Après son baptême rempli de l’Esprit Saint, Jésus est conduit au désert pour vaincre le démon.
Non pas pour lui, mais pour nous. Afin que nous aussi nous puissions le vaincre et avec lui, toutes les formes de tentations.
Car il est écrit dans le Psaume : «tu marcheras sur la vipère et le scorpion , tu écraseras le lion et le dragon» Ps 90
Une mère protectrice ne rendra pas service à son enfant si elle le couve trop: l’enfant a besoin pour devenir adulte de passer par l’épreuve afin de vaincre le mal et servir le bien.
Pendant ces 5 dimanches de Carême, j’essayerai de présenter quelques degrés de l’humilité selon Saint Benoit, sur 12. Car rien ne peut se faire, aucune victoire s’obtenir, sans l’humilité.
Saint Benoit (patron de la paroisse) écrit: « si donc, mes frères, nous voulons parvenir rapidement à la hauteur céleste... on y monte par l’humilité dans la vie présente»,
car «quiconque s’élève sera humilié, et qui s’humilie sera élevé» (Lc 14)
Alors, suivons le Christ dans le désert, sans peur du Malin. Car nous avons confiance dans le Seigneur, nous nous accrocherons humblement à Lui comme un enfant
«car l’enfant accroché à un rocher est plus fort que l’homme adulte ballotté par les flots»
Il a bien sorti les Juifs de l’emprise des Égyptiens, il nous sortira bien de nos ténèbres.
Première tentation
Jésus après avoir jeûné pendant 40 jours a faim.
Le Démon commence par là, par nos sens, par les désirs de la chair, par nos sentiments; il nous tente par là où nous avons faim, par nos manques. (gourmandise, Solitude, qui nous fait rencontrer n’importe qui pour satisfaire nos envies affectifs ou sexuels de façon non conforme à la Vérité).
Jésus répond: « ce n’est pas seulement de pain que l’homme doit vivre»
Saint Paul : « La Parole est près de toi, elle est dans ta bouche et dans ton cœur.» le Seigneur est dans nos cœurs et c’est Lui la nourriture de nos âmes et nos de cœurs
Saint Benoit, «le premier degré de l’humilité consiste à fuir toute négligence et à se rappeler sans cesse tout ce que Dieu a commandé»
Deuxième tentation
Le Démon propose à Jésus de régner sur tous les Royaumes de la terre, s’il se prosterne devant lui. C’est la tentation du pouvoir, de l’orgueil.
Satan est l’orgueilleux par excellence, il veut qu’on le suive, qu’on écoute ses enseignements , qu’on le considère comme un dieu, comme le dieu des hommes.
Pour garder notre pouvoir, notre gloire ou même notre reconnaissance (dans la société, dans l’Église, sur notre famille) que sommes-nous capables donc de faire, jusqu’où peut on aller ?
Jésus répond encore humblement pour la Parole de son Père, la Parole de Dieu.: « tu te prosterneras devant le Seigneur, Lui seul tu adoreras».
Saint Paul, «si tu affirmes de ta bouche que Jésus est le Seigneur, si tu crois dans ton cœur que Dieu l’a ressuscité, tu seras sauvé»
Sait Benoit : «c’est donc avec raison qu’on nous enseigne de ne pas faire notre volonté; il y a des voies qui semblent droites aux hommes et dont le terme est le fond de l’enfer».
«le Seigneur regarde s’il en est un qui a l’intelligence de chercher Dieu» Ps 13
Troisième tentation
Le Démon met Jésus au sommet du Temple et lui demande de se jeter d’en haut en détournant le sens des Écritures.
Jésus enseignera toujours dans le Temple, dès son enfance, mais jamais au-dessus. C’est la tentation de se mettre au-dessus de Dieu, de se prendre pour Dieu, de faire de Dieu son esclave, l’objet de ses désirs.
Et nous quand nous marchons selon notre désir seul, quand nous voulons la première place, quand nous ne désirons pas le suivre ou le servir, quand nous changeons les lois naturelles du mariage, quand nous décidons qui doit vivre ou mourir, quand nous jugeons tout simplement, quand le monde doit tourner autour de nous, de notre avis, est ce qu’on ne se met pas au-dessus de Dieu ?
Jésus répond par l’Écriture «tu ne tenteras pas le Seigneur ton Dieu»
Saint Paul: «entre Juifs et païens pas de différence, tous ont le même Seigneur, généreux envers ceux qui l’invoquent»
Saint Benoit : «je n’ai pas marché dans les hauteurs ni dans les merveilles au-dessus de moi» Ps 130
«Ainsi tout élèvement est une espèce d’orgueil»
«S’il use d’indulgence en notre temps, c’est parce qu’il est Bon et attend que nous nous corrigions».
«concluons mes frères, dit Saint Benoit, qu’à toute heure nous devons être vigilants»
Car le Seigneur nous cherche, il attend patiemment que nous remettions toutes choses en ordre, dans la simplicité de l’humilité , du bon sens et de la Foi.
Dieu premier servit et unique amour, et le prochain aimer en Lui
Faire tout par Lui, et en Lui
À lui doit être apporté nos « les prémices de tes récoltes» comme le livre du Dt dans la première lecture.
C’est-à-dire lui apporter, non seulement ce que nous avons de plus cher, mais attendre de Lui, tout ce qui nous fait vivre, et lui rapporter tous nos actes, toutes nos journées.
Être vigilant, très vigilant sur nos actes, nos attitudes, nos regards, sur notre cœur.
Car à chaque fois que l’on s’élève à nos yeux, aux yeux des autres, nous prenons la route de Satan. Cette route ne finit pas dans la pleine réalisation de soi et au Paradis, comme le Menteur depuis le commencement veut nous le faire croire, mais bien plutôt au fond des enfers.
Et à chaque fois qu’on s’abaisse, devant Dieu ou devant les autres, que l’on accepte de s’humilier, de se taire, de servir dans l’oubli de soi, que l’on arrête de revendiquer pour soi, mais qu’on se met au service des autres, c’est le chemin du Christ que l’on prend.
Il aboutit au Paradis et la pleine communion entre Dieu et les hommes, à une communauté de vie et d’amour, comme St Benoit, au nom du Christ a voulu déjà construire sur la terre.
Que l’idéal de Saint Benoit soit aussi le nôtre en ce temps de Carême, qu’il soit notre effort et notre but, que nous y portions toute notre attention, et que le Seigneur patiente avec nous.
Amen
Toutes les homélies sont triées par temps particulier (AVENT, NOËL, CARÊME...) ou par année (A, B, C) pour le temps ordinaire. ... prière d'excuser parfois le style télégraphique (mode oral). Je ne prends pas toujours le temps de tout bien relire ...
samedi 16 février 2013
jeudi 14 février 2013
Mercredi des cendres
Dis-moi pour qui tu travailles ?
Dis-moi pour qui tu cours, pour qui tu travailles , quelle est ta gloire, et je te dirais, qui tu es ....
Un résumé de l’Évangile
En effet, quel est le reproche que le Christ nous fait, pour l’aumône, ou la prière ou le jeune (si encore on le fait )?
C’est de se donner en spectacle pour que les autres le voient, pour que la gloire reçue des autres me glorifie à mes propres yeux, comme si tout venait de moi.
Quand tu fais l'aumône, ne fais pas sonner de la trompette devant toi, comme ceux qui se donnent en spectacle... Amen, je vous le déclare : ceux-là ont touché leur récompense.
Par compte, celui qui donne prie, jeune dans le secret c’est la Gloire de Dieu seul qu’il cherche, ou il y a plus de chance qu’il en soit ainsi ...
Nous louchons facilement.
- Ne croyons pas trop vite que nous recherchons uniquement le bonheur de Dieu, à honorer le Christ
Nous louchons souvent : un oeil sur le Seigneur, certes, mais aussi un oeil sur soi .... Pour savoir, qui je suis, quelle est mon image auprès des autres, ou de moi .....
Ainsi on se détourne ... Un peu ou totalement, jusqu’à tourner le dos au Seigneur, à ses propositions de vie, à la Vie, jusqu’à justifier des aberrations comme récemment en France.
Se détourner un peu .... péché véniel, totalement : péché mortel
Là où Dieu ne suffit plus
« L’idole commence, méditait le cardinal H. Urs Von Balthazar, là où Dieu ne suffit plus ».
- Cette parole est tellement vraie : qu’il est difficile de résister aux mille désirs qui nous dispersent loin de Dieu ! Difficile de croire que le Dieu est notre Unique Nécessaire ; vouloir tout recevoir de Lui.
Se laisser conduire par l’Esprit.
Le temps du carême, c’est se laisser conduire par l’Esprit dans nos déserts, dans nos Babylone, là où le Seigneur n’est plus le premier choisi, où il ne règne plus en Maître.
Car là où Dieu n’est plus Roi, le Prince de ce monde a tôt fait de prendre sa place. Il nous tente par la peur de manquer, par le besoin de se défouler sans mesure, de rejeter «les tabous,» à être toujours à la mode... Autant de suggestions et bien d’autres qui nous conduisent à relativiser la Parole de Dieu, « à en prendre et à en laisser ».
Mais si la Parole n’est plus la norme ultime, qui juge toutes les propositions humaines, nous sommes déjà déchus de notre dignité filiale.
L’appel « revenez à moi » suppose que nous nous détournions des idoles qui nous et que nous nous arrachions à notre tiédeur, à nos demi-mesures, à nos compromissions avec l’esprit du monde.
