Bonjour,
Ces textes tombent très bien pour cette première messe ici à saint Martin
Jésus nous dit « Moi, je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n'aura plus jamais faim ; celui qui croit en moi n'aura plus jamais soif. »
N’est-ce pas l’essentiel du ministère du prêtre, de donner le Christ en nourriture à tous ceux qui ont faim et soif?
« donner-leur vous-mêmes à manger » demande Jésus en Mt 14
Pour cela Jésus, comme le Seigneur avec Israël (1°lecture), nous entraîne dans le désert ... Car Il veut nous donner autant faim qu’à manger , autant soif qu’à boire. Combien de fois nous aussi, nous faisons l’expérience du désert, que nous cherchons à aimer le Christ ou non ...
Cependant la foule dans l’Évangile, qui vient de vivre la multiplication des pains suit le Christ, car ce n’est pas seulement le ventre qui a été rempli, mais leur cœur,
« vous me chercher non parce que vous avez vu des signes, mais parce que vous avez mangé du pain et que vous avez été rassasié »
À travers ce geste de Jésus, c’est leur cœur qui a été nourri. Ils ont trouvé quelqu’un qui avait pitié d’eux, qui les nourrissait et venait pour les rassasier.
Mais comment aller plus loin, comment passer des nourritures matérielles aux nourritures spirituelles? Que faut-il croire , vers qui se tourner ..?
« Que faut-il faire pour travailler à l’oeuvre de Dieu ?» demandent les disciples .
«L’oeuvre de Dieu, c’est que vous croyiez en Celui qu’il a envoyé». Réponds le Christ .
L’unique oeuvre de Dieu, l’unique sens de toute la création c’est que vous croyiez dans le Christ.
Encore faut il avoir non seulement faim et soif, mais faut-il manger et boire réellement. François de Sales nous dit que méditer c’est cela manger et contempler, c’est cela être rassasié.
«Manger, c’est méditer; car en méditant on mâche, tournant çà et là la viande spirituelle entre les dents de la considération pour la réduire, froisser et digérer, ce qui se fait avec quelque peine. Boire, c’est contempler, et cela se fait sans peine ni résistance, avec plaisir et coulamment.»
En effet, on peut aller à la messe rapidement, lire les textes distraitement, communier sans amour, et retourner à sa place sans se laisser transformer, ni prier ...
Une communion sans méditation ni contemplation est une communion perdue. Nous ne nous laissons pas nourrir par l’amour du Christ, nous ne nous laissons pas transformer par l’Esprit Saint reçu? C’est comme si on avalait une noisette sans casser la coquille ou un gâteau sans enlever le plastique qui l’entoure. Nous ne sommes pas nourris, cela ne sert à rien.
Il s’agit donc de méditer et contempler. Méditer, c’est d’abord, écouter. Car, de fait, si la nourriture matérielle entre par la bouche, la nourriture spirituelle entre par les oreilles. Car être nourri c’est d’abord écouter la parole, «l’homme ne se nourrit pas simplement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu».
C’est saisir avec le coeur, plus qu’avec l’intelligence, combien Dieu est Amour, Bonté, source inépuisable de vie et de nourriture pour nos pauvres âmes, nos pauvres cœurs.
Méditer, c’est aussi regarder pour attendrir le cœur, pour l’entraîner à suivre le Christ, pour trouver de bonnes raisons afin de croire dans le Fils de l’homme.
Nous pouvons regarder une scène d’Évangile, regarder les mains du Christ guérir, imaginer son regard. En définitive, voir combien par sa croix il prend sur Lui l’homme ancien que nous sommes et combien pour sa résurrection, il vient revivre avec nous et pour nous, tous ses mystères .
Et contempler ? Contempler n’est-ce pas boire, selon St F de Sales. S’enivrer même? C’est-à-dire se laisser remplir tout entier par la joie, vive et sobre de l’Esprit Saint; c’est se laisser toucher, c’est courir vers le bien-aimé, sans plus aucune entrave, ni hésitation. C’est boire à grand trait la vie. C’est trouvé dans le ressuscité, son Roi, son Berger, son intime, son tout.
Si ce travail se fait bien , comme la première des priorités à remplir, afin de vivre, et de vivre pleinement , éternellement, alors nous faisons l’expérience que toutes les autres dimensions de nos vies, individuelles, familiales ou sociales se transforment peu à peu.
«Il s'agit de vous défaire de votre conduite d'autrefois, de l'homme ancien qui est en vous, afin d’adopter le comportement de l'homme nouveau, créé saint et juste dans la vérité, à l'image de Dieu» ...
Seule la puissance de toute la personne de Jésus, à la fois humaine et divine peut nous libérer de l’orgueil, et du péché, et nous donner de tenir jour après jour, heure après heure, et dans toutes les circonstances, dans la réalité de l’homme nouveau, recréé saint comme Dieu est saint.
Ainsi, le Christ, par sa Parole et par son corps, fera de nous son corps. Nous deviendrons ensemble, mystérieusement, à la mesure de notre sainteté, à la fois individuelle et communautaire, la chair de Dieu pour notre temps, son visage pour nos contemporains. Ainsi le veut son humilité ... Se faire connaître par nous.
Alors la flamme de la Foi, par laquelle nous sommes sauvés, pourra prendre à d’autres, s’ils le désirent à la Gloire du Père
AMEN
Toutes les homélies sont triées par temps particulier (AVENT, NOËL, CARÊME...) ou par année (A, B, C) pour le temps ordinaire. ... prière d'excuser parfois le style télégraphique (mode oral). Je ne prends pas toujours le temps de tout bien relire ...
dimanche 5 août 2012
samedi 14 juillet 2012
15° dimanche du TO B
1ère lecture : Am 7, 12-15 Psaume : Ps 84, 9-14
Première lecture : Amos se retrouve alors sur une terre étrangère. Lui du Sud, de Judée, il va être envoyé par le Seigneur au nord, dans le Royaume d’Israël. Dans une position de faiblesse, il défendra les intérêts du Seigneur, mais son aventure va tourner court.
En réalité, Amos, par la précarité de sa situation, est totalement libre de parler au nom de Dieu.
- C’est la condition du prophète, libre de soi et des autres pour être tout à Dieu
Cela devrait être aussi notre condition à nous les baptisés si nous acceptons notre métier de prophète.
Évangile : Jésus envoie ses disciples deux par deux, sans pain, sans sandales .....
Les prêtres de Bethel, ou les prophètes qui travaillaient dans ce temple du Nord se croyaient aussi au service du Seigneur, mais c’était le contraire.
S’étant adaptés à la mentalité du moment, ils vivaient un culte sans grands profits spirituels, mais par contre avec un grand profit matériel pour eux. Or le véritable prophète dérange. Les hommes n’aiment pas être dérangés dans leur conscience, d’être bousculé, emmené là où ils ne veulent pas aller. En fait, on s’est fait sa religion, avec ses rites, sa morale. On asperge tout cela d’eau bénite, on a appelé cela la volonté du Seigneur, mais en fait ce n’est qu’une idole de plus...
Le prêtre dit en effet de Béthel que « c’est un sanctuaire royal, un temple du royaume », alors que le prophète vient rappeler que Béthel est un nom qui signifie « maison de Dieu ».
Dans l’Evangile, Jésus tient manifestement à la pauvreté, à cet abandon dans la main de Dieu.
la pauvreté permet de ne pas s’installer, de ne pas à avoir à défendre nos intérêts; Et si nous avons chemises, pain .. ils sont toujours à considérer comme un don de Dieu.
En tous les cas, se demander : si le Seigneur désire que je quitte tout pour le suivre aujourd’hui, comme il le demanda au jeune homme riche, suis-je prêt à tout laisser pour Lui ou suis je trop attacher à mes biens... ? Matériel, ou spirituels comme ma réputation, mon honneur, ma tranquillité, que sais-je ....
