Toutes les homélies sont triées par temps particulier (AVENT, NOËL, CARÊME...) ou par année (A, B, C) pour le temps ordinaire. ... prière d'excuser parfois le style télégraphique (mode oral). Je ne prends pas toujours le temps de tout bien relire ...

samedi 20 décembre 2014

3e dimanche de l'Avent

1ère lecture : « Je tressaille de joie dans le Seigneur » (Is 61, 1-2a.10-11)
2ème lecture : « Que votre esprit, votre âme et votre corps soient gardés pour la venue du Seigneur » (1 Th 5, 16-24)
Evangile : « Au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas » (Jn 1, 6-8.19-28)


Voici le témoignage de Jean,  quand les Juifs  l’interrogèrent : 
•   deux  questions question :
« Qui es-tu ? » 
•  une autre question : « si tu n’es ni le Christ, ni Élie, ni le Prophète ,pourquoi donc baptises-tu ?

•  l’humilité de Jean-Baptiste.
 La réputation de Jean-Baptiste était énorme. L’historien Flavius Josèphe témoigne  il inquiétait Hérode : «  Jean-Baptiste était un homme de bien qu’Hérode avait fait mettre à mort. »
•  Et pourtant elle témoigne :  « je ne suis pas le Christ ».
Alors qui es-tu ? « Je suis la voix qui crie dans le désert »
•  «  Je ne suis pas le sauveur, je ne suis pas la lumière, mais vient derrière moi celui dont je ne suis pas digne de défaire la courroie  des sandales ».  C’est-à-dire Jésus, le Christ.

•  Or,  combien d’hommes se disent être le Christ ? Sur le plan politique, sur le plan économique, sur le plan religieux, des petits, et des grands.
 Et nous-mêmes : est-ce qu’on se prend pas parfois pour un messie ?
  • Faites ce que je vous dis, vous verrez que tout ira mieux.
  • Et nous font croire que l’homme seul, ou qu’eux seuls, peuvent vraiment nous sauver. Il nous  promettent combien de paradis artificiels ?
  • Ils sont un peu comme ces fossoyeurs de la Méditerranée. Ces passeurs qui embarquent des hommes et des femmes en détresse sur des bateaux  qui coulent au milieu de la Méditerranée.
  • Et nous-mêmes nous sommes souvent complices.  Donnez-nous du pain et des jeux, donnez-nous des distractions, et faites-nous croire que nous sommes des dieux.
  • Mais ces hommes trompent le peuple, il se moque des plus pauvres. Il travaille en fait pour leur gloire, pour le règne de leurs idées qui mènent à rien. Et on pense que plus repousse Dieu loin des cœurs, et loin des hommes, tout ira pour le mieux.
  • Le message de Jean-Baptiste est inaudible pour hier, pour Hérode, comme pour nous aujourd’hui : pourquoi ? Car il proclame que tu es vivant, qu'il est un père qui nous aime,  qu’il ne faut pas avoir peur de sa parole, de la vérité proclamée par le Christ Jésus.
  • L'amour de Dieu nous dérange, l’amour de Dieu  nous contrarie.
  • Il faut mettre à mort Jean-Baptiste. Alors plus tard il faudra mettre à mort Jésus lui-même.
  • Et pourquoi nous gêne-t-il ?
  • Parce que si tu es vivant, si tu ne sais, alors nous ne sommes pas Dieu, alors nous ne sommes pas le Christ, alors nous ne sommes pas la lumière. La lumière ne réside pas dans l’histoire de l’humanité , ni au cœur de l’humanité. Il faut chercher la lumière ailleurs !

  • Alors vient la deuxième question : « « si tu n’es ni le Christ, ni Élie, ni le Prophète ,pourquoi donc baptises-tu ? » 
  • « Moi, je baptise dans l’eau. Mais au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas ; c’est lui qui vient derrière moi, »
  • lui, Jean-Baptiste, la voix  qui nous invite à aller un peu dans le désert, à faire taire un peu le bruit de seconde, et là pour désigner l’Agneau de Dieu. Il nous montre celui que Dieu lui a montré : Jésus.
  • Et il baptise.  Oui il y a un chemin autre chemin possible. IL est nié, il est combattu, mais il existe.
  • Jean baptise, car personne ne pourra découvrir la lumière sans une conversion, sans un retournement.
  • Le retournement vers le Christ, oui. Vers la personne du Christ, pour ressembler à cette personne concrète et historique.
  • Comment ?  Saint Paul le dit : « que votre esprit, votre âme et votre corps,  soient tout entiers gardés sans reproche pour la venue de notre Seigneur Jésus Christ ».
  • Mais nous-mêmes comme Jean-Baptiste, il faudra devenir humble
  • . C’est ce que proclame Isaïe : «  le Seigneur Cem’a consacré par l’onction.
  • Il m’a envoyé annoncer la bonne nouvelle aux humbles, guérir ceux qui ont le cœur brisé » . 
  • Mais Jésus, pourquoi le croire ?
  • Jamais il ne s’est proclamé le Messie par lui-même.  Mais combien d’hommes s’approchant de lui ont découvert la lumière pour notre cœur, pour notre esprit, pour notre corps ?
  • Il n’est pas venu pour témoigner  pour lui-même, mais pour un Autre : celui qu’il appelle Père, et qui est Dieu source de toute lumière.