Le carême est une vraie conversion
Le carême ce n’est pas d’abord faire une liste de péché ... Quoiqu’on reparle des 7 péchés capitaux (livres, sur KTO cette année)
Mais c’est une conversion : «le carême nous apprend à vivre de façon toujours plus radicale l’amour du Christ» écrit B XVI. C’est pour cela que le retour vers le Seigneur est toujours une con-version un retournement.
- c’est décider de marcher vers le Seigneur, se décider à marcher vers Dieu notre Père.
C’est Lui qui me donne la vie à chaque instant, et c’est vers Lui et pour Lui que je marcherai désormais.
Non pas demain, mais aujourd’hui : Or, c'est maintenant le moment favorable, c'est maintenant le jour du salut. (Paul)
La conversion : un temps de pleurs et de joie !
- Le carême est un temps de pleurs quand le Seigneur nous fait la grâce infinie de voir son péché. De me rendre compte de ses conséquences.
Mais aussi un temps de joie. Cette joie vient à proprement parler de la conversion demandée.
Le carême peut-être vécu en traînant les pieds comme une corvée ou un rite à faire ... Mais en fait, il y a une joie très particulière à se lancer dans ces 40 jours de pénitence: «Déchirez vos cœurs et non pas vos vêtements, et revenez au Seigneur votre Dieu» certes! mais aussi « il est tendre et miséricordieux, lent à la colère et plein d'amour, renonçant au châtiment»
Le retournement vers le Christ me donne la Joie, la force, la grâce nécessaires pour vivre un carême en vérité.
Le carême, c’est déjà dans un certain sens entrer dans la lumière de Pâques, c’est avoir la résurrection du Christ et la nôtre en ligne de mire.
Vivre déjà dans la lumière de Pâques, se convertir en vérité, c’est agir. C’est laisser le Seigneur agir en moi et moi aimer et agir en Lui.
Ainsi la conversion passe par 3 points,
L’argent, la prière et le jeûne.
Remarquons que le Seigneur commence par l’argent : «vous ne pouvez servir Dieu et l’Argent»
Si nous partageons, nous commençons à faire disparaître en nous la peur de manquer, à renoncer à nous enrichir par nous-mêmes avec des choses qui ne peuvent en fait que m’appauvrir humainement. Là où l’argent règne l’homme a t il encore sa place, et Dieu son Père ?
Et si nous partagions au moins un dixième de ce que nous avons (la dîme), ce serait merveilleux !
Partager en secret, c’est accepter que Dieu seul le voie ... C’est chercher la Gloire seul de Dieu, à cause de Lui seul et de son amour pour nous, pour moi .
La prière
-libéré de l’argent comme divinité, je peux me tourner vers le Père.
Quelle sera la qualité de ma prière ? «Ma vie vaudra ce que vaut ma prière , mon oraison» disait M Robin ..
Pour toi, va dans le fond de ta maison, va dans le fond de ton cœur, ferme ta porte sur toutes les sollicitations extérieures, et trouve ton Père qui t’attend dans le silence afin de te régénérer, consoler, revivifier
Le jeûne
La gourmandise, l’avidité, la recherche constante de consolation, de compensation, en fait, le refus de la croix de Jésus dans notre vie, et de la souffrance nous pousse au retournement sur soi, à l’injustice, à l’individualisme qui engendre la tristesse, et la violence autour de soi ...
Le christianisme ce n’est pas chacun pour soi et Dieu pour tous, mais c’est Dieu pour tous et chacun pour tous
Sonnez de la trompette dans Jérusalem : prescrivez un jeûne sacré, annoncez une solennité, réunissez le peuple, tenez une assemblée sainte, rassemblez les anciens, réunissez petits enfants et nourrissons !
Le temps du carême est un temps ou l’on se retrouve ensemble, en paroisse, en communauté, de façon mondiale pour prier et partager les uns avec les autres . Pour se redire combien Dieu existe et est là dans nos vies,
combien il veut notre bonheur
qu’il est le seul à connaître le chemin vers la vie ....
Oui,celui que nous avons crucifié et qui est vivant trois jours après, est bien celui qui a dit
«je suis le chemin la vérité et la vie ... « !
Dis-moi pour qui tu cours, pour qui tu travailles , quelle est ta gloire, et je te dirais, qui tu es ....
Un résumé de l’Évangile
En effet, quel est le reproche que le Christ nous fait, pour l’aumône, ou la prière ou le jeune (si encore on le fait )?
C’est de se donner en spectacle pour que les autres le voient, pour que la gloire reçue des autres me glorifie à mes propres yeux, comme si tout venait de moi.
Quand tu fais l'aumône, ne fais pas sonner de la trompette devant toi, comme ceux qui se donnent en spectacle... Amen, je vous le déclare : ceux-là ont touché leur récompense.
Par compte, celui qui donne prie, jeune dans le secret c’est la Gloire de Dieu seul qu’il cherche, ou il y a plus de chance qu’il en soit ainsi ...
Nous louchons facilement.
- Ne croyons pas trop vite que nous recherchons uniquement le bonheur de Dieu, à honorer le Christ
Nous louchons souvent : un oeil sur le Seigneur, certes, mais aussi un oeil sur soi .... Pour savoir, qui je suis, quelle est mon image auprès des autres, ou de moi .....
Ainsi on se détourne ... Un peu ou totalement, jusqu’à tourner le dos au Seigneur, à ses propositions de vie, à la Vie, jusqu’à justifier des aberrations comme récemment en France.
Se détourner un peu .... péché véniel, totalement : péché mortel
Là où Dieu ne suffit plus
« L’idole commence, méditait le cardinal H. Urs Von Balthazar, là où Dieu ne suffit plus ».
- Cette parole est tellement vraie : qu’il est difficile de résister aux mille désirs qui nous dispersent loin de Dieu ! Difficile de croire que le Dieu est notre Unique Nécessaire ; vouloir tout recevoir de Lui.
Se laisser conduire par l’Esprit.
Le temps du carême, c’est se laisser conduire par l’Esprit dans nos déserts, dans nos Babylone, là où le Seigneur n’est plus le premier choisi, où il ne règne plus en Maître.
Car là où Dieu n’est plus Roi, le Prince de ce monde a tôt fait de prendre sa place. Il nous tente par la peur de manquer, par le besoin de se défouler sans mesure, de rejeter «les tabous,» à être toujours à la mode... Autant de suggestions et bien d’autres qui nous conduisent à relativiser la Parole de Dieu, « à en prendre et à en laisser ».
Mais si la Parole n’est plus la norme ultime, qui juge toutes les propositions humaines, nous sommes déjà déchus de notre dignité filiale.
L’appel « revenez à moi » suppose que nous nous détournions des idoles qui nous et que nous nous arrachions à notre tiédeur, à nos demi-mesures, à nos compromissions avec l’esprit du monde.
Le carême est une vraie conversion
Le carême ce n’est pas d’abord faire une liste de péché ... Quoiqu’on reparle des 7 péchés capitaux (livres, sur KTO cette année)
Mais c’est une conversion : «le carême nous apprend à vivre de façon toujours plus radicale l’amour du Christ» écrit B XVI. C’est pour cela que le retour vers le Seigneur est toujours une con-version un retournement.
- c’est décider de marcher vers le Seigneur, se décider à marcher vers Dieu notre Père.
C’est Lui qui me donne la vie à chaque instant, et c’est vers Lui et pour Lui que je marcherai désormais.
Non pas demain, mais aujourd’hui : Or, c'est maintenant le moment favorable, c'est maintenant le jour du salut. (Paul)
La conversion : un temps de pleurs et de joie !
- Le carême est un temps de pleurs quand le Seigneur nous fait la grâce infinie de voir son péché. De me rendre compte de ses conséquences.
Mais aussi un temps de joie. Cette joie vient à proprement parler de la conversion demandée.
Le carême peut-être vécu en traînant les pieds comme une corvée ou un rite à faire ... Mais en fait, il y a une joie très particulière à se lancer dans ces 40 jours de pénitence: «Déchirez vos cœurs et non pas vos vêtements, et revenez au Seigneur votre Dieu» certes! mais aussi « il est tendre et miséricordieux, lent à la colère et plein d'amour, renonçant au châtiment»
Le retournement vers le Christ me donne la Joie, la force, la grâce nécessaires pour vivre un carême en vérité.
Le carême, c’est déjà dans un certain sens entrer dans la lumière de Pâques, c’est avoir la résurrection du Christ et la nôtre en ligne de mire.
Vivre déjà dans la lumière de Pâques, se convertir en vérité, c’est agir. C’est laisser le Seigneur agir en moi et moi aimer et agir en Lui.
Ainsi la conversion passe par 3 points,
L’argent, la prière et le jeûne.
Remarquons que le Seigneur commence par l’argent : «vous ne pouvez servir Dieu et l’Argent»
Si nous partageons, nous commençons à faire disparaître en nous la peur de manquer, à renoncer à nous enrichir par nous-mêmes avec des choses qui ne peuvent en fait que m’appauvrir humainement. Là où l’argent règne l’homme a t il encore sa place, et Dieu son Père ?
Et si nous partagions au moins un dixième de ce que nous avons (la dîme), ce serait merveilleux !
Partager en secret, c’est accepter que Dieu seul le voie ... C’est chercher la Gloire seul de Dieu, à cause de Lui seul et de son amour pour nous, pour moi .
La prière
-libéré de l’argent comme divinité, je peux me tourner vers le Père.
Quelle sera la qualité de ma prière ? «Ma vie vaudra ce que vaut ma prière , mon oraison» disait M Robin ..