Les véritables disciples sont pauvres, simples, pour que Dieu lui-même puisse être fort en eux : ils peuvent chasser les démons... Le premier bagage a emporter est donc l’autorité reçue sur les esprits mauvais. Elle arrive en tête de liste, bien avant tout autre.
Avant de pouvoir bâtir, il nous faut détruire, avec charité, mais sans compromis, l’oeuvre des ténèbres. Chasser tous pouvoirs mauvais, consentis ou non par les consciences : rude combat...
Cela montre que le travail de l’Évangélisation est essentiellement non un endoctrinement, mais une libération... une libération pour une adhésion libre au Christ !!
Il les envoie deux par deux, pourquoi ?
• La loi mosaïque spécifie qu’un témoignage n’est valide qu’attesté par deux témoins. Ceux que Jésus envoie sont donc des témoins.
• Ainsi Jésus ne les envoie pas pour convertir, ou pour enseigner d’abord une doctrine, mais pour témoigner. Être envoyé, deux par deux insiste sur cette dimension du témoignage qui devient premier.
• ils ne témoignent pas d’eux mêmes, puisqu’ils sont deux. Il ne s’agit pas de se prendre pour un sauveur du monde, comme trop de nos intellectuels ou de nos philosophes, mais de témoigner de quelqu’un d’autre.
• Oui, le message du Christ, n’est pas un slogan, mais c’est l’amour. En les envoyant deux par deux, Jésus enseigne aussi à ses disciples que leur façon de vivre doit être la première à parler de l’évangile. Ils doivent être reconnus pour ce qu’ils sont, les disciples de Jésus-Christ, à la façon dont ils s’aiment, des frères en Christ.
Ils partent donc en proclamant qu’il fallait se convertir... Car pour entrer dans le Royaume de Dieu nous avons tous à nous convertir. Mais qui veut vraiment se convertir ... ? On se trouve très bien comme cela ..
Ce qui est rassurant, c’est que les disciples n’ont pas besoin de rester dans les maisons, avec les personnes qui ne veulent pas les entendre. Ils ne doivent pas faire de l’acharnement thérapeutique à coup d’Évangile. Mais il nous est demandé cependant de témoigner, auprès des personnes, auprès des groupes humains. Cela peut difficile, car nous devons accepter les moqueries. Nous devons accepter qu’un proche ne nous suive pas dans notre Foi, accepter le décalage psychologique (ce sera une preuve d’amour). Mais cette attitude que nous demande le Christ est aussi libératrice : nous pouvons ne pas rester et aller vers ceux qui nous accueilleront mieux. La réussite n’est pas demandée, car souvent comme Amos, c’est l’échec, mais il nous est demandé de témoigner simplement sans insister.
Cependant des hommes se lèveront à chaque époque pour témoigner à leur tour de la vérité du Christ. (parents scouts)
À chaque fois ce sera un émerveillement, un véritable miracle... Une épiphanie...
Saint Paul nous aide à comprendre qu’en fait l’œuvre de l’Évangélisation et de la nouvelle évangélisation n’est pas d’abord œuvre humaine. On s’attache tellement à ce que l’on fait, que l’on pourrait croire que c’est nous qui provoquons par nos qualités personnelles le retournement des cœurs...
Non, tout cela est l’oeuvre du Seigneur qui se déploie dans l’histoire et dans nos vies... Le Seigneur nous laisse libre de répondre, mais tout est depuis l’Éternité dans le plan de Dieu.
Cela peut soit nous effrayer, soit nous faire faire contempler et méditer pendant des heures.
«Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus Christ.
En lui, il nous a choisis avant la création du monde, pour que nous soyons, dans l'amour, saints et irréprochables sous son regard.»
On se croyait pauvre et perdu, comme Amos, envoyé dans un temple du Nord, lui qui était du sud, de Juda.
En fait, nous sommes au service du Seigneur, et c’est Lui que nous servons. Que nous soyons envoyé à nos proches, ou dans une autre région, ou un autre pays. C’est toujours Lui que nous servons.
Nous ne sommes pas là pour faire du prosélytisme, nous sommes envoyés deux par deux, car nous avons à témoigner, par toute notre vie, en Église et non tout seul, du Christ Jésus.
On croyait que notre conversion ou que celle des autres dépendait d’abord de nous. Certes rien ne peut se faire sans nous. Mais grâce à l’Esprit saint, on réalise peu à peu que c’est Dieu notre Père, qui est venu, nous chercher, nous parler au creux de l’oreille, à notre cœur... Que sans lui rien n’aurait pu se faire, nous serions restés aussi orgueilleux qu’un paon, aussi buté qu’un âne... Aussi impur qu’un porc..
C’est Lui, qui depuis le fond des âges, voyant notre bonne volonté, répondant à sa Grâce, nous a prédestiné à le connaître par avance. Mais cette connaissance si elle est plénitude du Salut pour nous, elle est aussi un devoir de témoignage pour les autres... Nous sommes les prémices d’un monde nouveau, rien n’est encore fini ..
le Seigneur appellera ainsi tous ceux qui, dans le mystère de la liberté humaine, accepteront en fin de compte, après bien des égarements, des erreurs, des doutes, des péchés, des allés et venues,
D’écouter la parole de Dieu , la parole de la vérité et de la vie...
Afin que nous soyons tous ses fils par Jésus Christ à la louange de sa Gloire...
2ème lecture : Ep 1, 3-14
Evangile : Mc 6, 7-13
Première lecture : Amos se retrouve alors sur une terre étrangère. Lui du Sud, de Judée, il va être envoyé par le Seigneur au nord, dans le Royaume d’Israël. Dans une position de faiblesse, il défendra les intérêts du Seigneur, mais son aventure va tourner court.
En réalité, Amos, par la précarité de sa situation, est totalement libre de parler au nom de Dieu.
- C’est la condition du prophète, libre de soi et des autres pour être tout à Dieu
Cela devrait être aussi notre condition à nous les baptisés si nous acceptons notre métier de prophète.
Évangile : Jésus envoie ses disciples deux par deux, sans pain, sans sandales .....
Les prêtres de Bethel, ou les prophètes qui travaillaient dans ce temple du Nord se croyaient aussi au service du Seigneur, mais c’était le contraire.
S’étant adaptés à la mentalité du moment, ils vivaient un culte sans grands profits spirituels, mais par contre avec un grand profit matériel pour eux. Or le véritable prophète dérange. Les hommes n’aiment pas être dérangés dans leur conscience, d’être bousculé, emmené là où ils ne veulent pas aller. En fait, on s’est fait sa religion, avec ses rites, sa morale. On asperge tout cela d’eau bénite, on a appelé cela la volonté du Seigneur, mais en fait ce n’est qu’une idole de plus...
Le prêtre dit en effet de Béthel que « c’est un sanctuaire royal, un temple du royaume », alors que le prophète vient rappeler que Béthel est un nom qui signifie « maison de Dieu ».
Dans l’Evangile, Jésus tient manifestement à la pauvreté, à cet abandon dans la main de Dieu.
la pauvreté permet de ne pas s’installer, de ne pas à avoir à défendre nos intérêts; Et si nous avons chemises, pain .. ils sont toujours à considérer comme un don de Dieu.
En tous les cas, se demander : si le Seigneur désire que je quitte tout pour le suivre aujourd’hui, comme il le demanda au jeune homme riche, suis-je prêt à tout laisser pour Lui ou suis je trop attacher à mes biens... ? Matériel, ou spirituels comme ma réputation, mon honneur, ma tranquillité, que sais-je ....
Les véritables disciples sont pauvres, simples, pour que Dieu lui-même puisse être fort en eux : ils peuvent chasser les démons... Le premier bagage a emporter est donc l’autorité reçue sur les esprits mauvais. Elle arrive en tête de liste, bien avant tout autre.
