Toutes les homélies sont triées par temps particulier (AVENT, NOËL, CARÊME...) ou par année (A, B, C) pour le temps ordinaire. ... prière d'excuser parfois le style télégraphique (mode oral). Je ne prends pas toujours le temps de tout bien relire ...

vendredi 22 mai 2020

JEUDI DE L'ASCENSION



Pourquoi Jésus juste avant de monter dans  la Gloire du Père nous envoie-t-il l’Esprit Saint  ?? 
Pour que nous puissions participer nous-mêmes à sa résurrection et à son Ascension 

Qu’il ouvre à sa lumière les yeux de votre cœur, pour que vous sachiez quelle espérance vous ouvre son appel… Quelle puissance incomparable il déploie pour nous, les croyants : c’est l’énergie, la force, la vigueur qu’il a mise en œuvre dans le Christ quand il l’a ressuscité d’entre les morts et qu’il l’a fait asseoir à sa droite dans les cieux.

et quelle le signe que nous vivons vraiment de l’Esprit Saint : annoncer le NOM de Jésus Christ à toutes les nations (Saint Paul) 

Au cours d’un repas signe d’amitié, d’intimité, il leur dit «  Mais vous allez recevoir une force quand le Saint-Esprit viendra sur vous ; vous serez alors mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre ».

Évangile : «  Allez ! De toutes les nations, faites des disciples : baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, apprenez-leur à observer tout ce que je vous ai commandé

Mais qui est celui qui est élevé  d’en Haut ? 
C’est Jésus-Christ ? Mais qui est-il ? D’où est-il né?

Celui qui est élevé est celui qui est né d’en Haut… car personne ne peut donner l’Esprit d’en Haut , sinon celui qui vient d’en haut

Le Saint-Esprit viendra sur vous ; vous serez alors mes témoins à Jérusalem

Repérons que l’Esprit Saint nous sera envoyé non seulement du Ressuscité, certes, mais il nous sera envoyé de celui qui est monté en Haut d’auprès du Père … 

Notons rapidement que très Haut, le Dieu Très-Haut, en haut ce n’est pas un lieu géographique. Mais c’est une place, la Place du Roi , plus haut que les autres, avec plus de pouvoir, qui domine et qui est supérieur, plus grand , plus de Gloire ..
 Très haut, ne signifie pas que l’on est  très loin, il est très proche (nous sommes de sa race, descendance), mais signifie que ni la raison ni  l’expérience ... ne peut l’atteindre si Lui-même ne se met pas à notre portée, ou autrement dit qu’il descend. 


Ainsi quand Jésus s’élève c’est toute humanité qui est appelée à s’élever  en lui. Ainsi nous-mêmes si  nous voulons être élevé, nous devons comme Jésus naître d’en haut …

Jésus est né d’en Haut, ainsi il peut donner l’Esprit d’en Haut 
Luc  I « Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus. 
32 Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut » 
L’Esprit le couvrira de son ombre « L’ange lui répondit : « L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c’est pourquoi celui qui va naître sera saint, il sera appelé Fils de Dieu". 


Jésus lui répondit : « Amen, amen, je te le dis : à moins de naître d’en haut, on ne peut voir le royaume de Dieu. » Nicodème lui répliqua : « Comment un homme peut-il naître quand il est vieux ? Peut-il entrer une deuxième fois dans le sein de sa mère et renaître ? » Jésus répondit : « Amen, amen, je te le dis : personne, à moins de naître de l’eau et de l’Esprit, ne peut entrer dans le royaume de Dieu.

c’est une très grande erreur de croire que c’est en partant de notre nature , que ce soit la chair, le matériel, la psychologie ou que sais je, que c’est en bonifiant la nature que nous attendrons le Père d’en Haut … (tour de Babel)
C’est ce que fait notre pauvre monde jour et nuit … 

Par le Baptême … tous bébés, incapable de quoi que ce soit, nous sommes nés d’en Haut … 

Ce qui signifie que nous ne sommes pas d’abord homme, en tous les cas nous devons plus partir du fait que nous sommes « que » des hommes »  , de l’Esprit Saint, et du fait que nous sommes devenus des fils de Dieu … qui sont des hommes, mais nouveau ! et ceci restera indélébile, quoi que nous choisirons pour notre vie… 

par le Baptême nous étions Homme et nous sommes devenus Fils de Dieu certes, mais maintenant nous sommes Fils de Dieu, nous sommes nés d’en Haut, de l’Esprit-Saint et nous devons partir de Lui 

Nous n’avons plus à partir de notre nature pour l’élever peu à peu, mais de la Grâce, et aider, collaborer avec l’Esprit saint pour que notre nature se sanctifie…
Et tout  ce qui sera bien fait… sur le plan matériel, corporel, psychologique sera second.
Mais en premier ce qui compte c’est la sanctification de la Nature. … 

Et quel est le signe que nous sommes nés d’en Haut comme le demande Jésus à Nicodème … 
c’est que l’on va s’abaisser on va accepter de descendre, de se mettre à la hauteur, de la terre, des hommes nos frères, près à devenir leur serviteur, celui qui est prêt à laver les pieds, à supporter, à rester patient … 

Lui, de condition divine, ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu. Mais il s’anéantit lui-même… il s’humilia plus encore, obéissant jusqu’à la mort, et à la mort sur une croix !
Aussi Dieu l’a-t-il exalté et lui a-t-il donné le Nom qui est au-dessus de tout nom, pour que tout, au nom de Jésus, s’agenouille, au plus haut des cieux, sur la terre et dans les enfers,