Pour toi, va dans le fond de ta maison, va dans le fond de ton cœur, ferme ta porte sur toutes les sollicitations extérieures, et trouve ton Père qui t’attend dans le silence afin de te régénérer, consoler, revivifier
Le jeûne
La gourmandise, l’avidité, la recherche constante de consolation, de compensation, en fait, le refus de la croix de Jésus dans notre vie, et de la souffrance nous pousse au retournement sur soi, à l’injustice, à l’individualisme qui engendre la tristesse, et la violence autour de soi ...
Le christianisme ce n’est pas chacun pour soi et Dieu pour tous, mais c’est Dieu pour tous et chacun pour tous
Sonnez de la trompette dans Jérusalem : prescrivez un jeûne sacré, annoncez une solennité, réunissez le peuple, tenez une assemblée sainte, rassemblez les anciens, réunissez petits enfants et nourrissons !
Le temps du carême est un temps ou l’on se retrouve ensemble, en paroisse, en communauté, de façon mondiale pour prier et partager les uns avec les autres . Pour se redire combien Dieu existe et est là dans nos vies,
combien il veut notre bonheur
qu’il est le seul à connaître le chemin vers la vie ....
Oui,celui que nous avons crucifié et qui est vivant trois jours après, est bien celui qui a dit
«je suis le chemin la vérité et la vie ... « !
samedi 9 février 2013
5° dimanche C
«la foi, mystérieusement, selon d'imprévisibles chemins, inspire et guide mon existence ... Une existence que rien ne distingue, celle, je l'ai dit, d'un premier (ou dernier) venu, soumise à toutes les variantes et variations, se dilatant à la lumière et, l'instant suivant, comme exilée dans les ténèbres». PATRICK KÉCHICHIAN, journaliste et critique/littéraire au Monde.
Lumière et ténèbres: expérience du quotidien de la Foi
Celle de ce journaliste, celle des apôtres, mais aussi la nôtre
C’est le lot du chrétien, du premier au dernier, du plus saint au plus pécheur ....
Cette action est une dimension de la vie même du Christ, elle appartient à celui même qui vit de l’Esprit selon une homélie du IV siècle ...
Parfois ils sont comme plongés dans le deuil et l’affliction comme le genre humain, ils répandent des prières pour toute humanité ..... D’autres fois, ils demeurent dans une joie inexprimable sous l’action de l'Esprit. Ils sont comme un vaillant héros qui revête l’armure royale, se porte au combat, lutte courageusement contre les ennemis et remporte la victoire.
ils sont de ceux qui écoutent le Christ, interrogés par cet homme
Qui est il celui qui monte dans une barque, pour pour dominer la mer?
Et de là enseigne les foules restées sur le rivage ?
Puis il demande à Simon qui n’est pas encore Pierre «avance au large et jetez les filets», dans la mer !
Mais dit Pierre: «nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre, .....
Mais «sur ton ordre je vais jeter les filets» !
Ils prirent une telle quantité de poisson que les filets se déchirèrent !
Alors devant, une telle quantité de poissons, Pierre tomba au pieds de Jésus: «éloigne-toi de moi car je suis un pécheur»
Devant un tel décalage entre la nuit, les ténèbres et le jour
Devant une telle lumière, la lumière qu’est le Christ et le quotidien des vies humaines, c’est l’effroi nous dit l’Évangile, la peur et les tremblements !
La nuit de ce monde marquée venue de l’Impie a été cependant annoncée par St Paul :
«Auparavant doit venir l'apostasie et se révéler l'Homme impie, l'Etre perdu,
l'Adversaire, celui qui s'élève au-dessus de tout allant jusqu'à s'asseoir en personne dans le sanctuaire de Dieu, se produisant lui-même comme Dieu». 2Th 2
Saint Paul décrit l’homme qui se prend pour Dieu Lui-même . Situation qui ressemble à notre temps, mais en fait à tous les temps.
Mais le Christ est là et dit à Pierre, « sois sans crainte» ! Alors revenu sur le rivage ils le suivirent ..
la symbolique est claire : le Christ présent dans la barque de Pierre, c’est le Christ ressuscité victorieux du mal et de la mort, symbolisée par la mer, qui enseigne les hommes depuis le cœur de l’Église. Serein et en Paix , il nous demande d’être comme lui serein et en Paix.
Alors laissant tout ils le suivirent .... Autrefois Pierre et les siens suivirent le Jésus de l’histoire, mais maintenant, c’est à nous de suivre le Christ ressuscité !
Nous aussi face à la nuit, aux événements personnels, chômage, problème dans la famille, ou nationaux ou mêmes internationaux on peut se sentir désarçonné, sans vie.
Et pourtant le Seigneur est là
- mais aussi la rencontre du Seigneur, sa , le sentiment de la présence divine, le décalage entre ce que nous sommes, c avec les évènements du monde , tout cela peut provoquer aussi la crainte, et même l’effroi !
C’est l’expérience d’Isaïe qui non seulement une vision mais rencontre le Seigneur dans sa splendeur, sa magnificence.
Il entend les anges clamer «Saint ! Saint ! Saint, le Seigneur, Dieu de l'univers. Toute la terre est remplie de sa gloire. »
Il voit le Père dans sa Beauté, il entend la Voix, la Parole du Dieu Vivant et le Temple se remplis de fumée, signe de l’Esprit .... C’est une première révélation de la Trinité
Lui aussi est saisi par l’effroi «« Malheur à moi ! je suis perdu»
Mais voilà qu’un ange prend une braise incandescente sur l’autel et touche les lèvres d’Isaïe et le purifie de son péché, il est pardonné !
Alors à l’appel du Seigneur qui cherche un envoyé Isaïe répondra spontanément : «« Moi, je serai ton messager : envoie-moi. »
Ainsi ce n'est pas la vue qui peut nous rassurer dans un premier temps, vue qui nous est donnée par Mystère de la Foi.
La Vue qu’à Pierre des nombreux poissons ramenés dans les deux barques, qui symbolise tous ceux qui sont sauvés par le Christ, sorti de l’histoire chaotique des hommes, ici, de la mer, qui le rassure.
Cette vue l’effraye, il mesure tout un coup que Dieu, le Seigneur, n’est plus dans son Ciel, comme avec Abraham, ou sur la montagne comme avec Moïse, non il est là, avec lui dans la barque: le Seigneur est là, avec ce Jésus de Nazareth.
Ou la vue d’Isaïe comme effrayer par la Sainteté de Dieu, sa transcendance et du décalage avec sa propre vie !
comme Saint Paul, la Foi nous entraîne à considérer, notre pauvreté et notre misère, «car moi je ne suis pas digne d’être appelé apôtre puisque j’ai persécuté l’Église»
Ou la dureté du chemin peut nous effrayer, ou le but qui semble trop loin pour soi.
La croyance seule en Dieu, ou dans le Christ ne suffit pas,
Il faut aussi allez jusqu’au bout de la Foi, et faire l’expérience de l’infinie miséricorde de Dieu.
Car la Miséricorde n’enlève rien à Dieu, à sa grandeur, à sa justice, à sa puissance, à sa Paternité ou royauté
-elle n’enlève rien à la pauvreté de l’homme, à son histoire, à sa pauvreté,
Mais elle vient comme combler le faussé qu’il y a entre les deux , et c’est le Seigneur lui-même qui fait le premier pas.
Qui vient à nous .. Qui nous rassure.
- Jésus dit à Simon : « Sois sans crainte, désormais ce sont des hommes que tu prendras. »
Alors ils ramenèrent les barques au rivage et, laissant tout, ils le suivirent.
Et Isaïe: « Ceci a touché tes lèvres, et maintenant ta faute est enlevée, ton péché est pardonné. »
Cette miséricorde, qui ne peut être fondée que sur l’expérience, peut retourner complètement les cœurs et les engager à suivre le Christ.
St Paul : «Je me suis donné de la peine plus que tous les autres ; à vrai dire, ce n'est pas moi, c'est la grâce de Dieu avec moi.»
Isaïe, « Moi, je serai ton messager : envoie-moi. »
Pierre Jacques et Jean : « Alors ils ramenèrent les barques au rivage et, laissant tout, ils le suivirent.»
cette exp de vie, se fait dans l’expérience du pardon et de la Joie donnée par le Seigneur
Cette expérience est dans l’Eucharistie, par le sacrement du pardon, et bien sûr dans la prière (oraison).
Le ressuscité est là avec nous, sur la rive, il nous engage à faire lui faire confiance, à écouter sa Parole, à jeter nos filets, à ne pas avoir peur, à le suivre dans la grande aventure du Salut.
D’autres attendent .... Serons-nous là pour eux aussi comme d’autres ont été présent pour nous dans la barque du Seigneur, la sainte Église catholique.
Lumière et ténèbres: expérience du quotidien de la Foi
Celle de ce journaliste, celle des apôtres, mais aussi la nôtre
C’est le lot du chrétien, du premier au dernier, du plus saint au plus pécheur ....
Cette action est une dimension de la vie même du Christ, elle appartient à celui même qui vit de l’Esprit selon une homélie du IV siècle ...
Parfois ils sont comme plongés dans le deuil et l’affliction comme le genre humain, ils répandent des prières pour toute humanité ..... D’autres fois, ils demeurent dans une joie inexprimable sous l’action de l'Esprit. Ils sont comme un vaillant héros qui revête l’armure royale, se porte au combat, lutte courageusement contre les ennemis et remporte la victoire.
ils sont de ceux qui écoutent le Christ, interrogés par cet homme
Qui est il celui qui monte dans une barque, pour pour dominer la mer?
Et de là enseigne les foules restées sur le rivage ?
Puis il demande à Simon qui n’est pas encore Pierre «avance au large et jetez les filets», dans la mer !
Mais dit Pierre: «nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre, .....
Mais «sur ton ordre je vais jeter les filets» !
Ils prirent une telle quantité de poisson que les filets se déchirèrent !