Avant de pouvoir bâtir, il nous faut détruire, avec charité, mais sans compromis, l’oeuvre des ténèbres. Chasser tous pouvoirs mauvais, consentis ou non par les consciences : rude combat...
Cela montre que le travail de l’Évangélisation est essentiellement non un endoctrinement, mais une libération... une libération pour une adhésion libre au Christ !!
Il les envoie deux par deux, pourquoi ?
• La loi mosaïque spécifie qu’un témoignage n’est valide qu’attesté par deux témoins. Ceux que Jésus envoie sont donc des témoins.
• Ainsi Jésus ne les envoie pas pour convertir, ou pour enseigner d’abord une doctrine, mais pour témoigner. Être envoyé, deux par deux insiste sur cette dimension du témoignage qui devient premier.
• ils ne témoignent pas d’eux mêmes, puisqu’ils sont deux. Il ne s’agit pas de se prendre pour un sauveur du monde, comme trop de nos intellectuels ou de nos philosophes, mais de témoigner de quelqu’un d’autre.
• Oui, le message du Christ, n’est pas un slogan, mais c’est l’amour. En les envoyant deux par deux, Jésus enseigne aussi à ses disciples que leur façon de vivre doit être la première à parler de l’évangile. Ils doivent être reconnus pour ce qu’ils sont, les disciples de Jésus-Christ, à la façon dont ils s’aiment, des frères en Christ.
Ils partent donc en proclamant qu’il fallait se convertir... Car pour entrer dans le Royaume de Dieu nous avons tous à nous convertir. Mais qui veut vraiment se convertir ... ? On se trouve très bien comme cela ..
Ce qui est rassurant, c’est que les disciples n’ont pas besoin de rester dans les maisons, avec les personnes qui ne veulent pas les entendre. Ils ne doivent pas faire de l’acharnement thérapeutique à coup d’Évangile. Mais il nous est demandé cependant de témoigner, auprès des personnes, auprès des groupes humains. Cela peut difficile, car nous devons accepter les moqueries. Nous devons accepter qu’un proche ne nous suive pas dans notre Foi, accepter le décalage psychologique (ce sera une preuve d’amour). Mais cette attitude que nous demande le Christ est aussi libératrice : nous pouvons ne pas rester et aller vers ceux qui nous accueilleront mieux. La réussite n’est pas demandée, car souvent comme Amos, c’est l’échec, mais il nous est demandé de témoigner simplement sans insister.
Cependant des hommes se lèveront à chaque époque pour témoigner à leur tour de la vérité du Christ. (parents scouts)
À chaque fois ce sera un émerveillement, un véritable miracle... Une épiphanie...
Saint Paul nous aide à comprendre qu’en fait l’œuvre de l’Évangélisation et de la nouvelle évangélisation n’est pas d’abord œuvre humaine. On s’attache tellement à ce que l’on fait, que l’on pourrait croire que c’est nous qui provoquons par nos qualités personnelles le retournement des cœurs...
Non, tout cela est l’oeuvre du Seigneur qui se déploie dans l’histoire et dans nos vies... Le Seigneur nous laisse libre de répondre, mais tout est depuis l’Éternité dans le plan de Dieu.
Cela peut soit nous effrayer, soit nous faire faire contempler et méditer pendant des heures.
«Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus Christ.
En lui, il nous a choisis avant la création du monde, pour que nous soyons, dans l'amour, saints et irréprochables sous son regard.»
On se croyait pauvre et perdu, comme Amos, envoyé dans un temple du Nord, lui qui était du sud, de Juda.
En fait, nous sommes au service du Seigneur, et c’est Lui que nous servons. Que nous soyons envoyé à nos proches, ou dans une autre région, ou un autre pays. C’est toujours Lui que nous servons.
Nous ne sommes pas là pour faire du prosélytisme, nous sommes envoyés deux par deux, car nous avons à témoigner, par toute notre vie, en Église et non tout seul, du Christ Jésus.
On croyait que notre conversion ou que celle des autres dépendait d’abord de nous. Certes rien ne peut se faire sans nous. Mais grâce à l’Esprit saint, on réalise peu à peu que c’est Dieu notre Père, qui est venu, nous chercher, nous parler au creux de l’oreille, à notre cœur... Que sans lui rien n’aurait pu se faire, nous serions restés aussi orgueilleux qu’un paon, aussi buté qu’un âne... Aussi impur qu’un porc..
C’est Lui, qui depuis le fond des âges, voyant notre bonne volonté, répondant à sa Grâce, nous a prédestiné à le connaître par avance. Mais cette connaissance si elle est plénitude du Salut pour nous, elle est aussi un devoir de témoignage pour les autres... Nous sommes les prémices d’un monde nouveau, rien n’est encore fini ..
le Seigneur appellera ainsi tous ceux qui, dans le mystère de la liberté humaine, accepteront en fin de compte, après bien des égarements, des erreurs, des doutes, des péchés, des allés et venues,
D’écouter la parole de Dieu , la parole de la vérité et de la vie...
Afin que nous soyons tous ses fils par Jésus Christ à la louange de sa Gloire...
vendredi 13 juillet 2012
14° dimanche du temps ordinaire B
Quatorzième dimanche du temps ordinaire
Livre d'Ézéchiel 2,2-5.
Deuxième lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 12,7-10.
Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 6,1-6.
« Ma puissance trouve toute sa mesure dans ta faiblesse » dite Jésus à Paul.
Comment être faible peut-il être positif ?
Notre société refuse et même hait la faiblesse. Il faut être fort dans tous les domaines, travail, société et même dans l’intimité !
Notre société manque de projet, alors les plus forts règnent et leur violence.
Pourquoi Jésus répond-il cela à Paul ?
Plus on est faible et plus le Christ, vrai homme et vrai Dieu, peut déployer toute sa Puissance en nous.
Ce n’est pas l’éloge de la faiblesse pour elle-même, mais Jésus nous demande d’être non par nous-mêmes si faibles, mais par lui
Nous pouvons voir que dans sa vie, Paul déploie une force incroyable.
-Ainsi le problème de ce monde, notre problème, c’est de n’être pas assez pauvre, petit faible.
Si nous étions vraiment faibles, le Christ pourrait être vraiment lui en nous. Mon on résiste, on a du mal à mourir à nous-mêmes, on se rebiffe, on s’attache, on s’offense ....
Plus on est plein d’orgueil, de nous, et moins il peut être tout en nous.
Il ne s’agit pas de ne plus exister, mais de ne plus avoir son principe de vie en soi... Mais devenir fort en lui
Ste Th d’Avila demandait à ses filles d’être solides comme une armée de légionnaires
Ainsi, parallèlement, notre problème ce n’est pas de vivre. Vivre, nous vivrons, ou nous existerons toujours, car Dieu est éternel, et Il nous donnera toujours la vie. Mais que ferons-nous de cette vie ?
Ainsi notre problème n’est pas tant de vivre, mais de mourir. Car si nous étions vraiment morts, sans plus aucune volonté propre, nous serions pleinement vivants, et nous deviendrons enfin nous-mêmes !
C’est ce que veut dire ce poème de saint Jean de la Croix.
1. Je ne vis plus en moi
et vivre sans Dieu je ne puis;
Si je reste sans lui et sans moi
Que deviendra ma vie ?
Mille morts il me sera,
Puisque ma vie elle-même aspire,
En mourant à ne pas mourir.
Alors, je vis sans vivre
Car je meurs de ne pas mourir
Ce poème de saint Jean de la croix exprime l’appel de l’Amour. C’est l’âme qui se sent puissamment aspirée, éprise de l’amour divin, mais elle est attachée à elle-même, par ses péchés, par son refus de se donner, de mourir, de n’être plus en rien afin d’être tout.
Car elle sait, dans sa Foi que Dieu veut tout lui donner, se donner et lui offrir son amour lui-même, comme un vent du sud, une vallée solitaire, une colombe de feu.