Qui sera toujours plus attentif au bien-être de l’Église, de la communauté, des uns et des autres, plutôt que de soi de son épanouissement ou que sais-je … 
non pas que je nie cela … mais c’est second, comme une conséquence, comme une nécessité pour un meilleur service … 

Alors oui nous aurons l’énergie qui vient d’en-Haut pour aller porter la Bonne Nouvelle de Jésus pour nos frères .. 
Pour être de ceux qui en vivent vraiment, ceux qui vivent d’en Haut … 

Du Père d’en Haut 
de l’Esprit d’en Haut 
de la Grâce d’en Haut 
de la naissance d’en Haut
de la nouvelle humanité qui vient non pas d’abord de la terre, mais du Ciel, du Dieu très Haut …nous qui sommes ses enfants !! 

lundi 27 avril 2020

3e dimanche de Pâques


Nous voici de nouveau avec les disciples d’Emmaüs 
Encore ? 
Qui nous ouvrira encore cette Parole pour qu’elle nous parle ?

Ap 5 « Je pleurais beaucoup, parce que personne n’avait été trouvé digne d’ouvrir le Livre et de regarder. Mais l’un des Anciens me dit : « Ne pleure pas. Voilà qu’il a remporté la victoire, le lion de la tribu de Juda, le rejeton de David : il ouvrira le Livre aux sept sceaux. »

Or nous avons dans ce texte, dans cette première messe célébrée par Jésus après sa mort et résurrection, tout le mystère de l’Eucharistie ! 

On nous dit qu’ils sont deux : c’est-à-dire que l’on découvre le Christ ensemble, nous avons besoin du témoignage des uns et des autres. 
Je peux très bien me dire que je suis un des deux, puisqu’ils ne sont pas nommés, « deux disciples faisaient route »... 

Ce qui est frappant autant dans la première lecture que dans l’Évangile, on ne parle que de Jésus. De l’humanité de Jésus, comme si cette histoire concernait bien l’histoire de l’humanité, notre histoire de tous les jours mon histoire ... 

Car tous, comme les disciples d’Emmaüs, nous sommes confrontés un jour ou l’autre à l’histoire de Jésus, et à sa mort sur La Croix .... tous nous sommes confrontés, à la déception, à notre marasme .. Nous qui avions cru en lui où en sommes-nous aujourd’hui ? « Ils lui répondirent :

« Ce qui est arrivé à Jésus de Nazareth, cet homme qui était un prophète
Nous, nous espérions que c’était lui qui allait délivrer Israël ».

Comment Jésus va-t-il s’y prendre pour nous sauver ?  Comme quand on remet la chaîne sur le pignon de la roue du vélo : il va falloir s’arrêter. Car si tu mets ta chaîne alors que la roue tourne encore tu ne peux le faire. 
C’est ce que va faire Jésus il va se mettre à notre hauteur, c’est-à-dire à la hauteur de la  terre. 

Il nous rencontre comme un homme. 
Mais dans cette histoire, la terre marqué par le péché, par le découragement, l’abattement (et qui n’a pas connu cela dans sa vie, même après 70 ans de vie chrétienne ?) 
Donc la terre marquée par le péché, va rencontre la terre, mais une terre qui a été défiée,  qui a pleurée, qui a été crucifiée, est morte puis a été ressuscité et enflammée.

Ils ne peuvent le reconnaître, car le coeur est fermé à une telle nouveauté dans l’histoire humaine, et le visage du ressuscité a reçu une vie nouvelle ! 

Le point de rencontre entre le Christ et nous se passe au-delà de tous ces événements. 
Pour Lui, comme pour nous. 

Cette rencontre, intime, cordiale merveilleuse ne se fait pas dans la puissance, la réussite, la victoire, dans le feu de l’Évangélisation, oui bien sûr mais pas d'abord. 

Non elle est dans la pauvreté, la misère de l’homme qui rencontre la misère de Dieu. Entre deux libertés celle de l’homme et celle de Dieu. 

Elle commence par l’écoute
l’écoute de Jésus « de quoi parliez-vous tout en marchant » 
et l’écoute des disciples : « partant de Moïse et de tous les Prophètes,
il leur interpréta ce qui le concernait ».

La lumière qui va aboutir à la rencontre de Jésus ressuscité passe par la Parole, par comprendre que toute  l’Écriture nous parle que d’un seul homme : Jésus de Nazareth. 

Puis par l’invitation lancée à cet homme de rester avec nous ... « « Reste avec nous,
car le soir approche et déjà le jour baisse. » Il entra donc pour rester avec eux. » 

Ainsi cet homme entre dans notre auberge, dans notre histoire, si humaine, et si pauvre. Lui le Maître de la maison qui accepte de devenir cet étranger qui passe et que l’on doit inviter.  Mais nous ?
Nous n’avons nous pas pressenti quelque chose, notre âme presque inconsciemment n’a t elle pas commencé à renaître ? « Reste avec nous ». 

Et alors c’est le miracle, la merveille inattendue : ils le reconnaissent. 
Cet homme si simple, cet étranger c’était Jésus, le Christ et Seigneur !
 « Quand il fut à table avec eux,  ayant pris le pain, il prononça la bénédiction
et, l’ayant rompu, il le leur donna.
    Alors leurs yeux s’ouvrirent, et ils le reconnurent». 