Alors devant, une telle quantité de poissons, Pierre tomba au pieds de Jésus: «éloigne-toi de moi car je suis un pécheur»
Devant un tel décalage entre la nuit, les ténèbres et le jour
Devant une telle lumière, la lumière qu’est le Christ et le quotidien des vies humaines, c’est l’effroi nous dit l’Évangile, la peur et les tremblements !
La nuit de ce monde marquée venue de l’Impie a été cependant annoncée par St Paul :
«Auparavant doit venir l'apostasie et se révéler l'Homme impie, l'Etre perdu,
l'Adversaire, celui qui s'élève au-dessus de tout allant jusqu'à s'asseoir en personne dans le sanctuaire de Dieu, se produisant lui-même comme Dieu». 2Th 2
Saint Paul décrit l’homme qui se prend pour Dieu Lui-même . Situation qui ressemble à notre temps, mais en fait à tous les temps.
Mais le Christ est là et dit à Pierre, « sois sans crainte» ! Alors revenu sur le rivage ils le suivirent ..
la symbolique est claire : le Christ présent dans la barque de Pierre, c’est le Christ ressuscité victorieux du mal et de la mort, symbolisée par la mer, qui enseigne les hommes depuis le cœur de l’Église. Serein et en Paix , il nous demande d’être comme lui serein et en Paix.
Alors laissant tout ils le suivirent .... Autrefois Pierre et les siens suivirent le Jésus de l’histoire, mais maintenant, c’est à nous de suivre le Christ ressuscité !
Nous aussi face à la nuit, aux événements personnels, chômage, problème dans la famille, ou nationaux ou mêmes internationaux on peut se sentir désarçonné, sans vie.
Et pourtant le Seigneur est là
- mais aussi la rencontre du Seigneur, sa , le sentiment de la présence divine, le décalage entre ce que nous sommes, c avec les évènements du monde , tout cela peut provoquer aussi la crainte, et même l’effroi !
C’est l’expérience d’Isaïe qui non seulement une vision mais rencontre le Seigneur dans sa splendeur, sa magnificence.
Il entend les anges clamer «Saint ! Saint ! Saint, le Seigneur, Dieu de l'univers. Toute la terre est remplie de sa gloire. »
Il voit le Père dans sa Beauté, il entend la Voix, la Parole du Dieu Vivant et le Temple se remplis de fumée, signe de l’Esprit .... C’est une première révélation de la Trinité
Lui aussi est saisi par l’effroi «« Malheur à moi ! je suis perdu»
Mais voilà qu’un ange prend une braise incandescente sur l’autel et touche les lèvres d’Isaïe et le purifie de son péché, il est pardonné !
Alors à l’appel du Seigneur qui cherche un envoyé Isaïe répondra spontanément : «« Moi, je serai ton messager : envoie-moi. »
Ainsi ce n'est pas la vue qui peut nous rassurer dans un premier temps, vue qui nous est donnée par Mystère de la Foi.
La Vue qu’à Pierre des nombreux poissons ramenés dans les deux barques, qui symbolise tous ceux qui sont sauvés par le Christ, sorti de l’histoire chaotique des hommes, ici, de la mer, qui le rassure.
Cette vue l’effraye, il mesure tout un coup que Dieu, le Seigneur, n’est plus dans son Ciel, comme avec Abraham, ou sur la montagne comme avec Moïse, non il est là, avec lui dans la barque: le Seigneur est là, avec ce Jésus de Nazareth.
Ou la vue d’Isaïe comme effrayer par la Sainteté de Dieu, sa transcendance et du décalage avec sa propre vie !
comme Saint Paul, la Foi nous entraîne à considérer, notre pauvreté et notre misère, «car moi je ne suis pas digne d’être appelé apôtre puisque j’ai persécuté l’Église»
Ou la dureté du chemin peut nous effrayer, ou le but qui semble trop loin pour soi.
La croyance seule en Dieu, ou dans le Christ ne suffit pas,
Il faut aussi allez jusqu’au bout de la Foi, et faire l’expérience de l’infinie miséricorde de Dieu.
Car la Miséricorde n’enlève rien à Dieu, à sa grandeur, à sa justice, à sa puissance, à sa Paternité ou royauté
-elle n’enlève rien à la pauvreté de l’homme, à son histoire, à sa pauvreté,
Mais elle vient comme combler le faussé qu’il y a entre les deux , et c’est le Seigneur lui-même qui fait le premier pas.
Qui vient à nous .. Qui nous rassure.
- Jésus dit à Simon : « Sois sans crainte, désormais ce sont des hommes que tu prendras. »
Alors ils ramenèrent les barques au rivage et, laissant tout, ils le suivirent.
Et Isaïe: « Ceci a touché tes lèvres, et maintenant ta faute est enlevée, ton péché est pardonné. »
Cette miséricorde, qui ne peut être fondée que sur l’expérience, peut retourner complètement les cœurs et les engager à suivre le Christ.
St Paul : «Je me suis donné de la peine plus que tous les autres ; à vrai dire, ce n'est pas moi, c'est la grâce de Dieu avec moi.»
Isaïe, « Moi, je serai ton messager : envoie-moi. »
Pierre Jacques et Jean : « Alors ils ramenèrent les barques au rivage et, laissant tout, ils le suivirent.»
cette exp de vie, se fait dans l’expérience du pardon et de la Joie donnée par le Seigneur
Cette expérience est dans l’Eucharistie, par le sacrement du pardon, et bien sûr dans la prière (oraison).
Le ressuscité est là avec nous, sur la rive, il nous engage à faire lui faire confiance, à écouter sa Parole, à jeter nos filets, à ne pas avoir peur, à le suivre dans la grande aventure du Salut.
D’autres attendent .... Serons-nous là pour eux aussi comme d’autres ont été présent pour nous dans la barque du Seigneur, la sainte Église catholique.
samedi 2 février 2013
4° dimanche ordinaire C
Voici donc la suite de l’Évangile de dimanche dernier. Nous avions vu
que Jésus, parti pour se faire baptiser par Jean, est revenu dans son
village de Nazareth précédé par une rumeur : l’ancien charpentier serait
un prophète et même il fait des miracles !?...
Ce jour de sabbat donc, Jésus retrouve ses voisins et connaissances pour la prière et l’écoute de la Parole de Dieu. (pour la messe pourrait-on dire). Invité à prêcher, il ne se contente pas de commenter le passage d’Isaïe : non ! Il prétend que cette Parole de l’Écriture c’est aujourd’hui qu’elle s’accomplit, et lui même est la Parole de Dieu accomplie : le Messie c’est lui !
« Cette parole de l’Écriture que vous venez d’entendre, c’est aujourd’hui qu’elle s’accomplit ».
Cette affirmation du Christ, ne leur déplais pas ; bien au contraire avec tout ce qu’ils ont déjà entendu, ils lui rendent témoignage en s’étonnant du message de grâce qui sortait de sa bouche. Après son baptême, Jésus a dû remonter de Judée par la vallée du Jourdain et, passant d’abord par Capharnaüm au bord du lac de Galilée, il a dû effectuer des guérisons dont l’écho est déjà parvenu dans son village. Tous ils attendent un miracle...
Jésus poursuit : « Amen je vous le dis : aucun prophète n’est bien reçu dans son pays ». Et afin d’expliquer ce dicton, il prend deux exemples tirés des Écritures où l’on voit que des prophètes juifs opérer des guérisons chez des païens et même chez les ennemis d’Israël !!
Alors que le pays souffrait d’une longue et dure famine par manque de pluies, le prophète Élie fut envoyé par Dieu non chez des compatriotes, mais chez une veuve du village de Sarepta, précisément en pays de Phénicie d’où était originaire la princesse Jézabel, païenne et ennemie jurée du prophète. (1er Livre des Rois 17, 8 à 24). Quant à Élisée, successeur d’Élie, il guérit de sa lèpre le général syrien Naaman qui lui faisait confiance et qui alla se plonger dans le Jourdain, alors même qu’il dirigeait l’armée qui venait d’écraser les troupes israélites (2éme livre des Rois chap. 5).
Ainsi donc, conclut Jésus, ces païens ont montré leur charité et leur foi. Et de grands prophètes juifs ont accepté de les guérir : ils annonçaient par avance, l’ouverture de l’Alliance aux étrangers, et le pardon des ennemis !
À ces mots, dans la synagogue, tous devinrent furieux. Ils se levèrent, poussèrent Jésus hors de la ville et le menèrent jusqu’à un escarpement de la colline où la ville est construite pour le précipiter en bas. Mais lui, passant au milieu d’eux, allait son chemin. En quelques minutes, le climat de la synagogue a viré du tout au tout. Malheureusement, ce ne fut pas la seule fois où Jésus se fera rejeter par ses frères, cela finira sur la croix.
Mais qu’a pu donc dire le Christ, pour qu’un public, et en particulier ces gens qui le connaissait si bien (les villages à l’époque de Nazareth ce n’est pas plus de 300 personnes),
pour que ceux qui l’écoutaient avec autant de bonne volonté puissent finir par vouloir sa mort ?
Il remettait en cause leur religion, leur assurance d’appartenir au peuple de Dieu et d’être sauvé, c’est leur salut qu’il remettait en cause. Il leur reprochait leur incrédulité... Mais sans les juifs de Nazareth accomplissaient l'Ecriture :
« Tendons des pièges au juste, puisqu’il nous gêne et qu’il s’oppose à notre conduite, nous reproche nos fautes contre la Loi et nous accuse de fautes contre notre éducation ». Sagesse 2
Jésus, ce prétendu Messie, était en train de leur dire qu’en refusant sa Parole, c’était le Seigneur lui-même qu’ils refusaient !!