  • Alors en ce temps où s’approche de Noël, nous aussi, prenons un peu de distance avec ce monde, peut-être avec nous-mêmes aussi…
  • Écoutons Jean-Baptiste, même si, à l’image d’Hérode, sa parole nous  dérange…
  • Prenant conscience de notre pauvreté, mais prenant conscience aussi de l’infinie espérance qui nous est proposée, Dieu nous aime et il veut nous faire rentrer dans la lumière, aujourd’hui, et  un jour dans la plénitude des temps, le royaume des cieux.

2e dimanche de l'Avent

à suivre ...

vendredi 19 décembre 2014

1er dimanche de l'Avent


  •  Premier dimanche de l’avent !
  • Non pas : voici le temps qui revient, comme un cercle sans fin; mais voici le temps de l’avent 2014 ! Voici l'avant nouveau, comme voici le Beaujolais nouveau ! 
  • Qu’allons-nous faire pendant ce temps ?
  • Aujourd’hui, Jésus nous dit : « prenez garde ! Rester éveillé ! »
  • « Réveillez-vous ! » a demandé le Pape dernièrement aux Européens, donc à chacun d’entre nous, de nous réveiller.  Car nous dormons, oui ! Nous sommes fatigués, fatiguez pas toutes les ronces,alors on se replie derrière ses frontières, derrière ses murs… 
  • Le Pape a décrit l'Europe comme une terre fatiguée ( fatigué par cette guerre, ses crises, ses combats idéologiques, ses replis sur elle-même), une grand-mère en panne de désir alors que le reste est une jeune fiancée, pensant à la dans une grande joie !
  • Nous sommes peu attentifs, au dialogue entre les différentes cultures, religions, politiques, présents dans une société. »Aujourd’hui, l’Europe est multipolaire dans ses relations et ses tensions ; on ne peut ni penser ni construire l’Europe sans assumer à fond cette réalité multipolaire. 
  • C’est-à-dire accepter qu’il y ait plusieurs centres Dans  notre société, plusieurs religions,  plusieurs sensibilités politiques, plusieurs  cultures… 
  • Rien ne pourra se faire non plus si  nous oublions la dignité transcendante, sacrée de chaque personne humaine.
    • Mais se réveiller ? Comment se réveiller ? Le Christ nous  répond : « il faut veiller »!
  • En effet, dans la parabole, les serviteurs tendent à s’endormir car le maître de la maison est parti en voyage pour un temps inconnu, peut-être  court, peut-être long…
  • Mais il tarde, alors les ouvriers qui ont reçu tout pouvoir pour faire fructifier le jardin s’endorment.
  • Mais le Maître va revenir, c’est sûr… Alors ?
  • Pour se réveiller, il faut donc veiller.  Mais comment veiller ?
  • Veiller, c’est attendre, c’est désirer, et  désirer c’est aimé et on aime si on croit !
  • Mais qu’est-ce qu'aimer ? Aimer, répond Saint-Augustin, c’est aimé par quoi tu aimes. Et qu’est-ce que  j’aime ? L’amour  aime le bien .
  • Est-ce que pour moi le Christ, Dieu est le bien absolu ?
  • Suis-je prêt, comme les vierges sages  décidées à passer une nuit blanche pour connaître les faveurs mystérieuses et sans comparaison de  l'Époux ?
  • Demandons à l’Esprit Saint de réveiller notre désir  de découvrir le visage de Dieu, le visage de Jésus… et que ce désir devienne souffrance… ! Souffrance de ne pas encore être comblé…
  • « Dieu déchire le cœur pour le remplir de sa présence, son amour » écrit encore Saint-Augustin. 
  • Tout est bon pour creuser ce désir… les médiations humaines,  nos amitiés,  nos amours, comblés ou frustrés, toutes ont leur place et leur rôle…
  • Il nous faut désirer cette présence,  éprouver la Présence de Dieu, du Christ, en creux, ou en plein, mais  désirer !
    • Un peu comme dans le livre  d’Isaïe, première lecture :
  • en creux : Pourquoi, Seigneur, nous laisses-tu errer, hors de tes chemins ?
    • Pourquoi nos cœurs s’endurcissent-ils ?
    • Ah ! Si tu déchirais les cieux !
  • En plein :  voici que tu es descendu !
    • Jamais vu un Dieu agir ainsi pour celui qui t’attend…
    • C’est toi notre père ! Nous sommes ton ouvrage…
  • Alors que  la venue du Seigneur  nous réveille !
  • Il va naître lui-même, il va descendre(«  tu es descendu »),  le Fils de la promesse.  Il va s’anéantir jusque dans la chair humaine. Dans un nouveau-né,  déposé dans une crèche une belle nuit à Bethléem. Mais aussi  il descendra jusqu’au fond de nos cœurs, à la mesure de notre désir, de la vérité de notre accueil.
  • Quelle  bénédiction, quelle surprise, quelle  bonne nouvelle !
  • Qui donne plus qu’un nouveau-né, qui réveille en nous plus le désir d’aimer, de nous mettre debout et servir comme Marthe. 
  • Les montagnes devant ta face fondent, les montagnes s’enflamment.
  • Pour cette première semaine, je vous propose de devenir attentif, très attentif…
  • C’est-à-dire d’évacuer tout ce qui peut nous distraire de l’attente de cet enfant. Préparer sa venue  par des petits gestes d’amour,   par des petits services visibles ou non,  par la visite de personnes âgées malades… et surtout par une écoute renouvelée  de la parole de Dieu et une obéissance à cette Parole.
  • Naître à une attention, à un désir qui vient  de plus loin, qui vient de l’Esprit Saint qui voudrait rayonner  sur ce monde, sur cette Europe, à partir de nos cœurs,  lui qui nous a tout donné. 
 Amen