Mais elle doit mourir à elle-même, à sa veille humanité, elle doit mourir pour devenir une toute nouvelle créature. Elle voudrait devenir toute faiblesse, pour devenir tout accueille, toute féminine pour qu’enfin l’amour divin puisse faire tout en elle...
Mais elle se plaint, elle pleure, car elle se sent prisonnière d’elle même et de sa vie... Elle voudrait mourir pour voler enfin dans la lumière dès aujourd’hui, mais elle ne le peut pas encore, car elle est trop attachée; alors elle meurt de ne pas mourir, elle vit l’exil jusqu’au jour infiniment heureux ou elle pourra s’échapper comme l’oiseau de sa cage... D’elle même .
Et l’Évangile ?
Là aussi nous voyons Jésus dans sa faiblesse d’homme, et Dieu aussi dans un sens.
À Nazareth, dans sa synagogue, Jésus n’est pas reconnu par les siens. Parce qu’il est trop connu, il en devient inconnu.
Ils l’ont connu dans les bras de sa mère, ils ont manié ensemble la scie et le rabot.
Alors « quelle est cette sagesse qu’il lui a été donné et ces grands miracles ? »
« n’est-il pas le fils du charpentier ? »
Ils le connaissent trop dans sa réalité d’homme, dans sa faiblesse, pour voir la Puissance de Dieu se déployer en Lui !
Là « il ne peut faire aucun miracle »
« Un prophète n’est méprisé que dans sa maison », constate Jésus.
Le métier de prophète ou de Messie n’est pas facile... Il doit dire l’infinie proximité de Dieu, son Amour, et rappeler les exigences de cet amour.
Dénoncer ce qui nous sépare de Dieu et des hommes.
Et ce métier c’est le nôtre
En ce temps de vacances, demandons au Seigneur d’accepter nos faiblesses pour trouver notre force en Lui.
Prenons le temps aussi de découvrir nos proches, ceux qui vivent depuis trop longtemps avec nous, ceux qui ne nous étonnent plus.
Le Christ veut nous parler par eux. Et nous ? Voulons-nous nous renouveler dans notre présence à Lui par nos frères ?
N’oublions pas Dieu et l’Amour de notre amour. AMEN.
mercredi 4 juillet 2012
13° dimanche TO B
1ère lecture : Dieu n'a pas fait la mort (Sg 1, 13-15; 2, 23-24)
Psaume : 29, 3-4, 5-6ab, 6cd.12, 13
2ème lecture : La générosité du Christ, motif de la nôtre (2Co 8, 7.9.13-15)
Evangile : Résurrection de la fille de Jaïre - Guérison d'une femme (Mc 5, 21-43)
Pour vous, qui suis-je ? demandait Jésus aux apôtres, Pierre répondit : « tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant »
Ce dimanche je pourrais vous poser la question « pour vous, qui est l’Église ? »Car dans cet évangile nous parlons de l’Église ... Et à travers elle de toute l’humanité.
Elle est comme une petite fille à l’extrémité
Elle est comme cette femme qui cherche Jésus, car elle perd son sang.
L’Église est mortellement blessée.
- Comme cette petite fille qui est à toute extrémité : « viens lui imposer les mains afin qu’elle vive » demande son papa à Jésus. Jésus va alors imposer les mains à cette enfant. À tous les enfants, par la grâce du baptême. Il veut sauver tous les enfants, cet enfant, mais tous les enfants exploités, persécutés, il veut sauver tous les hommes au cœur d’enfant.
- Comme cette femme qui perd son sang, doucement, mais sûrement. Elle perd son sang, sa vie. Comme elle, les hommes se vident d’eux-mêmes, de leur vie peu à peu, et n’arrivent pas à trouver le chemin de la vie éternelle. Ils sont vivants certes, mais pour combien de temps ? Comme beaucoup, elle a été voir tant de « médecins », elle s’est tournée vers tous ceux qui lui promettaient bonheur, prospérité, guérison, longue vie, vers toutes les idoles du pays, mais son état à plutôt empiré.
Or Jésus a dit « je suis venu pour qu’ils aient la vie, et qu’ils l’ai en surabondance » Mt 10
Et cette jeune fille, et cette femme qu’il sauve dans cet Évangile, c’est bien l’Église. Nous retrouvons pour les deux le chiffre 12, qui dans la Bible est le chiffre de Dieu (ancien ou nouveau Testament)
la petite fille meurt à douze ans
La femme perd son sang depuis douze ans.
Ce n’est pas deux femmes que Jésus vient sauver, mais une seule femme, une seule épouse: la sienne ! L’Église.
Jésus vient sauver ses femmes en se laissant toucher ou en touchant. (son manteau ou en prenant la petite fille par la main)
Remarque : dans le lévitique est impur celui qui touche une femme qui perd son sang, et est impur aussi celui qui touche un cadavre. (Lv 15, 19 - Nb 9, 6 sv)
Or Jésus va accepter de devenir impur rituellement, de prendre sur lui l’impur. (maladie ou mort); il va prendre sur lui le péché, et la mort elle-même. Mais sa pureté est toute puissante, rien ne peut le souiller. Il va se relever de la mort et redonner la vie à tous ceux qui se tourneront vers Lui.
Mais pour bénéficier d’une telle grâce, il faut avoir la « Foi qui touche »; comme la femme qui voulut toucher le vêtement de Jésus. « Si je parviens à toucher son vêtement, je serai sauvé ».
C’est bien du Salut dont parle la femme, Salut total et éternel
Mais qu’est-ce que la Foi qui touche ?
- La Foi qui ne craint pas de s’avancer malgré les critiques et les moqueries de la foule comme Jaïre le chef de la synagogue, comme cette femme.
- La Foi qui veut aller au-delà de toutes les impossibilités humaines
- La Foi qui voit plus loin que les apparences: « elle n’est pas morte, elle dort »,
- la Foi qui voit en cet homme de Nazareth, Jésus, le Fils divin de Dieu, la Foi qui lorsque nous communion, prend Dieu dans ses mains.
- La Foi enfin qui touche le cœur de Jésus. Jésus est entouré d’une foule compacte, mais une seule dans cette foule le touche « Qui a touché mes vêtements ? »
Quel amour montre Jésus dans cet épisode avec cette pauvre Église, avec cette pauvre humanité.
- Jésus part avec le père, il le soutient par sa présence, il prend du temps avec lui.
- Ce n’est pas la foule, la réussite que cherche Jésus, mais le cœur aimant, espérant, cherchant.
- Jésus veut nous connaître personnellement (qui m’a touché?)
- Il veut nous donner la paix : « Ma fille, ta foi t'a sauvée. Va en paix et sois guérie de ton mal. »
Et nous quelle attitude allons-nous avoir ... ?
Allons-nous nous approcher du Seigneur avec la "Foi qui touche" ?
Croyons-nous que tout lui est possible ?
Nous qui sommes des riches, nous demandons au Seigneur pour soi ou pour les autres, du bout des lèvres.
Mais quand nous prions, il faut prier avec cœur, implorer comme ce père qui va perdre sa petite enfant, ou cette femme qui sent la vie sortir d’elle-même jusqu’à la mort.
Dieu ne veut pas la mort, mais la vie : « Dieu n'a pas fait la mort, il ne se réjouit pas de voir mourir les êtres vivants. Il a créé toutes choses pour qu'elles subsistent »
Et nous ? Désirons-nous vraiment vivre ? Désirons vraiment que nos frères vivent ?
dimanche 24 juin 2012
la naissance de St Jean le Baptiste
Perdre la Parole.... Ce n’est pas facile ... Et pourtant Zacharrie la retrouve, pourquoi ... ?
Pourquoi l’a-t-il perdu, pourquoi l’a retrouve t il ?