Prenons conscience d’une chose : c’est lorsque le pain et rompu, pas avant, et pas après qu’ils le reconnaissent , qu’ils le voient. 
«    À leur tour, ils racontaient ce qui s’était passé sur la route, et comment le Seigneur s’était fait reconnaître par eux à la fraction du pain ».

Luc ici, utilise le même vocabulaire que la Cène, pour nous faire entrer dans le Mystère de l’Eucharistie, que lui-même devait célébrer. 
Il désire faire comprendre aux premiers chrétiens que c’est à la fraction du pain que le Ressuscité leur ouvre leurs yeux, leur coeur, et provoque la rencontre avec le Ressuscité. (D’ailleurs nous savons que c’est le nom premier de l’Eucharistie). 

En effet, à quel moment nous pouvons le reconnaître, et faire l’expérience nous-mêmes de la résurrection  ? 
Quand il vient à nous sur la route? non, quand il nous écoute ?  non, quand il nous ouvre les Écritures, non ! Alors quand ? 

Quand le cycliste arrête de pédaler, pour que la chaîne ralentisse et vienne se mettre à l’unisson du pignon, de la roue, qui livrée à elle-même s’est arrêtée. Quand Dieu se donne de se reconnaître comme homme. 

Quand Jésus se donne par sa présence, par son humanité, quand il se révèle en s’abaissant de plus en plus, jusqu’à qu’il ne fasse plus qu’un avec nous. Et qu’il devienne comme nous, pain rompu sur la table ... Alors, pourquoi ne pas s’ouvrir à lui, puisqu’il n’y plus aucun obstacle, plus de crainte, plus de distance, plus de doute,  plus d’abîme entre Lui et nous ! 

Parce que le Christ est descendu au lieu même où j’étais triste, abattu, désespérer, mort ! 
Parce qu’en rompant le pain, c’est Lui et moi que je reconnais en un seul pain rompu ! 

« Ne fallait-il pas que le Christ souffrît cela pour entrer dans sa gloire ? »

Jésus vient nous chercher au point de rencontre où la terre rencontre la terre, où le pauvre humain rencontre le pauvre divin. 

Alors nos yeux s’ouvrent : c’est Lui, mais oui  ! c’est Lui que je rencontre dans chaque Eucharistie, c’est Lui qui vient encore rompre le pain pour les deux disciples, pour toi et moi, pour chacun, pour nous. 

Puis il disparut à leur regard , mais l’empreinte de la présence demeurera. 
« Notre cœur n’était-il pas brûlant en nous, tandis qu’il nous parlait sur la route
et nous ouvrait les Écritures ? »

Alors l’Église renaît ! Le fruit de la rencontre c’est l’Église, où plutôt c’est la renaissance de l’Église. 
L’Église, disloquée, éparpillée, cassée, vaincue et morte par notre péché, nos ruptures, nos manques de Charité, renaît de la Résurrection du Christ ! 

« À l’instant même, ils se levèrent et retournèrent à Jérusalem. Ils y trouvèrent réunis les onze Apôtres et leurs compagnons ». 

Et comment renaît-elle ?   : « par le Témoignage » 
L’Église et naît par un seul moyen : le Témoignage ! 

Le Témoignage de Jésus envers le Père 
Le Témoignage des disciples entre eux, en particulier ceux des Apôtres et de Pierre. 
Mon Témoignage personnel 

Alors se regonflent les voiles par le vent de l’Esprit, s’enflamme le bois mort, alors le cycliste peut repartir le coeur léger sur les routes du printemps ! 

samedi 18 avril 2020

Dimanche de la Miséricorde 2020

Jésus vint, et il était là au milieu d’eux. Il leur dit : « La paix soit avec vous ! »

Préparé par une première annonce, celle de Marie-Madeleine, les disciples, un peu moins étonnés, trouvent une grande joie à la rencontre avec le Christ : non il ne s’était pas trompé, oui ils avaient bien fait de suivre ce Jésus Nazareth. 

Puis le Christ les investit du pouvoir de pardonner les péchés en son propre Nom, partageant bien pauvrement, mais bien réellement sa propre mission. 

Mais Thomas n’est pas là, Il leur déclara : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas ! » 
Huit jours plus tard, le Christ lui apparaît, dans les mêmes conditions que la première fois.

Et là Jésus dit  une phrase très étonnante à Thomas : 
« Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté » 
Puis il l’invite à la confiance et à la Foi.  

Ils auraient plus simplement lui dire « regarde mes mains et mon côté »,
non, il lui demande d’aller plus loin, de mettre sa main dans son côté, de mettre son doigt dans ses plaies au cœur  de ses mains.

Dans un premier temps, il prend en compte, de façon étonnante la demande de Thomas. C’est-à-dire qu’il se penche sur sa propre faiblesse, sur son manque de foi.

Le reproche viendra après. Mais dans un premier temps, Jésus révèle sa miséricorde.
Il va le révéler  de façon magistrale : avance ta main, avance ton doigt, avance ton cœur dans mon coeur. 
Avance-toi vers moi. Et regarde, prends le temps de regarder, oui, mais ne reste pas à l’extérieur de moi, mais avance-toi et entre par mes propres plaies dans toute ma vie de ressuscité.