lundi 1 décembre 2014

Notre Seigneur Christ-Roi


1ère lecture : Dieu, roi et berger d'Israël, jugera son peuple (Ez 34, 11-12.15-17)
2ème lecture : La royauté universelle du Fils (1Co 15, 20-26.28)
Evangile : La venue du Fils de l'homme, pasteur, roi et juge de l'univers (Mt 25, 31-46)

  •  Souvent on parle de Jésus qui s’incarne, de Jésus qui s’abaisse, car « le propre de l’amour de s’abaisser ». Mais aujourd’hui  nous  voyons  le Christ exalté, comme il le dit, sur son trône de Gloire.
  • La Foi, réveille notre mémoire : pas simplement la mémoire du passé, quand Jésus est né, quand il a vécu et a été crucifié. Pas simplement la mémoire du présent Jésus ressuscité, bon berger, qui nous mène vers les  bonnes pâtures éternelles, le don du baptême.
  • Mais la foi réveille aussi la mémoire de l’avenir : quand Dieu se révélera, lui qui est la lumière, et éclairera toutes choses.
  • Oui c’est bien celui qui s'est abaissé  pour prendre la dernière place, qui aujourd’hui par Dieu lui-même est élevé au plus haut du ciel, le Christ vrai Dieu est présent recouvert de la Gloire de Dieu.
  • Quand Jésus meurt sur la croix, il entraîne toute l’humanité dans la mort. Mais quand  Jésus ressuscite dans la gloire,  il entraîne tous les hommes dans la lumière. Ceux qui auront accepté la lumière de son pardon  pour changer leur vie, selon la parole de Dieu, régneront dans la paix avec lui. Tous ceux qui refuseront de se remettre en question resteront dans les ténèbres.  « Les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière parce que leurs œuvres étaient mauvaises ». Jean 3,19.
  • Tous ceux qui aujourd'hui auront  accepté de se tourner vers plus les petits que soi; car Ils sont eux aussi l’image  de Dieu sur la terre, régneront à sa droite comme de douces brebis,  marquées elles-mêmes du sceau royal. 
  • tous ceux qui refuseront de se détacher de leur volonté propre, comme les chèvres têtues, seront repoussées activement dans la nuit.
  • Le bien, vraiment bien et le mal, vraiment mal, apparaîtront alors dans la lumière du Dieu très bon.
  • Aujourd’hui tout semble mélanger : l’homme appelle le bien mal, et le mal il exalte souvent comme étant un bien…( il appelle bien tuer des innocents au nom du Dieu vivant,  Ils appellent progrès, lorsque  le médecin au lieu de sauver la vie donne la mort : l’euthanasie)
  • mais le Christ ressuscitant emmène toute l'humanité dans la lumière, et dans la vérité.
  • Et de façon très paradoxale, autant pour ceux qui ont fait le bien, que pour ceux qui ont fait le mal objectif, ce sera la même surprise la même question posée à Jésus : «  seigneur quand est-ce que nous t’avons vu ? Tu avais donc  faim, tu  avais donc soif ? »
  • Ainsi nous découvrons, que le présent, que notre temps,n’est pas simplement une dimension de l’espace, mais, le temps est gros de l’éternité, comme une femme est grosse de son enfant.
  • Ainsi ne seront pas jugés que nous  feront dans l’Eternité, mais nous serons jugés sur ce que nous aurons fait sur la terre.
  • Ainsi ne seront pas jugés  dans notre rapport à Dieu, quand nous serons devant lui, mais, comme nous le voyons dans l’Évangile,  nous serons jugé dans notre rapport aux hommes, et en particulier à tous ceux qui sont plus petits, plus pauvres, inférieurs, de tous ceux qui ont besoin de nous ? 
  • Alors se pose la question :quel chemin je désire prendre ? Serait remis, sur les chèvres ? comment je me comporte aujourd’hui avec plus pauvres, Plus, plus faible que moi ?
 Un jour à Rome, sortant de Saint-Pierre, j’ai eu comme l’intuition inexplicable que malgré le brouhaha, malgré  le tohu-bohu inextricables de la ville de Rome, tout était parfait.