C’est le levain des Pharisiens, voilà à quoi le Christ se heurte dans leur cœur. Et quel est-il ce levain... ?
On le rencontre tous les jours ou presque !
Il est à plusieurs facettes :
"Or Jésus leur dit : Ouvrez l’œil et méfiez-vous du levain des pharisiens " Mt 16,
• Lorsque Jésus dit cela, c’est le jour après la multiplication des pains, et les pharisiens viennent encore lui demander un miracle. Car ils doutent, ils ne veulent pas croire. Ils doutent de l’identité du Christ, pire ils s’obstinent à ne pas vouloir croire, à ne pas au moins se poser quelques questions !
Ici dans cette synagogue, ils ont le Christ devant eux, sa douceur, son amour, son regard, sa noblesse, le rayonnement de sa divinité et ils doutent encore !
Ils désirent un miracle, des preuves, du spectaculaire !
Jésus lit dans leurs âmes, sûrement vous allez me dire : « Nous avons appris tout ce qui s’est passé à Capharnaüm : fais donc de même ici dans ton pays !' »
• Pour nous, combien d’obstination à ne pas croire après tant et tant de témoignages ? Nous traînons les pieds, on se satisfait de ce que nous sommes. Nous demandons des signes, nous voulons du spectaculaire, du médiatique, où est l’argent du Katar ?
• le levain c’est aussi le nationalisme religieux, le refus que la bénédiction d’Abraham soit ouverte à d’autres. Que d’autres puissent être sauvés !
« Il y avait beaucoup de lépreux en Israël ; pourtant aucun d’eux n’a été purifié, mais bien Naaman, un Syrien. » À ces mots, dans la synagogue, tous devinrent furieux.
Mais ce qui met les juifs furieux, nous l’avons dit, c’est la remise en question de leur propre Salut ! Ils refusent le reproche : Qui est-il celui-là, ce fils de charpentier, pour affirmer être le Messie ? Pour prétendre accomplir les Écritures, alors qu’il refuse implicitement d’accomplir des miracles et pires que tout, il insinue que des païens seront sauvés et que nous, nous pourrions être rejetés, alors que nous sommes tous de bons israélites pratiquants !!
C’en était trop : on doit supprimer cet imposteur ! La rage tourne au meurtre. Mais ce n’est pas encore l’heure de Jésus, il leur échappe.
Et nous ? Acceptons d’être remis en question. On se dit vite pécheur, et on passe à autre chose. Il m’est arrivé de voir arriver des personnes chrétiennes, pratiquantes ou non, venir à moi avec le visage ouvert, voulant quelque chose de moi et repartir avec le visage fermé.
Simplement parce que j’ai dû leur dire la vérité de leur situation, leur péché pour tout dire. Certes il ne faut pas commencer par cela, mais parfois c’était mon devoir de leur dire, ce que le Seigneur désire en sa Parole... Expliquer par l’enseignement de l’Église.
Je ne fais cela non d’abord pour moi ni pour Dieu, mais c’est pour eux !
J’essaye de dire la vérité avec grande charité. Leur disant ce qu’ils peuvent entendre. Mais parfois je dois leur faire comprendre que cet acte sépare de Dieu gravement, ou non... ; souvent pour défendre l’Église du Christ et ses positions peu entendues ..
Si la personne écoute, elle sera sauvée sinon elle restera dans son péché.Ce n’est pas nous même que nous annonçons, pécheur misérable que nous sommes. Mais c’est la Parole de Dieu.
Ce n’est pas de gaité de cœur qu’on le fait, mais c’est par amour du prochain. C’est pour son Bien. Comme un père ou une mère vis-à-vis de ses enfants
Parfois, la personne écoute, mais souvent ces personnes argumentent dans le sens contraire avec des raisonnements tout humains.
En fait, chacun, et en notre temps c’est la grande tentation, se fait sa petite religion, prend dans la Parole de Dieu ce qu’il lui plaît, laisse ce qu’il pense être trop dur, ou pas actuel, ou... (mille arguments)...
Mais le résultat est le même : je refuse Jésus, je refuse de l’écouter, j’appelle Jésus Christ, Fils de Dieu, on communie même, mais en fait on le repousse.
Des exemples ? Les personnes qui communient alors qu’ils ne le doivent pas, car ils ont rompu l’Alliance : (des personnes qui communient qu’épisodiquement ou vivant en concubinage, ou divorcés-remariés
ou des personnes péchant par manque de Foi explicite
ou par rapport au manque de solidarité, d’accueil, partage
Critique du frère, ou de la soeur, prises de paroles exagérées..... Et j’en passe !
Bien sûr cela ne fait pas plaisir... Mais c’est pour un vrai bonheur, une vraie résurrection ;
qu’est qu’il y a de plus heureux que d’accomplir la volonté du Dieu Vivant ?
Qui a t il de plus heureux que d’accueillir le Christ, de sentir son cœur changé, de marcher sur une route de lumière et de joie, en un mot d’aimer comme Saint Paul nous l’a décrit de façon si parfaite !
« L’amour prend patience ; l’amour rend service ; l’amour ne jalouse pas ; il ne se vante pas, ne se gonfle pas d’orgueil ;
L’amour supporte tout, il fait confiance en tout, il espère tout, il endure tout.
L’amour ne passera jamais. »
Ce jour de sabbat donc, Jésus retrouve ses voisins et connaissances pour la prière et l’écoute de la Parole de Dieu. (pour la messe pourrait-on dire). Invité à prêcher, il ne se contente pas de commenter le passage d’Isaïe : non ! Il prétend que cette Parole de l’Écriture c’est aujourd’hui qu’elle s’accomplit, et lui même est la Parole de Dieu accomplie : le Messie c’est lui !
« Cette parole de l’Écriture que vous venez d’entendre, c’est aujourd’hui qu’elle s’accomplit ».
Cette affirmation du Christ, ne leur déplais pas ; bien au contraire avec tout ce qu’ils ont déjà entendu, ils lui rendent témoignage en s’étonnant du message de grâce qui sortait de sa bouche. Après son baptême, Jésus a dû remonter de Judée par la vallée du Jourdain et, passant d’abord par Capharnaüm au bord du lac de Galilée, il a dû effectuer des guérisons dont l’écho est déjà parvenu dans son village. Tous ils attendent un miracle...
Jésus poursuit : « Amen je vous le dis : aucun prophète n’est bien reçu dans son pays ». Et afin d’expliquer ce dicton, il prend deux exemples tirés des Écritures où l’on voit que des prophètes juifs opérer des guérisons chez des païens et même chez les ennemis d’Israël !!
Alors que le pays souffrait d’une longue et dure famine par manque de pluies, le prophète Élie fut envoyé par Dieu non chez des compatriotes, mais chez une veuve du village de Sarepta, précisément en pays de Phénicie d’où était originaire la princesse Jézabel, païenne et ennemie jurée du prophète. (1er Livre des Rois 17, 8 à 24). Quant à Élisée, successeur d’Élie, il guérit de sa lèpre le général syrien Naaman qui lui faisait confiance et qui alla se plonger dans le Jourdain, alors même qu’il dirigeait l’armée qui venait d’écraser les troupes israélites (2éme livre des Rois chap. 5).
Ainsi donc, conclut Jésus, ces païens ont montré leur charité et leur foi. Et de grands prophètes juifs ont accepté de les guérir : ils annonçaient par avance, l’ouverture de l’Alliance aux étrangers, et le pardon des ennemis !
À ces mots, dans la synagogue, tous devinrent furieux. Ils se levèrent, poussèrent Jésus hors de la ville et le menèrent jusqu’à un escarpement de la colline où la ville est construite pour le précipiter en bas. Mais lui, passant au milieu d’eux, allait son chemin. En quelques minutes, le climat de la synagogue a viré du tout au tout. Malheureusement, ce ne fut pas la seule fois où Jésus se fera rejeter par ses frères, cela finira sur la croix.
Mais qu’a pu donc dire le Christ, pour qu’un public, et en particulier ces gens qui le connaissait si bien (les villages à l’époque de Nazareth ce n’est pas plus de 300 personnes),
pour que ceux qui l’écoutaient avec autant de bonne volonté puissent finir par vouloir sa mort ?
Il remettait en cause leur religion, leur assurance d’appartenir au peuple de Dieu et d’être sauvé, c’est leur salut qu’il remettait en cause. Il leur reprochait leur incrédulité... Mais sans les juifs de Nazareth accomplissaient l'Ecriture :
« Tendons des pièges au juste, puisqu’il nous gêne et qu’il s’oppose à notre conduite, nous reproche nos fautes contre la Loi et nous accuse de fautes contre notre éducation ». Sagesse 2
Jésus, ce prétendu Messie, était en train de leur dire qu’en refusant sa Parole, c’était le Seigneur lui-même qu’ils refusaient !!
C’est le levain des Pharisiens, voilà à quoi le Christ se heurte dans leur cœur. Et quel est-il ce levain... ?
On le rencontre tous les jours ou presque !
Il est à plusieurs facettes :
"Or Jésus leur dit : Ouvrez l’œil et méfiez-vous du levain des pharisiens " Mt 16,
• Lorsque Jésus dit cela, c’est le jour après la multiplication des pains, et les pharisiens viennent encore lui demander un miracle. Car ils doutent, ils ne veulent pas croire. Ils doutent de l’identité du Christ, pire ils s’obstinent à ne pas vouloir croire, à ne pas au moins se poser quelques questions !
Ici dans cette synagogue, ils ont le Christ devant eux, sa douceur, son amour, son regard, sa noblesse, le rayonnement de sa divinité et ils doutent encore !
