fermer comme ces gens qui ont laissé dehors Joseph Marie et l’enfant...
  • Il est venu pour nous, et pour notre salut
  • Car prendre Jésus, dans ses bras et le sud de sa vie, ou l’abandonner, cela  n’est pas sans conséquence. 
  • car  Jésus est venu pour nous libérer de nos péchés, nous donner le pardon de Dieu et nous sauver de nous-mêmes, 
  • Il est venu nous sauver de cette humanité en détresse, nous sauver de ce monde en perdition.
  • Je suis venu vous chercher au fond de l’eau pour vous tendre la main et vous ramenez vers le soleil et le printemps, alors qu’allez-vous faire cette nuit ?
  • Alors ce soir  Laissons nous éclairer par notre foi, et réjouissons-nous de tout notre cœur, comme chantait  les anges : aujourd’hui  vous est né un sauveur, et Paix aux hommes sur toute la terre car Dieu nous aime.
  • AMEN