Il l’a perdu dans le Temple.
l’Ange Gabriel lui avait dit: «Tu seras dans la joie et l'allégresse, beaucoup d'hommes se réjouiront de sa naissance. Mais lui ne croyant pas, il continue :
«voici que tu devras garder le silence, et tu ne pourras plus parler jusqu'au jour où cela se réalisera, parce que tu n'as pas cru à mes paroles : elles s'accompliront lorsque leur temps viendra»
Ils voulaient le nommer Zacharrie... Signe de la lignée, de la tribu de lévi
Du peuple juif, la descendance, le sang.
Mais l’ange Gabriel lui avait dit : «ta femme Élisabeth te donnera un fils, et tu le nommeras Jean.»
Pas de sa famille, mais «Dieu fait grâce»
-l’importance du nom. La personnalité, la mission, une parole de Dieu
une rupture, une nouvelle alliance , une nouvelle création
Abram -> Abraham
Simon -> Paul
nom nouveau au baptême ...
-Jean reçoit un nom nouveau. Signe d’une nouvelle Alliance.
Le huitième jour, ils vinrent pour la circoncision de l'enfant. Ils voulaient le nommer Zacharie comme son père. Mais sa mère déclara : « Non, il s'appellera Jean.»
C’est la mère qui donne le Nom, confirmé par le père...
L’ange Gabriel, quelques mois ira voir Marie, donnera le nom de Jésus, et c’est une femme qui le lui donnera... L’Église, la femme, elle la dernière, deviendra la première ...
elle aussi elle donnera le Nom de Messie à Jésus de Nazareth et Zacharrie confirme et sa langue se délie pour bénir Dieu
Pour bénir Dieu ... -> et non pour maudir ou parler d’autres choses ...
Que sera donc cet enfant ?
Vous connaissez le feu de la Saint-Jean ? Cette joie allumée dans la nuit lorsque la nature est au sommet de sa splendeur : lorsque les jours durent le plus longtemps, au solstice d’été.
Ce feu, c’est Jean, qui est, comme dit Jésus, le plus grand de tous les hommes.
Isaie « C'est trop peu que tu sois mon serviteur pour relever les tribus de Jacob et ramener les rescapés d'Israël : je vais faire de toi la lumière des nations, pour que mon salut parvienne jusqu'aux extrémités de la terre. «
Il annonce la Bonne Nouvelle : Dieu fait grâce comme l’indique son nom, Jean.
Il sera celui qui indiquera le Messie, «jusqu'au jour où il devait être manifesté à Israël.» « Le lendemain, Jean se tenait encore là, ainsi que deux de ses disciples. Et, attachant son regard sur Jésus qui passait, il dit :’Voici l’Agneau de Dieu’… Les deux disciples entendirent ce qu’il disait et suivirent Jésus ».
Mais il devra diminuer devant le Christ comme le soleil décroît à partir de ces jours-ci...
Lorsqu’il surgira du désert, il proclamera tout cela, très clairement, nous dit saint Matthieu, dans son évangile : « En ces jours-là, apparaît Jean, le baptiseur, prêchant dans le désert : faîtes pénitence, car le règne de Dieu est proche. Je vous baptise dans l’eau, mais celui qui vient derrière moi est plus fort que moi. Il vous baptisera dans l’Esprit et le feu ».
Le soleil qui diminue, Jean qui doit diminuer, est-ce pour nous le désespoir? Le commencement d’une nouvelle déprime? Non ! Pour le chrétien, c’est simplement un appel à passer sur l’autre rive. C’est un appel à passer à un autre soleil, le Christ ressuscité. C’est par la Foi seule que nous découvrirons cette autre lumière...
Dieu choisit qui il veut et souvent de la manière la plus inattendue. C’est Lui qui en a toujours l’initiative. La première lecture nous a fait part de la vocation d’Isaïe : « J’étais encore dans le sein maternel, quand le Seigneur m’a appelé. J’étais encore dans les entrailles de ma mère quand il a prononcé mon nom ». Chaque chrétien peut être un J Baptiste, une flamme qui brûle dans la nuit pour éclairer ses frères, une étoile dans le ciel, un réconfort, une espérance: Jésus est vivant !
Catéchiste, milieu du travail ..
Vivre dans un certain désert , mais nous y sommes pas seul comme Jean ...
C’est le temps de la purification
Du baptême d’eau qui préfigure celui de l’Esprit ...
Ainsi notre baptême est celui de Jean et de Jésus.
c’est le du témoignage, c’est le temps de dénoncer le bien et proclamer le bien
C’est le temps du martyr (la tête de Jean)
Le 24 juin 1611, f de Sales écrit à Jeanne de Chantal :
« Ma très chère fille, que n’ai-je quelque digne sentiment de joie pour cet homme angélique ou cet ange humain, duquel nous célébrons la naissance !
Je le trouve plus que vierge, parce qu’il est vierge même des yeux qu’il n’a posé que sur des objets insensibles du désert ; plus que confesseur, car il a confessé le Sauveur avant que le Sauveur se soit confessé lui-même ; plus que prédicateur, car il ne prêche pas seulement de la langue, mais du doigt, ce qui est le comble de la perfection.
Je le trouve plus que docteur, car il prêche sans avoir entendu la doctrine ; plus que martyr, car les autres martyrs meurent pour Celui qui est mort pour eux, mais lui meurt pour Celui qui est encore en vie…. Plus qu’évangéliste, car il prêche l’évangile avant qu’il ait été fait ; plus qu’apôtre, car il précède Celui que les apôtres suivent.
Je le trouve plus que prophète, car il montre Celui que les prophètes prédisaient : plus que patriarche, car il voit Celui en qui ils ont cru. Enfin, il est plus ange et plus homme, car les anges ne sont qu’esprit sans corps et les hommes ont trop de corps et trop peu d’esprit. Lui, il a un corps et n’est qu’esprit !
Il naît d’une stérile, il vit dans le désert, il prêche aux cœurs arides et pierreux, il meurt parmi les martyrs. Et, parmi toutes ces âpretés, il a un cœur plein de grâce et de bénédiction.
Ce qui est encore plus admirable c’est que Notre Seigneur a dit qu’entre tous ceux qui étaient nés d’une femme, nul n’était plus grand que Jean et il ajoute : « Celui qui est le moindre au Royaume des cieux, c’est-à-dire en l’Église, est plus grand que lui ».
O ma chère fille, il est vrai que le moindre communiant est plus grand en dignité que saint Jean. Pourquoi sommes-nous si petits en sainteté » ?
Conclusion
Il faudrait méditer longuement ce texte original pour mieux découvrir notre dignité. Baptisés dans l’Esprit Saint, nous sommes appelés à témoigner, par nos paroles et surtout par nos actes, que le Christ est le Fils de Dieu.
Nous serons toujours appelés à être signe d’une présence, celle du Christ qui vient témoigner de l’amour du Père. Nous serons lumière pour aider les hommes de notre monde actuel à discerner les moyens de marcher à la suite du Christ.
Quoique pécheurs, invités sans cesse à la conversion, nous sommes tous des « chargés de mission ». Dieu nous envoie comme témoins, comme précurseurs du Christ, à la suite de Jean-Baptiste auprès de nos frères.
Pourquoi l’a-t-il perdu, pourquoi l’a retrouve t il ?
Il l’a perdu dans le Temple.
l’Ange Gabriel lui avait dit: «Tu seras dans la joie et l'allégresse, beaucoup d'hommes se réjouiront de sa naissance. Mais lui ne croyant pas, il continue :
«voici que tu devras garder le silence, et tu ne pourras plus parler jusqu'au jour où cela se réalisera, parce que tu n'as pas cru à mes paroles : elles s'accompliront lorsque leur temps viendra»
Ils voulaient le nommer Zacharrie... Signe de la lignée, de la tribu de lévi
Du peuple juif, la descendance, le sang.
Mais l’ange Gabriel lui avait dit : «ta femme Élisabeth te donnera un fils, et tu le nommeras Jean.»