Ils désirent un miracle, des preuves, du spectaculaire !
Jésus lit dans leurs âmes, sûrement vous allez me dire : « Nous avons appris tout ce qui s’est passé à Capharnaüm : fais donc de même ici dans ton pays !' »
• Pour nous, combien d’obstination à ne pas croire après tant et tant de témoignages ? Nous traînons les pieds, on se satisfait de ce que nous sommes. Nous demandons des signes, nous voulons du spectaculaire, du médiatique, où est l’argent du Katar ?
• le levain c’est aussi le nationalisme religieux, le refus que la bénédiction d’Abraham soit ouverte à d’autres. Que d’autres puissent être sauvés !
« Il y avait beaucoup de lépreux en Israël ; pourtant aucun d’eux n’a été purifié, mais bien Naaman, un Syrien. » À ces mots, dans la synagogue, tous devinrent furieux.
Mais ce qui met les juifs furieux, nous l’avons dit, c’est la remise en question de leur propre Salut ! Ils refusent le reproche : Qui est-il celui-là, ce fils de charpentier, pour affirmer être le Messie ? Pour prétendre accomplir les Écritures, alors qu’il refuse implicitement d’accomplir des miracles et pires que tout, il insinue que des païens seront sauvés et que nous, nous pourrions être rejetés, alors que nous sommes tous de bons israélites pratiquants !!
C’en était trop : on doit supprimer cet imposteur ! La rage tourne au meurtre. Mais ce n’est pas encore l’heure de Jésus, il leur échappe.
Et nous ? Acceptons d’être remis en question. On se dit vite pécheur, et on passe à autre chose. Il m’est arrivé de voir arriver des personnes chrétiennes, pratiquantes ou non, venir à moi avec le visage ouvert, voulant quelque chose de moi et repartir avec le visage fermé.
Simplement parce que j’ai dû leur dire la vérité de leur situation, leur péché pour tout dire. Certes il ne faut pas commencer par cela, mais parfois c’était mon devoir de leur dire, ce que le Seigneur désire en sa Parole... Expliquer par l’enseignement de l’Église.
Je ne fais cela non d’abord pour moi ni pour Dieu, mais c’est pour eux !
J’essaye de dire la vérité avec grande charité. Leur disant ce qu’ils peuvent entendre. Mais parfois je dois leur faire comprendre que cet acte sépare de Dieu gravement, ou non... ; souvent pour défendre l’Église du Christ et ses positions peu entendues ..
Si la personne écoute, elle sera sauvée sinon elle restera dans son péché.Ce n’est pas nous même que nous annonçons, pécheur misérable que nous sommes. Mais c’est la Parole de Dieu.
Ce n’est pas de gaité de cœur qu’on le fait, mais c’est par amour du prochain. C’est pour son Bien. Comme un père ou une mère vis-à-vis de ses enfants
Parfois, la personne écoute, mais souvent ces personnes argumentent dans le sens contraire avec des raisonnements tout humains.
En fait, chacun, et en notre temps c’est la grande tentation, se fait sa petite religion, prend dans la Parole de Dieu ce qu’il lui plaît, laisse ce qu’il pense être trop dur, ou pas actuel, ou... (mille arguments)...
Mais le résultat est le même : je refuse Jésus, je refuse de l’écouter, j’appelle Jésus Christ, Fils de Dieu, on communie même, mais en fait on le repousse.
Des exemples ? Les personnes qui communient alors qu’ils ne le doivent pas, car ils ont rompu l’Alliance : (des personnes qui communient qu’épisodiquement ou vivant en concubinage, ou divorcés-remariés
ou des personnes péchant par manque de Foi explicite
ou par rapport au manque de solidarité, d’accueil, partage
Critique du frère, ou de la soeur, prises de paroles exagérées..... Et j’en passe !
Bien sûr cela ne fait pas plaisir... Mais c’est pour un vrai bonheur, une vraie résurrection ;
qu’est qu’il y a de plus heureux que d’accomplir la volonté du Dieu Vivant ?
Qui a t il de plus heureux que d’accueillir le Christ, de sentir son cœur changé, de marcher sur une route de lumière et de joie, en un mot d’aimer comme Saint Paul nous l’a décrit de façon si parfaite !
« L’amour prend patience ; l’amour rend service ; l’amour ne jalouse pas ; il ne se vante pas, ne se gonfle pas d’orgueil ;
L’amour supporte tout, il fait confiance en tout, il espère tout, il endure tout.
L’amour ne passera jamais. »
vendredi 18 janvier 2013
2° dimanche TO C
Ce mariage, quel mariage particulier !
La mère de Jésus est citée en premier «elle est là»; mais Jésus est simplement invité, avec ses disciples
On manque de vin
Marie prend la parole, et c’est elle qui demande à Jésus d’agir
Jésus lui fait la remarque : ce n’est pas son heure, il semble même lui dire «femme que me veux-tu , retourne à tes fourneaux»
Et elle continue, « faites tout ce qu’il vous dira», sans s’occuper de ces remarques
Le Christ n’utilise pas les amphores prévues pour contenir le vin des noces. Mais les jarres mises à la disposition des convives pour qu’ils puissent se purifier.
Il y avait six cuves de cent litres, 600 litres de vin pour terminer la fête! Même si les mariages duraient quelques jours, il faudra un certain nombre de «capitaines de soirées» pour ramener tout le monde à la maison
Il y a un miracle : l’intervention directe de Dieu !
Il y a un maître du repas, il a un marié, mais où est la mariée, jamais elle n’est nommée !
Le marié est félicité pour le bon vin, mais ce n’est pas lui qui a transformé l’eau en vin
Jésus manifeste sa gloire, en multipliant les litres de vin, même si le vin est bon cela paraît pas très moral .... Dans notre société, ce Jésus serait-il subversif ...
Mais ils crurent en Lui. Cependant, Jésus arrive à son But, ils lui font confiance, l’Église peut naître ...
Entrons plus profondément dans le Mystère.
Le codex d’Ebert, est un évangéliaire enluminé réalisé pour l'évêque de Trèves Egbert (980-993). (voir ci-dessus)
Marie est au centre et c’est elle qui ouvre le ministère de son Fils: elle donne son Fils aux hommes et les hommes à son Fils.
Mais les hommes n’ont que de l’eau à se partager alors que le vin est présent entre Marie et Jésus.
Pourquoi est-elle au centre?
c’est elle qui dit oui le jour de l’Annonciation,
c’est elle qui donnera la Parole faite chair au monde, c’est elle enfin qui ouvre le «bal», le ministère de son Fils le jour du mariage de Cana.
Elle n’est pas là pour prendre sa place, mais pour révéler celui qui vient, elle est collaboratrice de son agir.
En fait, elle est là pour mettre en valeur le Seigneur et elle révèle son «influence discrète et maternelle» qui apparaît à la fin déterminante comme le dit JP II
Nous contemplons le cœur miséricordieux de la femme, de la mère qui remarque ce qui va manquer pour la joie et la fête .
En fait, elle révèle que le Christ, Fils de Dieu, qui commence son ministère par un miracle spectaculaire, accepte d’être subordonné au cœur d’une femme, une créature.
Ce n’est pas un manque d’amour ou de gratuité de la part de Dieu. Jésus pouvait agir sans l’invitation de sa mère. Cette façon de faire révèle plutôt une surabondance de son Amour, qui accepte de passer par elle, une créature, comme pour l’honorer.
Geste extrêmement délicat du Seigneur qui désire accomplir ses œuvres en ce monde par nous.
Ainsi on peut mieux comprendre l’expression « Femme, que me veux-tu ? «quoi entre moi et toi ?» (traduction du grec)
Cette expression n’est pas déshonorante pour Marie : comme s’il lui disait «Femme que me veux-tu, retourne à ta place, au milieu de tes casseroles!»
Mais mystérieusement c’est tout le contraire : «Femme» , toi «la Femme», tu vas devenir, par le désir du Père, la collaboratrice, l’aide du Messie.
Elle participera directement et très étroitement à sa mission.
Remarquons que l'évangéliste ne nomme pas Marie en tant que tel : elle est appelée «la mère de Jésus» ou «femme»
Ainsi St Jean veut nous faire comprendre que Marie va être élevée à une dimension symbolique.
En effet, «la femme» est dans l’AT , le symbole du peuple de Dieu et dans le Nouveau, celui de l’Église.
Osée 1 le Seigneur parlant d’Israël : «Intentez procès à votre mère, intentez-lui procès! Car elle n'est pas ma femme, et moi je ne suis pas son mari.»
Isaïe «Car ton créateur est ton époux : Il se nomme Dieu de toute la terre ; car l'Éternel te rappelle comme une femme délaissée.»
Encore Isaïe «mais on te nommera : « Ma préférée », on nommera ta contrée : « Mon épouse », car le Seigneur met en toi sa préférence". (première lecture)
On peut trouver encore des références dans Jr et Ez.
Ainsi si Jésus appelle Marie, "femme" ce n’est pas pour nier le lien humain, mais pour nous faire comprendre que c’est toute l’Église, qui devient l’Épouse du Christ et par Lui, l’Épouse de Dieu lui-même.
Ainsi nous comprenons pourquoi il n’y avait pas de fiancée, la fiancée était symbolisée par Marie: l’Église est la seule épouse dans ce récit des noces de Cana.
On comprend aussi pourquoi le marié est félicité pour le bon vin alors que ce n’est pas lui qui a transformé l’eau en vin : Le fiancé véritable, c’est le Christ.