Le Seigneur, nous demande de toucher, le témoignage éternel de sa crucifixion : ses plaies dans sa propre chair. Pourquoi ?
Est-ce du vice ou  l’attitude nécessaire pour  nous aider à découvrir sa miséricorde ?

Il y a d’abord à travers ses plaies une reconnaissance, une prise de conscience de l’amour de Jésus-Christ pour nous. Il s’est livré pour nous révéler son amour . Pour prendre sur lui notre péché, nous pardonner et  pour nous redonner la vie perdue par nos fautes. 

Eph : «En lui, par son sang, nous avons la rédemption, le pardon de nos fautes. C’est la richesse de la grâce »  

Il nous  à proprement parler pour reprendre le vocabulaire de Saint-Paul, racheter, il a payé pour nous ce que nous devions à la justice, il a offert son sang, pour le sang qui nous avions fait couler, or ce sang, est un sang qui parle plus fort que celui d’Abel. 
En effet, si celui d’Abel criait à la « vengeance », ou disons plutôt au rétablissement de la vérité, de la justice, de l’équilibre, par la mort du coupable, par contre, le sang de Jésus, Lui mérite largement, infiniment, ce que devait le coupable pour le libérer de la justice.

C’est le seul sang qui peut définitivement nous libérer de toute culpabilité, nous guérir de tout péché et nous purifier pleinement afin de nous introduire devant la face du Père de toute consolation. 

Isaïe 55 « Vous tous qui avez soif, venez aux eaux, Même celui qui n'a pas d'argent! Venez, achetez et mangez, Venez, achetez du vin et du lait, sans argent, sans rien payer! »

(Ceci est important pour nous, mais aussi pour les personnes que nous pouvons accompagner. En effet, pour certaines personnalités, la miséricorde simple et confiante, qui est le but, la porte du Ciel, ne suffit pas pour les rassurer, pour leur offrir la paix.
Ils ont besoin (nous avons besoin) pour une pleine libération, d’une étape antérieur supplémentaire, étape qui est encore un effet de la miséricorde du Seigneur. 

Car pour plusieurs raisons, ces personnes sont assaillies par une culpabilité trop forte, toujours récurrente, par des scrupules, des accusations extérieures, venant des ténèbres ou d’autres personnes ou des accusations venant d’eux-mêmes, de leur propre conscience .
Tout ceci fait  que parfois ils ne se sentent pas capables, de s’offrir à la miséricorde en toute confiance. Ils se disent intérieurement, mais je ne mérite pas ! (
Mais qui peut mériter ? )  ) 

Or,  la miséricorde du Christ l’a poussé à prendre notre place sur la Croix, Il a pris sur lui et toutes les conséquences, de nos péchés que nous avons posés ou que nous aurions pu poser…

Ainsi il faut dire aux personnes, non seulement le Seigneur vous pardonne, mais le sang de Jésus a coulé pour vous libérer de toute culpabilité, de toute accusation, de toute condamnation. Il tout mérité pour vous !! Il n’y a plus rien à payer ! 

Le  Père, ne tenant plus compte de ce qu’on devait vis-à-vis de la Loi, mais tenant compte uniquement de Lui-même et de son amour fou, a tout recouvert par sa Miséricorde, la dimension la plus profonde de son coeur.
Hier la justice avait tout pacifié en recouvrant toute la terre par de l’eau du déluge, aujourd’hui, et quelle Grâce infinie, quel Amour incommensurable, le Père veut tout pardonner,  pacifier, veut tout recouvrir par sa Miséricorde. 

Comme le Père du fils prodigue (ce fils resté à la justice, « je ne mérite pas d’être appeler ton fils» ) qui a recouvert tous les méfaits de son enfant, par les baisers de son amour miséricordieux, par la dignité des sandales, par l’honneur de la bague,  par la Gloire du manteau. 

Alors Thomas, ne reste pas incrédule. Repose-toi dans les plaies de ton Seigneur, et par elles dans les entrailles du Père du Ciel, car c’est au lieu même ou tu as péché, que tu découvriras, que te sera révélé la Gloire immense de sa Miséricorde pour toi. 

En conclusion : 
Jésus n’est pas venu annuler l’histoire, ni la sienne, ni la nôtre, avec ces joies, avec ces blessures,  mais il est venu révéler sa Miséricorde, qui nous pardonne et qui  veut nous emmener plus loin .. 

Pour toute l’Éternité, c’est dans ses  plaies que Dieu révèle son Amour : où le Tout-Puissant devient le Tout-faible : et c’est au coeur de cet Amour révélé et offert que notre incrédulité peut fondre, disparaitre à jamais,  pour laisser rayonner la Foi 

« C’est dans ses blessures que nous sommes guéris » Saint Pierre

Mais,  nous aussi, nous sommes appelés à transformer  nos plaies reçues, en lieu, en espace de Miséricorde, de pardon et de réconciliation offerte. 
A qui pardonner, sinon à celui qui nous a blessés

En effet, au lieu de compter,  regarder, de revenir constamment sur nos  plaies .. Nous sommes appelés à ouvrir des Chemins nouveaux  devant les pas de nos frères … 

soyez miséricordieux comme votre père est miséricordieux dirait le Christ .

« LA PAIX SOIT AVEC VOUS » 

jeudi 16 avril 2020

Octave de Pâques

    Notre coeur n’était il pas tout brulant ?
    Pourquoi notre coeur n’était pas tout brulant …

     …. de quoi parliez vous ? Il pren en compte notre vie 

    • nous espérions …  des femme, mais  Lui il ne l’ont pas vu … le doute !