Pas de sa famille, mais «Dieu fait grâce»
-l’importance du nom. La personnalité, la mission, une parole de Dieu
une rupture, une nouvelle alliance , une nouvelle création
Abram -> Abraham
Simon -> Paul
nom nouveau au baptême ...
-Jean reçoit un nom nouveau. Signe d’une nouvelle Alliance.
Le huitième jour, ils vinrent pour la circoncision de l'enfant. Ils voulaient le nommer Zacharie comme son père. Mais sa mère déclara : « Non, il s'appellera Jean.»
C’est la mère qui donne le Nom, confirmé par le père...
L’ange Gabriel, quelques mois ira voir Marie, donnera le nom de Jésus, et c’est une femme qui le lui donnera... L’Église, la femme, elle la dernière, deviendra la première ...
elle aussi elle donnera le Nom de Messie à Jésus de Nazareth et Zacharrie confirme et sa langue se délie pour bénir Dieu
Pour bénir Dieu ... -> et non pour maudir ou parler d’autres choses ...
Que sera donc cet enfant ?
Vous connaissez le feu de la Saint-Jean ? Cette joie allumée dans la nuit lorsque la nature est au sommet de sa splendeur : lorsque les jours durent le plus longtemps, au solstice d’été.
Ce feu, c’est Jean, qui est, comme dit Jésus, le plus grand de tous les hommes.
Isaie « C'est trop peu que tu sois mon serviteur pour relever les tribus de Jacob et ramener les rescapés d'Israël : je vais faire de toi la lumière des nations, pour que mon salut parvienne jusqu'aux extrémités de la terre. «
Il annonce la Bonne Nouvelle : Dieu fait grâce comme l’indique son nom, Jean.
Il sera celui qui indiquera le Messie, «jusqu'au jour où il devait être manifesté à Israël.» « Le lendemain, Jean se tenait encore là, ainsi que deux de ses disciples. Et, attachant son regard sur Jésus qui passait, il dit :’Voici l’Agneau de Dieu’… Les deux disciples entendirent ce qu’il disait et suivirent Jésus ».
Mais il devra diminuer devant le Christ comme le soleil décroît à partir de ces jours-ci...
Lorsqu’il surgira du désert, il proclamera tout cela, très clairement, nous dit saint Matthieu, dans son évangile : « En ces jours-là, apparaît Jean, le baptiseur, prêchant dans le désert : faîtes pénitence, car le règne de Dieu est proche. Je vous baptise dans l’eau, mais celui qui vient derrière moi est plus fort que moi. Il vous baptisera dans l’Esprit et le feu ».
Le soleil qui diminue, Jean qui doit diminuer, est-ce pour nous le désespoir? Le commencement d’une nouvelle déprime? Non ! Pour le chrétien, c’est simplement un appel à passer sur l’autre rive. C’est un appel à passer à un autre soleil, le Christ ressuscité. C’est par la Foi seule que nous découvrirons cette autre lumière...
Dieu choisit qui il veut et souvent de la manière la plus inattendue. C’est Lui qui en a toujours l’initiative. La première lecture nous a fait part de la vocation d’Isaïe : « J’étais encore dans le sein maternel, quand le Seigneur m’a appelé. J’étais encore dans les entrailles de ma mère quand il a prononcé mon nom ». Chaque chrétien peut être un J Baptiste, une flamme qui brûle dans la nuit pour éclairer ses frères, une étoile dans le ciel, un réconfort, une espérance: Jésus est vivant !
Catéchiste, milieu du travail ..
Vivre dans un certain désert , mais nous y sommes pas seul comme Jean ...
C’est le temps de la purification
Du baptême d’eau qui préfigure celui de l’Esprit ...
Ainsi notre baptême est celui de Jean et de Jésus.
c’est le du témoignage, c’est le temps de dénoncer le bien et proclamer le bien
C’est le temps du martyr (la tête de Jean)
Le 24 juin 1611, f de Sales écrit à Jeanne de Chantal :
« Ma très chère fille, que n’ai-je quelque digne sentiment de joie pour cet homme angélique ou cet ange humain, duquel nous célébrons la naissance !
Je le trouve plus que vierge, parce qu’il est vierge même des yeux qu’il n’a posé que sur des objets insensibles du désert ; plus que confesseur, car il a confessé le Sauveur avant que le Sauveur se soit confessé lui-même ; plus que prédicateur, car il ne prêche pas seulement de la langue, mais du doigt, ce qui est le comble de la perfection.
Je le trouve plus que docteur, car il prêche sans avoir entendu la doctrine ; plus que martyr, car les autres martyrs meurent pour Celui qui est mort pour eux, mais lui meurt pour Celui qui est encore en vie…. Plus qu’évangéliste, car il prêche l’évangile avant qu’il ait été fait ; plus qu’apôtre, car il précède Celui que les apôtres suivent.
Je le trouve plus que prophète, car il montre Celui que les prophètes prédisaient : plus que patriarche, car il voit Celui en qui ils ont cru. Enfin, il est plus ange et plus homme, car les anges ne sont qu’esprit sans corps et les hommes ont trop de corps et trop peu d’esprit. Lui, il a un corps et n’est qu’esprit !
Il naît d’une stérile, il vit dans le désert, il prêche aux cœurs arides et pierreux, il meurt parmi les martyrs. Et, parmi toutes ces âpretés, il a un cœur plein de grâce et de bénédiction.
Ce qui est encore plus admirable c’est que Notre Seigneur a dit qu’entre tous ceux qui étaient nés d’une femme, nul n’était plus grand que Jean et il ajoute : « Celui qui est le moindre au Royaume des cieux, c’est-à-dire en l’Église, est plus grand que lui ».
O ma chère fille, il est vrai que le moindre communiant est plus grand en dignité que saint Jean. Pourquoi sommes-nous si petits en sainteté » ?
Conclusion
Il faudrait méditer longuement ce texte original pour mieux découvrir notre dignité. Baptisés dans l’Esprit Saint, nous sommes appelés à témoigner, par nos paroles et surtout par nos actes, que le Christ est le Fils de Dieu.
Nous serons toujours appelés à être signe d’une présence, celle du Christ qui vient témoigner de l’amour du Père. Nous serons lumière pour aider les hommes de notre monde actuel à discerner les moyens de marcher à la suite du Christ.
Quoique pécheurs, invités sans cesse à la conversion, nous sommes tous des « chargés de mission ». Dieu nous envoie comme témoins, comme précurseurs du Christ, à la suite de Jean-Baptiste auprès de nos frères.
dimanche 17 juin 2012
11° dimanche B
Avant ce passage, nous voyons Jésus qui monte dans une barque pour parler à la foule.
Le symbole de Jésus sur l’eau comme Jésus qui marche sur l’eau: symbole du Christ ressuscité, victorieux de tout mal
Mais comme la résurrection est un phénomène discret, la venue du Royaume est aussi discrète, et même si on peut en voir les effets çà et là, il se peut qu’à certains moments on semble décourager.
Ce caractère non achevé encore du Royaume pousse les hommes, soit à la l’indifférence soit à la violence.
> Du temps de Jésus, il y avait le parti des Zélotes, qui voulait un retrait rapide des romains et proposaient la lutte armée. Jésus est il ou non le descendant de David? Si oui, quand est ce qu’il va lever une armée? quand marchera t il contre ses ennemis? comme autrefois Moïse avait marcher contre les ennemis d’Israël, l’arche de l’Alliance en tête.?
Aujourd’hui ne sommes nous pas tentés d’imposer notre volonté, et notre volonté religieuse, ou notre volonté politique ou notre culture aux autres, de façon violente ?
Cette solution semble plus rapide, efficace, mais ce n’est pas ainsi que l’entend le Christ; le concile parle du dialogue pacifique et charitable avec les différentes religions, culture, tout en n’oubliant pas l’annonce du Christ.