On peut saisir également pourquoi à la fin de l’Évangile St Jean nous dit : «il manifesta sa gloire». Certes, il changea de l’eau en vin, ce qui est déjà pas mal
Mais il faut aller plus loin grâce de la Foi :
cette gloire manifestée ce n’est pas une petite gloire d’un bon sommelier au cours d'un mariage, c’est La Gloire de Dieu! Jésus, par ce miracle, révèle qu’il est l’Époux du peuple de Dieu. - Or dans la Bible, seul le Seigneur, seul Dieu est l’Époux. Ainsi, le Christ est le Seigneur manifesté à son peuple comme son Époux; il est Dieu lui-même.
C’est pour cela que les litres de vin offerts sont disproportionnés : c’est la bénédiction de Dieu qui donne «infiniment au-delà de tout ce que nous pouvons demander ou concevoir» Eph 3
Et pour nous ?
Comme le particulier et dans le tout, si Dieu, si le Christ est l’époux de l’Église, il l’est aussi de chacun d’entre nous.
Bien sûr cela est vrai pour tous chrétiens, même si une religieuse comme sainte Thérèse le vivra plus intensément.
Mais même dans le mariage, les chrétiens sont appelés à vivre avec le Christ et du Christ. Ainsi, grâce à la prière de Marie, Il pourra transformer l’eau de nos pauvres cœurs en vin nouveau. Saint Paul écrira: «ce mystère est de grande portée; je veux dire qu'il s'applique au Christ et à l'Église.»Eph 5
Cela me fait penser à un mari qui me disait un jour d'été «le premier époux de ma femme c’est le Christ ...»
Et elle de répondre du tac au tac : «Si je suis encore avec toi, c’est bien grâce à Lui» ! ...!
les époux pourront se confier sans peur à Marie, car c’est toujours à la prière de Marie que le Christ donne la Grâce de Dieu.
Il s’agit de boire à la source, le vin de la joie, le pain de la patience, le feu de l’amour afin de pouvoir l’offrir à ses frères ou soeur dans la vie commune , dans le mariage, mais aussi en communauté chrétienne et dans toute la société !
Ainsi nous voyons que c’est par toute l’Église que le Seigneur veut agir. Dans un certain sens, sans nous, sans notre prière, sans notre témoignage il ne peut rien, non parce qu’il ne le peut pas absolument, mais parce qu’il ne le veut pas, par amour.
Conclusion,
Cette semaine, nous prions pour l’unité des chrétiens. Cette unité est nécessaire même si elle nous paraît bien difficile à accomplir.
- nous avons besoin du vin nouveau des noces nouvelles qui s’appelle l’ESPRIT SAINT, afin de convertir nos pauvres cœurs.
Pour favoriser cette prière, le thème mondial de cette année nous invite à travailler pour plus de justice et de vérité dans les relations.
Michée nous dit en effet « On t’a fait connaître, ô homme, ce qui est bien, ce que le Seigneur exige de toi : rien d’autre que respecter le droit, aimer la fidélité et t’appliquer à marcher avec ton Dieu»
Il nous est demandé de réfléchir ce qui se passe en Inde avec la situation des «intouchables».
À nous de voir qui sont aujourd’hui nos «intouchables», nos «moins que rien», ceux que l’on ne considère pas, que l’on ne regarde pas, que l’on n’invite pas chez soi.
Ce vin nouveau est certes celui des noces, mais les noces sont les symboles d’une humanité pleinement réconciliée et unie par le lien de la charité et de la paix.
Il faudra du vin et également du pain pour trouver les énergies nécessaires afin de sortir de soi pour combattre contre les injustices dans ce monde.
Les chrétiens de toute confession sont ainsi invités à unir leur force pour un monde plus juste; eux, qui savent d’où vient le vin
«mais les serviteurs le savaient, eux qui avaient puisé l'eau.» AMEN
dimanche 13 janvier 2013
le Baptême du Christ
Le baptême du Christ
Au fil des évangiles, nous voyons le visage du Christ se révéler progressivement.
À Noël Jésus commence par révéler son visage dans l’intimité d’une étable, au cœur de la nuit.
À l’Épiphanie, il se montre aux mages, prophètes de tous ceux qui croiront en Lui dans le monde entier. De tous ceux qui découvriront, souvent après un long chemin, que celui qu’ils cherchaient c’était Jésus né à Bethléem.
Avec le récit du baptême, Jésus quitte définitivement l’ombre pour se montrer au grand jour. C’est le commencement : Jésus, le charpentier de Nazareth, est le Messie attendu par le peuple, le Fils bien-aimé de Dieu.
«Monte sur une haute montagne, toi qui portes la bonne nouvelle à Sion. .... Dit aux villes de Juda : « Voici votre Dieu. »
Le Fils bien-aimé du Père
Le Jour du baptême du Christ, il se passe une théophanie. Une révélation pleine et entière du créateur, du Seigneur de l’univers:
La colombe, signe de l’Esprit, le Fils de Dieu présent parmi nous en tant qu’homme et le Père qui donne son Fils : « C’est toi mon Fils : moi, aujourd’hui, je t’ai engendré. »
Ainsi le Jour du Baptême se dévoile dans l’histoire, au cœur de la création, le mystère de notre monde, l’AMOUR qui lui donne la vie apparaît au grand jour.
- et nous, nous sommes appelés à rayonner le visage de Jésus, puisque baptisés du même baptême que le Christ, nous sommes son Corps. Nous avons été plongés dans Sa Vie, nous vivons de l’Esprit divin.
Dans les pas des hommes
Jésus, lui qui est bien au-dessus des hommes (même Jean Baptiste dit : «Je ne suis pas digne de défaire la courroie de ses sandales») , ne reste pas au-dessus des hommes, mais il se met avec eux, à leur niveau. Il se fait solidaire des pécheurs, jusqu’à plonger dans l’eau et en être submergé, pour remonter, sortir des eaux quelques instants après.
Oui, il plonge dans cette eau, c’est sa mission, c’est sa Gloire : il ne sauve pas les hommes comme de l’extérieur, mais en entrant dans leur vie, dans ma vie, en vivant tout ce que nous vivons, le meilleur comme le pire jusqu’à se laisser submerger par nos péchés et par la mort elle-même. Il entrera dans l’histoire de ceux qui rient, ou qui souffrent, dans nos victoires et nos déchirures. Ainsi toute victoire de l’homme sera celle de Dieu, et toute souffrance, tout enfer sera celui de Dieu.
S’il entre dans nos tombeaux, nos tombeaux ne pouvaient pas l’arrêter: il ressort de l’eau, quelle que soit la profondeur de la mer, du mal, l’anéantissement de la vie.... Rien en fait ne pouvait l’arrêter ! Il est ressuscité !
C'est lui la colonne de feu qui rentre dans l'eau pour traverser la mer Rouge et pour renaître à la vie nouvelle. C’est lui qui entraîne son peuple afin qu’il traverse la mort pour se retrouver de l’autre côté totalement transformer et brûlant d’un nouvel amour pour Dieu et pour les hommes : la Charité
«Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et dans le feu. »
Vivre notre mission
Nous sommes au début d’une nouvelle année, moment favorable pour réveiller ce qu’il y a de meilleur en nous.
Mais suis-je prêt à m'abaisser, plonger de la vie de Dieu, à mettre à servir les autres ? Est-ce que je suis prêt à suivre le Christ?
Et nous résistons, pourquoi ?
pourtant Saint Paul nous dit « avons reçu grâce après grâce»
AINSI, ce n'est pas la grâce Dieu qui fait défection, c’est notre manque de Foi: nous ne croyons pas et donc nous ne comprenons pas et donc nous ne voulons pas et donc nous ne pouvons pas. Et donc on ne fait pas.
Journées des migrants et émigrés.
Que veut dire vivre de son baptême ; sinon essayer de se mettre à la hauteur et même au service des personnes immigrées .... De les comprendre, de chercher à les connaître, de leur donner de partager notre vie, mais aussi de chercher à découvrir leur vie ...
En vérité, ceux qui migrent nourrissent l’espoir confiant de trouver un accueil, d’obtenir une aide solidaire et d’entrer en contact avec des personnes qui, comprenant leur malaise et la tragédie de leurs semblables, reconnaissant aussi les valeurs et les ressources dont ils sont porteurs. Benoit XVI
Jean Vanier : les handicapés ...
Ces personnes ont souvent qu’un cri: c’est le cri de la relation: « Est-ce que tu es prêt à dépasser tes peurs, tes préjugés, tes repliements, pour me regarder, pour me rencontrer, pour devenir mon ami».
Ils nous poussent dans nos retranchements. Mais reconnaissons-le, ils nous font du bien, car ils nous font sortir de nos petites habitudes, de nos projets, ils nous aident à briser la glace de nos cœurs... Ils sont serviteurs de l’Esprit Saint , de cette huile sainte qui veut assouplir nos chairs, nos âmes
- Mais aussi ils ont un énorme cadeau à nous faire, que seuls les plus pauvres, blessés, malades que nous peuvent nous donner ..
– ils nous aident à découvrir qu’en fin de compte nous sommes comme eux. Nous aussi nous avons, nos blessures, nos humiliations, nos handicaps, nos souffrances, nos pleurs ...
- il nous aide à accepter d'être comme eux , comme Jésus sur la croix: des personnes qui ont besoin des autres, des personnes qui ont besoin de Dieu, des personnes ne peuvent rien faire sans les autres, sans leur amitié, sans Jésus-Christ.
Le Christ met devant nos yeux, des frères et sœurs plus pauvres que nous pour que nous puissions accepter de descendre dans l'eau de leur vie et de nos vies, dans la pauvreté de leur vie, de la nôtre. Mais mystère plus opaque pour que nous acceptions d’entrer dans la pauvreté même de Dieu.