    « Comme votre cœur est lent à croire tout ce que les prophètes ont dit ! Ne fallait-il pas que le Christ souffrît cela pour entrer dans sa gloire ? »

    • la vie eucharistique nous redit quoi ?

    « il prononça la bénédiction et, l’ayant rompu, il le leur donna. Alors leurs yeux s’ouvrirent, et ils le reconnurent, mais il disparut à leurs regards ». 

    • Nous avons à vivre avec le ressuscité, c’est la même relation que du temps des Apôtres ..
    que du temps de Marie et Joseph à Nazareth
    que des 3 ans de prédicaition, 
    expérience de sa passion, qui dévoile le fond de notre coeur :  sentir que tout se joue là

    • et temps de la résurrection.

    • c’est cela le mystère de l’octave
    c’est cela le mystère des disciples d’Emmaüs , quelle chance, quelle grâce … vivre avec le ressuscité; nous avons en rien à les envier ! 

    Mais comme Marie Madeleine, autant qu’avec les disciples d’Emmaüs il est là et on ne le reconnait pas …

    Cependant à la fraction du pain, il disparut à leur regard  …
    on quitte la vision visible , pour entrer dans la rencontre invisible …du cœur. 

    Jésus était présent avec eux, il le voyait, mais aveuglé, il ne le rencontrait pas vraiment
    alors que disparu, il sont appelé à le voir intérieurement  à  faire une vraie rencontre dans  l’invisible de la Foi..

    il nous laisse complètement interloqué , secoué , émerveillé , et saisi par la Présence
    Présence qui s’est donnée au coeur d’une apparente absence …
    absence pour les yeux humaines
    présence pour notre coeur ressuscité …



    « Notre cœur n’était-il pas brûlant en nous, tandis qu’il nous parlait sur la route et nous ouvrait les Écritures ? »

    dimanche 10 février 2019

    5e dimanche TO C

    « Laissant tout, ils le suivirent » (Lc 5, 1-11)
    • Juste après l’annonce d’Isaïe dans la synagogue de Nazareth. Rejeté, 
    • le voilà descendu au bord du lac de Galilée. La foule se presse autour de Jésus pour écouter la « Parole de Dieu » 
    • Ce passage de l’Évangile est une prophétie : c’est une annonce de ce qui va advenir par la Parole du Christ et la barque de Pierre. 
    • Il monte dans la barque de Pierre, pour prêcher depuis l’eau aux hommes restés sur la terre. 

    LA PAROLE DU RESSUSCITÉ 
    • Tout ceci est une parabole : 
    • le Christ qui est rejeté de ces frères, c’est le mystère de la Croix 
    • le Christ qui prêche sur l’eau,  c’est le symbole du Christ ressuscité qui enseigne la foule restée sur le rivage de ce monde. 
    • Il est également facile de remarquer que c’est de la barque de Pierre, à partir de la sainte Église catholique, que Jésus prêche aux hommes, et c’est à partir de cette sainte église apostolique que Jésus va sauver le monde. 
    • Et aujourd’hui encore comme hier ! 


    AVANCER EN EAU PROFONDE 
    • Puis après cela il va demander à Pierre d’aller en eau profonde: il dit à Simon : « Avance au large, et jetez vos filets pour la pêche. ». C’est dire qu’il nous rappelle que le Christ ne peut rien si les chrétiens n’avancent pas en eau profonde. 
    • C’est-à-dire s’ils se contentent de relations superficielles, et s’ils se refusent d’annoncer ensemble l’Évangile du Christ. 
    • Saint Paul ne dit-il pas : « je vous rappelle la Bonne Nouvelle que je vous ai annoncée »
    • les fruits (les poissons) ne viendront pas si  les relations ne sont pas  profondes.
    • C’est à dire des relations tissées par le filet de l’amitié, par tout ce qui peut toucher le cœur profond. 
    • Dans nos relations il faut toujours  viser le coeur ! 
    • Par simple amitié gratuite, mais aussi, envoyée par le Christ comme Saint Paul pour témoigner en acte et également en Parole. (sans fatiguer les hommes par nos bavardages, et avec Sagesse), mais par une réelle annonce : Mission azur

    • Il faut pour cela , accepter de se laisser déranger par Dieu et par les autres, il faut  accepter de se mouiller, de se déboutonner.
    • En effet, il peut y avoir une façon d’aborder les gens qui manque de pudeur, mais il y a aussi une forme de politesse  qui manque de communication vraie de chaleur humaine. 


    AVANCER EN EAU PROFONDE … 
    « Avance au large, et jetez les filets pour prendre du poisson. »
    • À travers les Apôtres c’est à tous que Jésus demande d’avancer au large, d’aller où les repères se perdent où on se lance dans l’aventure, dans l’inconnu. 
    • Nous ne sommes pas à la messe, nous n’avons pas été baptisés pour venir comme simple spectateur à la messe, ou comme une appartenance culturelle historique, mais pour annoncer l’Évangile du Christ ! 