> l’indifférence moderne, de l’athéisme ou l’agnosticisme, ne trouve t elle pas sa cause dans la venue du Royaume qui semble trop attendre? et même qui semble une illusion au regard de tous les désastres vécus sur la terre?
Mais justement n’est-ce pas ceux qui doutent de la venue du Royaume, qui dénigre l’Église ou même qui n’arrêtent pas de se plaindre du manque de prêtre, du départ des chrétiens des églises, etc, qui freinent le plus cette venue, et même le combattent frontalement?
> À tout ce monde là, à nous, Jésus raconte ces deux paraboles.
> Il y va du Royaume comme d’un homme qui jette son grain dans son champ, nuit et jour, qu’il semble absent ou présent. La semence pousse par elle-même, il ne sait comment, et grandit.
Pour cela il faut du temps: l’herbe qui devient l’épi puis les grains pour le temps de la moisson.
Il insiste sur l’oeuvre de Dieu qui s’accomplit et qui s’accomplira, qu’on le voie ou non, qu’on le croie ou non.
> Car le Résultat est déjà dans la semence, la victoire finale est déjà présente dans les prémices, comme la venue du Christ sur la terre, préfigure déjà la victoire finale du Fils de l’Homme. Le grain porte déjà en puissance, tous les fruits qu’il donnera par la suite.
Si la semence, si La Parole a été semée, tout est permis d’espérer, il suffit d’être patient.
Isaïe « La pluie et la neige qui descendent des cieux n'y retournent pas sans avoir abreuvé la terre ainsi ma parole, qui sort de ma bouche,ne me reviendra pas sans résultat,sans avoir fait ce que je veux,sans avoir accompli sa mission. »
> Ainsi, le Royaume est déjà présent dans le monde. Il grandit, il n’a pas besoin de moi pour arriver à maturité. Dieu est tout-puissant et arrivera un jour à ses fins. Les réussites et les échecs au cours de l’histoire humaine ne sont que des aléas. La création est en souffrance d’enfantement.
Mais moi, comment vais-je me comporter par rapport à cette venue inexorable du Royaume ? Le Seigneur m’appelle à y participer activement, comment vais-je répondre ? Le Royaume lui est là, même petitement, l’Église on est le signe....
C’est pourquoi il nous faut nous convertir aujourd’hui et non demain;
SI nous-mêmes nous cheminons encore par la Foi, nous cheminons sans voir explicitement Dieu. Efforçons-nous comme le dit Saint Paul, de plaire au Seigneur.
Car un jour, tous, nous paraîtrons à nu devant le Christ, pour recevoir ce que nous aurons mérité.
> Si la première parabole nous parlait plus de présence, mais d’une présence qui demande de la patience, la seconde parabole insiste plus sur l’apparente absence de signe visible du Royaume. Alors qu’un jour ce Royaume deviendra une grande plante sur laquelle les oiseaux pourront venir nicher et chanter.
Saint V de Paule disait « les choses de Dieu se font peu à peu et quasi imperceptiblement ».
« Le Royaume est comme une graine de moutarde que l’on sème en terre, elle est la plus petite des graines du monde ».
Quand on a des graines de moutarde dans la main (Israël) nous savons que c’est comme si nous avions de la poudre dans le creux de notre main.
Et quand on voit la grandeur de l’arbuste. On ne peut qu’être émerveillée. Les hommes de la Bible, qui n’avait pas toute la connaissance biologique que l’on a, n’étaient pas tentés de rester le nez collé sur terre, ils savaient lever le nez et regarder le Ciel: pour eux, cette transformation de la nature touchait au miracle, comment si petit une graine pouvait elle devenir si grande ? En tous les cas, il voyait sûrement beaucoup plus naturellement que nous l’œuvre de Dieu.
Comment dans la Semence pouvait il y avoir autant ?
Mais dans une culture rationaliste, comment s’ouvrir à la Présence de Dieu ? Dans « milieu divin », Theillard de Chardin écrivait :
« La perception de l’omniprésence divine est essentiellement une vue, un goût, c’est à dire une sorte d’intuition. Donc, elle ne peut s’obtenir directement par aucun raisonnement, ni aucun artifice. »
L’Espérance qui naît d’une telle parabole devrait nous aider à retrouver de l’ardeur pour le Christ, un amour nouveau, renouveler .. Une nouvelle ardeur à la tâche!
Au JMJ de Cologne B XVI: « "Celui qui laisse entrer le Christ dans sa vie ne perd rien, rien, absolument rien de ce qui rend la vie libre, belle et grande. Non! Ce n'est qu'avec cette amitié que s'ouvrent en grand les portes de la vie. Ce n'est qu'avec cette amitié qu'on déverrouille réellement les grandes potentialités de la condition humaine ».
St F de Sales disait que dès sa jeunesse, il avait fait l’expérience d’une nouvelle ardeur pour le Christ, il a même oser parler de fureur d’Amour pour Lui. Et nous ?
Comment implorons-nous la Grâce de Dieu à chaque instant pour ne pas nous laisser envahir par la tristesse du quotidien, par les ronces vengeresses, mais pour laisser la Joie déborder afin de prendre notre part dans la construction du Royaume .. À part quelques-uns vous êtes trop passif attentiste... Le Christ ne nous demandera pas qu’est-ce que tu reçu, mais qu’est-ce tu as donné, .. Du temps, une parole, verre d’eau, une visite, une prière...
Mais comment ces quelques bougres, cette foule de miséreux qui écoute le Christ sur la rive, comment ces gens sans importance, inconnu pour les médias, comment ces malades et ces pécheurs, comment peuvent ils être dès aujourd’hui les prémices du Royaume qui vient ?
Comment ces quelques femmes au pied d’un crucifié, ce seul apôtre survivant, Jean, comment peuvent ils être cette semence d’un Royaume qui sera vainqueur du monde?
Comment Jésus peut-il nous dire « n’ayez crainte, j’ai vaincu le monde? »
Comment ds le livre de l’Apocalypse une simple femme, symbole de toute l’Église, comme peut-elle terrasser le Dragon antique ?
Comment, l’humanité, même nouvelle, peut elle être cette épouse qui descend du Ciel , l’Épouse même du Dieu vivant ?
Ainsi Jésus nous parle en parabole. Pourquoi ? En particulier, il explique tout à ses amis .. Pourquoi ?
Ces paraboles ont deux fonctions:
Soit d’éloigner ceux qui ont des yeux, mais ne voient pas, car ils ne veulent pas voir.
Soit d’appeler à entrer dans le Royaume ceux qui perçoivent dans les paraboles, plus intuitivement que rationnellement , un secret, derrière le voile, un infini amour...
S’ils deviennent simples, s’ils retrouvent un cœur d’enfant l’Esprit Saint leur rendra lumineux le langage des paraboles ..
Et les paraboles qui sont elles-mêmes, comme le Symbole du Royaume sur la terre, au lieu d’être comme une historiette sans intérêt pour le monde, que l’on raconte aux enfants, deviendront la porte du Feu, de La Victoire du Ressuscité sur toutes formes de mal en nous et dans le monde.
Et avec le Christ, après l’avoir écouté sur le rivage, nous montrons avec lui dans sa barque, pour partir définitivement avec Lui sur l’autre rive, la peur étant morte et l’amour libéré à jamais AMEN
Le symbole de Jésus sur l’eau comme Jésus qui marche sur l’eau: symbole du Christ ressuscité, victorieux de tout mal
Mais comme la résurrection est un phénomène discret, la venue du Royaume est aussi discrète, et même si on peut en voir les effets çà et là, il se peut qu’à certains moments on semble décourager.
Ce caractère non achevé encore du Royaume pousse les hommes, soit à la l’indifférence soit à la violence.
> Du temps de Jésus, il y avait le parti des Zélotes, qui voulait un retrait rapide des romains et proposaient la lutte armée. Jésus est il ou non le descendant de David? Si oui, quand est ce qu’il va lever une armée? quand marchera t il contre ses ennemis? comme autrefois Moïse avait marcher contre les ennemis d’Israël, l’arche de l’Alliance en tête.?