– La pauvreté de l'autre est un sacrement pour descendre avec le Christ dans ma propre pauvreté et ainsi découvrir que sans lui je ne peux rien : je deviens alors capable, avec le Grâce de m'abandonner totalement à Lui, afin qu'il puisse me guérir me renouveler
Ensemble, il pourra alors nous sortir de l’eau, pour que l’on puisse renaître à la vie nouvelle, à la solidarité, à la miséricorde, au non-jugement;
vivre enfin de la résurrection d’entre les morts.
Nous pourrons enfin regarder avec les yeux de Dieu, toucher avec les mains de Dieu, aimer avec le cœur de Dieu.
Nous pourrons dire comme Jean : «Je ne suis pas le Messie, je suis celui qui a été envoyé devant lui. Lui, il faut qu'il grandisse ; et moi, que je diminue. »
- Ainsi le baptême m'associe à la mort de Jésus afin que meure l’homme pécheur en moi, sans effusion de sang et il m'associe à la résurrection du Christ pour vivre de sa vie nouvelle sans que roule la pierre de mon tombeau !
– Quel mystère, ce Baptême !
Conclusion
Jésus est le même hier et aujourd’hui et il le sera demain. Il ne change pas. Sa mission continue aujourd’hui. Il vient toujours, on pourrait dire, se plonger, s’immerger dans notre humanité pour y déposer l’infini de l’amour de Dieu.
Au Jourdain, comme à Bethléem, et surtout comme sur la croix au Calvaire, il était toujours la présence de l’Amour infini.
Aujourd’hui, il continue de descendre dans nos vies.
Et ils nous invitent à faire de même, car nous sommes devenus par notre Baptême, son corps. Car nous voulons vivre de la même sainteté, et justice, car nous sommes ses frères, et nous n’avons qu’un même Père
Baptisés, comme Jésus, nous possédons la Vie qui ne finit pas !
Au fil des évangiles, nous voyons le visage du Christ se révéler progressivement.
À Noël Jésus commence par révéler son visage dans l’intimité d’une étable, au cœur de la nuit.
À l’Épiphanie, il se montre aux mages, prophètes de tous ceux qui croiront en Lui dans le monde entier. De tous ceux qui découvriront, souvent après un long chemin, que celui qu’ils cherchaient c’était Jésus né à Bethléem.
Avec le récit du baptême, Jésus quitte définitivement l’ombre pour se montrer au grand jour. C’est le commencement : Jésus, le charpentier de Nazareth, est le Messie attendu par le peuple, le Fils bien-aimé de Dieu.
«Monte sur une haute montagne, toi qui portes la bonne nouvelle à Sion. .... Dit aux villes de Juda : « Voici votre Dieu. »
Le Fils bien-aimé du Père
Le Jour du baptême du Christ, il se passe une théophanie. Une révélation pleine et entière du créateur, du Seigneur de l’univers:
La colombe, signe de l’Esprit, le Fils de Dieu présent parmi nous en tant qu’homme et le Père qui donne son Fils : « C’est toi mon Fils : moi, aujourd’hui, je t’ai engendré. »
Ainsi le Jour du Baptême se dévoile dans l’histoire, au cœur de la création, le mystère de notre monde, l’AMOUR qui lui donne la vie apparaît au grand jour.
- et nous, nous sommes appelés à rayonner le visage de Jésus, puisque baptisés du même baptême que le Christ, nous sommes son Corps. Nous avons été plongés dans Sa Vie, nous vivons de l’Esprit divin.
Dans les pas des hommes
Jésus, lui qui est bien au-dessus des hommes (même Jean Baptiste dit : «Je ne suis pas digne de défaire la courroie de ses sandales») , ne reste pas au-dessus des hommes, mais il se met avec eux, à leur niveau. Il se fait solidaire des pécheurs, jusqu’à plonger dans l’eau et en être submergé, pour remonter, sortir des eaux quelques instants après.
Oui, il plonge dans cette eau, c’est sa mission, c’est sa Gloire : il ne sauve pas les hommes comme de l’extérieur, mais en entrant dans leur vie, dans ma vie, en vivant tout ce que nous vivons, le meilleur comme le pire jusqu’à se laisser submerger par nos péchés et par la mort elle-même. Il entrera dans l’histoire de ceux qui rient, ou qui souffrent, dans nos victoires et nos déchirures. Ainsi toute victoire de l’homme sera celle de Dieu, et toute souffrance, tout enfer sera celui de Dieu.
S’il entre dans nos tombeaux, nos tombeaux ne pouvaient pas l’arrêter: il ressort de l’eau, quelle que soit la profondeur de la mer, du mal, l’anéantissement de la vie.... Rien en fait ne pouvait l’arrêter ! Il est ressuscité !
C'est lui la colonne de feu qui rentre dans l'eau pour traverser la mer Rouge et pour renaître à la vie nouvelle. C’est lui qui entraîne son peuple afin qu’il traverse la mort pour se retrouver de l’autre côté totalement transformer et brûlant d’un nouvel amour pour Dieu et pour les hommes : la Charité
«Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et dans le feu. »
Vivre notre mission
Nous sommes au début d’une nouvelle année, moment favorable pour réveiller ce qu’il y a de meilleur en nous.
Mais suis-je prêt à m'abaisser, plonger de la vie de Dieu, à mettre à servir les autres ? Est-ce que je suis prêt à suivre le Christ?
Et nous résistons, pourquoi ?
pourtant Saint Paul nous dit « avons reçu grâce après grâce»
AINSI, ce n'est pas la grâce Dieu qui fait défection, c’est notre manque de Foi: nous ne croyons pas et donc nous ne comprenons pas et donc nous ne voulons pas et donc nous ne pouvons pas. Et donc on ne fait pas.
Journées des migrants et émigrés.
Que veut dire vivre de son baptême ; sinon essayer de se mettre à la hauteur et même au service des personnes immigrées .... De les comprendre, de chercher à les connaître, de leur donner de partager notre vie, mais aussi de chercher à découvrir leur vie ...
En vérité, ceux qui migrent nourrissent l’espoir confiant de trouver un accueil, d’obtenir une aide solidaire et d’entrer en contact avec des personnes qui, comprenant leur malaise et la tragédie de leurs semblables, reconnaissant aussi les valeurs et les ressources dont ils sont porteurs. Benoit XVI
Jean Vanier : les handicapés ...
Ces personnes ont souvent qu’un cri: c’est le cri de la relation: « Est-ce que tu es prêt à dépasser tes peurs, tes préjugés, tes repliements, pour me regarder, pour me rencontrer, pour devenir mon ami».
Ils nous poussent dans nos retranchements. Mais reconnaissons-le, ils nous font du bien, car ils nous font sortir de nos petites habitudes, de nos projets, ils nous aident à briser la glace de nos cœurs... Ils sont serviteurs de l’Esprit Saint , de cette huile sainte qui veut assouplir nos chairs, nos âmes
- Mais aussi ils ont un énorme cadeau à nous faire, que seuls les plus pauvres, blessés, malades que nous peuvent nous donner ..
– ils nous aident à découvrir qu’en fin de compte nous sommes comme eux. Nous aussi nous avons, nos blessures, nos humiliations, nos handicaps, nos souffrances, nos pleurs ...
- il nous aide à accepter d'être comme eux , comme Jésus sur la croix: des personnes qui ont besoin des autres, des personnes qui ont besoin de Dieu, des personnes ne peuvent rien faire sans les autres, sans leur amitié, sans Jésus-Christ.
Le Christ met devant nos yeux, des frères et sœurs plus pauvres que nous pour que nous puissions accepter de descendre dans l'eau de leur vie et de nos vies, dans la pauvreté de leur vie, de la nôtre. Mais mystère plus opaque pour que nous acceptions d’entrer dans la pauvreté même de Dieu.
– La pauvreté de l'autre est un sacrement pour descendre avec le Christ dans ma propre pauvreté et ainsi découvrir que sans lui je ne peux rien : je deviens alors capable, avec le Grâce de m'abandonner totalement à Lui, afin qu'il puisse me guérir me renouveler
Ensemble, il pourra alors nous sortir de l’eau, pour que l’on puisse renaître à la vie nouvelle, à la solidarité, à la miséricorde, au non-jugement;
vivre enfin de la résurrection d’entre les morts.
Nous pourrons enfin regarder avec les yeux de Dieu, toucher avec les mains de Dieu, aimer avec le cœur de Dieu.
Nous pourrons dire comme Jean : «Je ne suis pas le Messie, je suis celui qui a été envoyé devant lui. Lui, il faut qu'il grandisse ; et moi, que je diminue. »
- Ainsi le baptême m'associe à la mort de Jésus afin que meure l’homme pécheur en moi, sans effusion de sang et il m'associe à la résurrection du Christ pour vivre de sa vie nouvelle sans que roule la pierre de mon tombeau !
– Quel mystère, ce Baptême !
Conclusion
Jésus est le même hier et aujourd’hui et il le sera demain. Il ne change pas. Sa mission continue aujourd’hui. Il vient toujours, on pourrait dire, se plonger, s’immerger dans notre humanité pour y déposer l’infini de l’amour de Dieu.
Au Jourdain, comme à Bethléem, et surtout comme sur la croix au Calvaire, il était toujours la présence de l’Amour infini.
Aujourd’hui, il continue de descendre dans nos vies.
Et ils nous invitent à faire de même, car nous sommes devenus par notre Baptême, son corps. Car nous voulons vivre de la même sainteté, et justice, car nous sommes ses frères, et nous n’avons qu’un même Père
Baptisés, comme Jésus, nous possédons la Vie qui ne finit pas !
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