    • Pierre avec les disciples, accepte cette aventure par un simple acte de Foi en la PAROLE de Jésus. 
    • Alors D’un monde fermé, clos sur lui même, sans aucune autre possibilité (“nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre”) surgit l’inattendu, le déconcertant : Dieu surgit là où l’on ne l’attendait pas, plus. 
    • Le fruit : une pêche merveilleuse  avec des poissons innombrables !!!. 
    • Encore faut-il la Foi … 
    • encore faut-il se demander : 
    • que dis ? Que désire le Seigneur que je fais ? 
    • Sans suivre, ni ce dont j’ai envie, ni ce que je crois, ni ce que je pense ? 
    • Mais simplement :   que dit le Seigneur ? : « Avance au large, et jetez les filets pour prendre du poisson. »

    DIEU ENTRE DANS L’HISTOIRE HUMAINE PAR SON FILS 
    Alors devant le nombre de poissons pris, monte petit à petit dans le cœur de Pierre la peur, la crainte 
    Le surgissement du divin dans nos vies, la rencontre du Tout-Autre qui se fait  si proche, si présent provoque un sentiment de crainte … que va-t-il m’arriver? Peut-on voir Dieu sans mourir? Quelle réaction de Dieu que l’homme ne connaît pas ?! 

    On retrouve ce sentiment de crainte chez Isaïe… Il dit alors : « Malheur à moi ! je suis perdu, car je suis un homme aux lèvres impures : mes yeux ont vu le Roi, le Seigneur de l'univers ! » 


    • Isaïe entend les Séraphin proclamer : « saint saint saint le Seigneur » 
    • toute la liturgie nous rend présent l’Éternité avec nous .. Nous chantons comme au Ciel sur la terre dans l’Eucharistie : Saint Saint Saint. 
    • Mais face à la sainteté à  la pureté à l’innocence de Dieu. Isaïe s’écrit : « malheur à moi ». 
    • Alors un Séraphin d’un charbon brûlant va brûler ses lèvres. (Moxibustion , cautérisation. Le feu enlève le mal. )

    Ma Parole du Seigneur, le Christ lui même va nous purifier les lèvres

    Qui enverrais-je ? Qui sera notre messager ? 
    j’ai répondu : « me voici, envoie-moi ! »

    - Ainsi devenir chrétien, disciple-missionnaire (Pape François) : c’est « voir » le Seigneur, c’est-à-dire le rencontrer, l’aimer, le voir agir dans nos vies, pouvoir raconter des événements très précis .. 
    • C’est se laisser purifier les lèvres et le coeur 
    • c’est enfin dire avec toute sa volonté : « me voici, envoi moi ! » 

    Seul des Apôtres purifier et vivifier pour le Feu qui vient de l’autel d’en-haut pourront porter du fruit .. 

    Jésus dira à Pierre, à tous … 
    Il dit : « Sois sans crainte, désormais ce sont des hommes que tu prendras. » 

    Jésus ne lui parle pas de sa peur, il ne l’enferme pas en lui-même, mais il le projette en avant, il lui fait confiance d’une façon incroyable, il lui confie toute sa mission avec Lui de sauver l’humanité avec ses frères. Désormais rien ne se fera sans l’Église. 
    Ainsi le meilleur moyen de retrouver confiance en soi, c'est de

    La confiance dans le Christ mène à une connaissance de plus en plus profonde, mène à un amour de plus en plus surnaturel,  de Dieu et de l’homme basé sur la Foi et l’expérience. 

    Et les fruits ne manqueront pas. 

    Pierre, Paul  puis tellement de chrétiens derrière lui , pêcher par les filets de la Grâce, iront  jusqu’aux extrémités du monde, jusqu’à verser leur sang. ((Bx Christian Chessel béatifié à Oran) . 
     Saint Paul dira
    “ce n’est plus moi qui vis , mais le Christ qui vit en moi”.


     Ainsi tout homme qui le désire se laissera attraper par ses filets et trouvera sa plénitude en Dieu.


    Amen

    lundi 28 mai 2018

    fête de la Sainte Trinité B 2018

    La Trinité
    Pape François : Dieu est une «  famille » de trois personnes qui s’aiment au point de n’en former plus qu’une à elles trois. Cette «  famille divine » n’est pas repliée sur elle-même. Elle est ouverte, transmise dans la création et dans l’histoire, entrée dans le monde des hommes pour les appeler tous à en faire partie », a expliqué le pape.

    En effet, par le Baptême, l’Esprit-Saint nous a introduits dans le cœur et dans la vie même de Dieu, qui est une communion d’amour.
    Alors on découvre que Dieu lui-même,  n’est pas solitude infinie, mais communion de lumière et d’amour,

    « La Trinité nous invite à nous investir dans le quotidien en étant des ‘levains’ de communion, de consolation et de miséricorde. »
    Que chacun soigne la chair de l’humanité blessée par l’injustice, par l’oppression, la haine et l’avidité.

    Ainsi la Sainte famille reste l’analogie la plus proche de la Trinité.

    Saint Joseph, que nous dit-il du Père ?
    Saint Joseph ne dit pas un mot dans l’évangile, mais ils reçoivent des songes (par lui le Seigneur  guidera la famille de Nazareth.) 

    Il est l’homme de Dieu, celui qui écoute le Père surtout à travers son Fils, à travers tout  ce que Dieu fera dans sa famille dans son couple , dans son projet de famille. Et il y consent, sans « râler », mais en obéissant avec liberté et amour.