Aujourd’hui ne sommes nous pas tentés d’imposer notre volonté, et notre volonté religieuse, ou notre volonté politique ou notre culture aux autres, de façon violente ?
Cette solution semble plus rapide, efficace, mais ce n’est pas ainsi que l’entend le Christ; le concile parle du dialogue pacifique et charitable avec les différentes religions, culture, tout en n’oubliant pas l’annonce du Christ.
> l’indifférence moderne, de l’athéisme ou l’agnosticisme, ne trouve t elle pas sa cause dans la venue du Royaume qui semble trop attendre? et même qui semble une illusion au regard de tous les désastres vécus sur la terre?
Mais justement n’est-ce pas ceux qui doutent de la venue du Royaume, qui dénigre l’Église ou même qui n’arrêtent pas de se plaindre du manque de prêtre, du départ des chrétiens des églises, etc, qui freinent le plus cette venue, et même le combattent frontalement?
> À tout ce monde là, à nous, Jésus raconte ces deux paraboles.
> Il y va du Royaume comme d’un homme qui jette son grain dans son champ, nuit et jour, qu’il semble absent ou présent. La semence pousse par elle-même, il ne sait comment, et grandit.
Pour cela il faut du temps: l’herbe qui devient l’épi puis les grains pour le temps de la moisson.
Il insiste sur l’oeuvre de Dieu qui s’accomplit et qui s’accomplira, qu’on le voie ou non, qu’on le croie ou non.
> Car le Résultat est déjà dans la semence, la victoire finale est déjà présente dans les prémices, comme la venue du Christ sur la terre, préfigure déjà la victoire finale du Fils de l’Homme. Le grain porte déjà en puissance, tous les fruits qu’il donnera par la suite.
Si la semence, si La Parole a été semée, tout est permis d’espérer, il suffit d’être patient.
Isaïe « La pluie et la neige qui descendent des cieux n'y retournent pas sans avoir abreuvé la terre ainsi ma parole, qui sort de ma bouche,ne me reviendra pas sans résultat,sans avoir fait ce que je veux,sans avoir accompli sa mission. »
> Ainsi, le Royaume est déjà présent dans le monde. Il grandit, il n’a pas besoin de moi pour arriver à maturité. Dieu est tout-puissant et arrivera un jour à ses fins. Les réussites et les échecs au cours de l’histoire humaine ne sont que des aléas. La création est en souffrance d’enfantement.
Mais moi, comment vais-je me comporter par rapport à cette venue inexorable du Royaume ? Le Seigneur m’appelle à y participer activement, comment vais-je répondre ? Le Royaume lui est là, même petitement, l’Église on est le signe....
C’est pourquoi il nous faut nous convertir aujourd’hui et non demain;
SI nous-mêmes nous cheminons encore par la Foi, nous cheminons sans voir explicitement Dieu. Efforçons-nous comme le dit Saint Paul, de plaire au Seigneur.
Car un jour, tous, nous paraîtrons à nu devant le Christ, pour recevoir ce que nous aurons mérité.
> Si la première parabole nous parlait plus de présence, mais d’une présence qui demande de la patience, la seconde parabole insiste plus sur l’apparente absence de signe visible du Royaume. Alors qu’un jour ce Royaume deviendra une grande plante sur laquelle les oiseaux pourront venir nicher et chanter.
Saint V de Paule disait « les choses de Dieu se font peu à peu et quasi imperceptiblement ».
« Le Royaume est comme une graine de moutarde que l’on sème en terre, elle est la plus petite des graines du monde ».
Quand on a des graines de moutarde dans la main (Israël) nous savons que c’est comme si nous avions de la poudre dans le creux de notre main.
Et quand on voit la grandeur de l’arbuste. On ne peut qu’être émerveillée. Les hommes de la Bible, qui n’avait pas toute la connaissance biologique que l’on a, n’étaient pas tentés de rester le nez collé sur terre, ils savaient lever le nez et regarder le Ciel: pour eux, cette transformation de la nature touchait au miracle, comment si petit une graine pouvait elle devenir si grande ? En tous les cas, il voyait sûrement beaucoup plus naturellement que nous l’œuvre de Dieu.
Comment dans la Semence pouvait il y avoir autant ?
Mais dans une culture rationaliste, comment s’ouvrir à la Présence de Dieu ? Dans « milieu divin », Theillard de Chardin écrivait :
« La perception de l’omniprésence divine est essentiellement une vue, un goût, c’est à dire une sorte d’intuition. Donc, elle ne peut s’obtenir directement par aucun raisonnement, ni aucun artifice. »
L’Espérance qui naît d’une telle parabole devrait nous aider à retrouver de l’ardeur pour le Christ, un amour nouveau, renouveler .. Une nouvelle ardeur à la tâche!
Au JMJ de Cologne B XVI: « "Celui qui laisse entrer le Christ dans sa vie ne perd rien, rien, absolument rien de ce qui rend la vie libre, belle et grande. Non! Ce n'est qu'avec cette amitié que s'ouvrent en grand les portes de la vie. Ce n'est qu'avec cette amitié qu'on déverrouille réellement les grandes potentialités de la condition humaine ».
St F de Sales disait que dès sa jeunesse, il avait fait l’expérience d’une nouvelle ardeur pour le Christ, il a même oser parler de fureur d’Amour pour Lui. Et nous ?
Comment implorons-nous la Grâce de Dieu à chaque instant pour ne pas nous laisser envahir par la tristesse du quotidien, par les ronces vengeresses, mais pour laisser la Joie déborder afin de prendre notre part dans la construction du Royaume .. À part quelques-uns vous êtes trop passif attentiste... Le Christ ne nous demandera pas qu’est-ce que tu reçu, mais qu’est-ce tu as donné, .. Du temps, une parole, verre d’eau, une visite, une prière...
Mais comment ces quelques bougres, cette foule de miséreux qui écoute le Christ sur la rive, comment ces gens sans importance, inconnu pour les médias, comment ces malades et ces pécheurs, comment peuvent ils être dès aujourd’hui les prémices du Royaume qui vient ?
Comment ces quelques femmes au pied d’un crucifié, ce seul apôtre survivant, Jean, comment peuvent ils être cette semence d’un Royaume qui sera vainqueur du monde?
Comment Jésus peut-il nous dire « n’ayez crainte, j’ai vaincu le monde? »
Comment ds le livre de l’Apocalypse une simple femme, symbole de toute l’Église, comme peut-elle terrasser le Dragon antique ?
Comment, l’humanité, même nouvelle, peut elle être cette épouse qui descend du Ciel , l’Épouse même du Dieu vivant ?
Ainsi Jésus nous parle en parabole. Pourquoi ? En particulier, il explique tout à ses amis .. Pourquoi ?
Ces paraboles ont deux fonctions:
Soit d’éloigner ceux qui ont des yeux, mais ne voient pas, car ils ne veulent pas voir.
Soit d’appeler à entrer dans le Royaume ceux qui perçoivent dans les paraboles, plus intuitivement que rationnellement , un secret, derrière le voile, un infini amour...
S’ils deviennent simples, s’ils retrouvent un cœur d’enfant l’Esprit Saint leur rendra lumineux le langage des paraboles ..
Et les paraboles qui sont elles-mêmes, comme le Symbole du Royaume sur la terre, au lieu d’être comme une historiette sans intérêt pour le monde, que l’on raconte aux enfants, deviendront la porte du Feu, de La Victoire du Ressuscité sur toutes formes de mal en nous et dans le monde.
Et avec le Christ, après l’avoir écouté sur le rivage, nous montrons avec lui dans sa barque, pour partir définitivement avec Lui sur l’autre rive, la peur étant morte et l’amour libéré à jamais AMEN
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