    Il n’est pas tant l’homme de la parole que l’homme de la présence aimante protectrice et agissante en choisissant marie pour Épouse, en adoptant son Enfant Jésus, en lui donnant une lignée  celle de David, il donnera une histoire à l’enfant puis à l’homme Jésus.
    Ainsi il devient l’icône de Dieu le Père, premier dans la Trinité sainte.
    En effet que fait Dieu le Père habituellement : il écoute l’homme (non pour le juger, mais pour écouter avec amour ces joies et ses peines, et pour y répondre. )
    Il reste en silence, mais c’est pour que l’on perçoive par l’évidence de la Foi sa Présence, sa discrète, mais universelle Présence à toute chose, à tous les temps , et à chaque personne en particulier . (Silence infiniment Présent).

    Il vient pour adopter chacun de nous, et l’adoption est le signe le plus fort de l’amour
    On pourrait croire que c’est le lien biologique, mais en fait c’est celui de l’adoption. Même d’un enfant qui n’est pas le sien.
    une psychologue : « Les liens unissant l’enfant à ses parents ne sont pas identiques. Celui qui le lie à sa mère est évident, alors que celui qui l’unit au père se voit pleinement consacré et reconnu grâce, précisément, à la transmission de son nom. »
      Donner son nom à un enfant (homme ou femme) c’est adopter un enfant comme le sien. Or nous le savons tous, faire un enfant c’est facile, mais l’adopter comme le sien, lui promettre fidélité, protection, éducation, et présence bienfaisante, c’est autre chose !
    Mais l’adoption du côté paternel signifie plus clairement que le lien symbolique (j’appartiens  à une histoire, à une lignée) reste plus fort que le lien biologique (lien évident d’abord du côté maternel). Car de fait, naître à la vie n’a pas de sens en soi...
    L’adoption par le père donne à la vie de l’enfant  un sens. Je viens de toi, et je vis pour toi. C’est justement le rôle du père (avant celui de la mère) que de donner un sens à la vie (c’est pas là et non par là ). En effet du côté de l’enfant, le père est d’abord connu comme cet « autre » vers qui je dois aller sans peur, puisque ma maman l’aime.
    Une relation juste au père (à l’homme autre que la femme) , aidera l’enfant plus tard à s’ouvrir sur les autres, sur ceux qui sont différents de lui, et à les aimer. ( construction d’une société ouverte et non individualiste : « Aime ton prochain comme toi même »).
    Le Père du Ciel est précisément Celui qui donne sens à notre vie, à la vie de ce monde. Il lui donne justement de savoir d’où il vient, où il va et surtout quel est le vrai chemin, le  bon chemin vers la vie ...

    Si le père est l’aimant dans la relation , le fils est l’aimé.
    C’est lui qui reçoit tout du Père, et tout ce qui est au père est à lui et il ne cherche que la Gloire du Père ..
    Joseph lui-même fils de Dieu, fils du peuple d’Israël donnera à son Fils tout ce qu’il a, tout ce qu’il sait, il l’introduira dans la lignée davidique. Et Joseph en aimant Marie sa sœur, comme un époux aime son épouse, révélera à l’enfant en lui montrant l’exemple par son travail, par ses choix, ce qu’est être un fils, un fils de l’homme et un fils de Dieu . Il déposera en cet enfant tous les germes qui lui permettront dans sa conscience d’homme à prendre conscience de sa filiation divine.

    Enfin l’Esprit Saint est l’Amour vivant, il est la Relation vivante qu’il y a entre le Père et le Fils.
    Marie est peut-être celle qui nous révèle le mieux le rôle de l’Esprit .
    C’est dans son sein maternel , par son lait , puis par une nourriture plus solide , par son accompagnement , par sa douce éducation, elle est comme le lien entre Joseph son père et son Enfant Jésus.
    Ainsi l’Esprit, Maître intérieur, intime de nos cœurs, crée en nous l’être nouveau , l’enfant nouveau que nous sommes devenus par le baptême : enfant de Joseph, enfant du Père des cieux et frères de Jésus-Christ.
    Il aide à tenir l’unité dans la diversité au cœur même des familles, de l’Église pour que nous ne déformions son image et sa Mission : révéler le beau visage  de la Trinité : P F et Esprit-Saint.


    Bien sûr, les théologiens nous diront que ce n’est qu’une approche de la réalité de la Trinité
    Mais le Pape nous redit que la Sainte Famille est l’analogie la plus proche sur le plan humain de la Trinité,
    Et que le Dieu Trinité, Père Fils et Esprit-Saint, est une famille qui nous propose de nous adopter pour faire de nous un membre éternel de cette famille et ainsi partager à jamais leur vie éternelle. Amen

    lundi 21 mai 2018

    Pentecôte B 2018

    HOMÉLIE

    "Quand arriva le jour de la Pentecôte, au terme des cinquante jours après Pâques, ils se trouvaient réunis tous ensemble. Tous furent remplis d’Esprit-Saint".
    - un violent coup de vent
    - des langues de feu … tout cela peut paraître impressionnant, du moins dérangeant …

    rappelons-nous du temps de la vierge … au  commencement
    L'ange lui répondit: Le Saint-Esprit viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te couvrira de son ombre. C'est pourquoi le saint enfant qui naîtra de toi sera appelé Fils de Dieu.

    le jour de la Pentecôte,  comme l’Esprit-Saint couvrit de son ombre Marie, il vient remplir  chacun de nos cœurs

    N’ayons pas peur de Lui : L’Esprit-Saint c’est  L’Amour vivant Il  est notre Vie, notre Joie .. Notre paix.
    Saint Paul nous le redit : «Mais voici le fruit de l’Esprit : amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, fidélité, douceur et maîtrise de soi"
    au début Il vient  avec bonté, avec discrétion pour faire de nous des fils de Dieu .Il commence si petit, puis il devient grand comme un arbre; (comme la parabole de la graine de moutarde )… 

    Tout ces mots Paix, Joie, Vérité, patience, fidélité, Gloire, sanctification, Grâce  … tous ces mots traduisent non pas d’abord des expériences ou des qualités humaines, mais tous ces noms sont les noms de l’Esprit saint …  

    Nous avons, dans le meilleur des cas, un peu d'amour, de patience, de joie, mais Lui, il est l'Amour, la Paix, la Sainteté, la Joie.. ! 

    Souvent on se demande qui est l’Esprit ?

    Il est comme "le nez au milieu de la figure", il est tellement proche de nous, tellement intérieur, tellement une dimension de tout notre être, sans se confondre avec nous-mêmes, que l’on se demande qui il est, et ce qu’il fait.

     Par analogie avec notre père humain, on peut saisir à peu près ce qu’est un père parfait : le Père.
    Par analogie avec nous-mêmes qui sommes des enfants, des fils et des filles, nous pouvons saisir un peu ce que peut signifier : être Fils de Dieu.
    Mais l'Esprit ? Il est une personne (la troisième personne de la Trinité), pur esprit, qui voudrait nous donner la vie (Credo) en devenant l'âme de notre âme. Il est plus nous-mêmes que nous-mêmes .. ainsi il nous donne , et Lui seul, devenir nous-mêmes. 
    le cardinal Mercier priait ainsi : « O Esprit-Saint, Âme de mon âme, je Vous adore ! Éclairez-moi, guidez-moi, fortifiez-moi, consolez-moi. »   

    Il est  celui qui se glisse, qui « recouvre » dans toute nos qualités humaines, nos questions, nos désirs, nos amours, nos Espérances, notre intelligence pour les élever, et les mener pleinement à leur achèvement.
    Pour purifier tout ce qui appartient à la chair, tout ce ne veut pas de Dieu en nous, pour les tourner vers l’amour de Dieu et du prochain, pour nous faire entendre qu’enfin de compte cet amour est comme un seul et même amour.
    Mais il a besoin de notre Foi, car sans la Foi il ne peut rien, nous l’attristons nous nous fermons à son action bienveillante …
    Il nous  donnera autant que notre Foi en Lui sera grande

    Mais aujourd’hui, après avoir préparé ses disciples, par sa crucifixion, sa mort et la rencontre du ressuscité pendant 40 jours, il vient avec force …
    "Soudain un bruit survint du ciel comme un violent coup de vent : la maison où ils étaient assis en fut remplie tout entière.
    Alors leur apparurent des langues qu’on aurait dites de feu, qui se partageaient, et il s’en posa une sur chacun d’eux."


    - le vent d’abord : toute la maison est remplie
    "Devenir vent": l’ Esprit-Saint nous fait bouger
    Il met un coup de pied dans la fourmilière, surtout il vient réveiller les morts et les morts n’aiment pas souvent être déranger. Et pourtant il vient nous libérer de tout ce qui appartient à la mort en nous, au péché, aux mauvaises habitudes, à la tiédeur ce qui appartient en nous aux ténèbres  n’est pas content ...
    Devenir vent ? Se bouger, mettre du mouvement;
    c’est Flux de la vie, le souffle d’origine divine (le souffle du Seigneur qui donne vie à Adam. )  Gn 2 il insuffla dans ses narines le souffle de vie, et l’homme devint un être vivant.

    - Le feu :  brûle, il réchauffe, il donne vie, il enflamme tout, il transforme tout en lui-même, il réjouit tout
    vin nouveau , outre neuve, feu nouveau, coeur nouveau
    plus personne, s’il est vraiment devenu vivant ne peut le contenir .. 

    Devenir Feu. Devenir des langues de feu : avoir une parole, un coeur plein d’amour, qui n’est arrêté par rien et qui transforme tout en Lui !

    "Quand viendra le Défenseur, lui, l’Esprit de  vérité qui procède du Père, il rendra témoignage en ma faveur. Et vous aussi, vous allez rendre témoignage".
    - Le Défenseur, l’aide, le secours l’avocat, vient d’un verbe qui signifie : appeler à soi, à l’aide;
    - Ainsi il nous aide à discerner le bien du mal, dans notre esprit, il nous défend contre les tentations qui viennent de la chair, avec ses envies, ses passions, toutes les formes d’esclavage qui maintiennent notre âme et notre esprit, notre cœur, collés à la peau
    mais surtout le signe de l’Esprit : il rend témoignage à la Vérité : au Christ Lui-même
    et il fait de nous les témoins du Christ … il nous envoie en mission … c’est le signe véritable et dernier de l’Esprit : il fait de nous des témoins visibles de ces merveilles invisibles,  en nous et dans le monde.

    L’Esprit de vérité qui procède du Père, il rendra témoignage en ma faveur.
    Et vous aussi, vous allez rendre témoignage,

    Mission azur
    prière , service , amour des hommes  et évangélisation

    non pas vécue parfois, mais chaque jour ..  Non pas vécue par certains mais vécu par tous ..  c’est ensembles qu’ils ont reçu l’Esprit c’est ensemble qu’ils porteront l’Évangile. AMEN