  • C’est-à-dire que Dieu a tout dans sa main tout contribue ou bien de celui qui aime Dieu, même s’il ne le sait pas, même si un jour ce sera la grande surprise pour lui… Nos joies, nos peines, nos épreuves…
  • Plus on avance dans la foi, plus on fait l’expérience de Dieu, et plus on découvre que Dieu est  et l’Amour tout-puissant, et que rien ne peut échapper. Ni la mort, ni la vie, ni présent, ni avenir, ni bien, ni le mal, ni le paradis, ni l’enfer…
  • Depuis  toute éternité, il a tout intégré dans son projet divin afin que tout soit dans la lumière, que l’on choisisse la miséricorde de Dieu ou non.
  • Pour certains la liberté consistera à faire sa volonté, à suivre ses penchants naturels, ses envies… Comme les chèvres
  • Les brebis qui suivent le maître savent qu’elles peuvent compter sur ce bon berger, sur ce roi berger, qui les mène à travers joie et vers les bons pâturages. il savent aussi que le chemin est exigeant.  c’est une crête. Et en montagne on peut tomber soit droite soit la gauche
  • Comme dans  le livre d’ Ézékiel,Dieu, le bon berger, promet que lui-même maintenant, va chercher ses brebis perdues « La brebis perdue, je la chercherais, l’égarer je la ramènerai. Ce qui est blessé je la soignerai » dis le seigneur de l’univers.
  • L’église est déjà les prémices de la victoire du Christ, et du royaume de Dieu.
  • L'église porte le témoignage à travers les peuples, et à travers les époques, que oui Dieu est  vivant, il est l’amour, et qui, comme  il l’a promis, vient rejoindre l’homme, peut sauver toute existence, aussi perdue soit-elle.
  • Et nous, sommes-nous de ceux qui l’ont jugé, de l’extérieur nos frères… Ou est-ce que nous serons les serviteurs de ce bon berger, est-ce que nous-nous serons de ceux qui vont cherché  dans la nuit, les hommes, ceux qui désirent le Christ et ceux qui le refusent,  les hommes qui connaissent le berger, et ce qui n’attend que de le connaître.
  • Serons-nous des individus placés les uns à côté des autres, où serons-nous une communauté, un corps, où circule le sang du Christ, où circule l’esprit du Christ ? Serons-nous la chair du Christ ?
  • En fin de compte serons-nous de ceux qui  ramènent tout pour soi et soi seul, ou serons-nous de ceux qui fasciné par le bon berger, le  suit  jusqu’à  s’oublier soi-même, jusqu’à la pleine liberté,   jusqu'à régner avec le Christ, jusqu’à ce que Dieu soit tout dans tous. Amen.

lundi 17 novembre 2014

33e dimanche du TO A

1ère lecture : La femme vaillante fait fructifier ses talents (Pr 31, 10-13.19-20.30-31)
2ème lecture : Soyons vigilants pour attendre la venue du Seigneur
Evangile : La venue du Fils de l'homme. Faire fructifier les dons du Seigneur (brève : 14-15.19-21) (Mt 25, 14-30)

  • Mais que fait ce maître de maison ?
  • Il part en voyage, appelle ses serviteurs sans distinction, et leur confie son  bien, on pourrait même dire tous ses biens
  • ou il est fou : ne connaît-il pas son personnel, ne sait -il pas qu’il y a de bons et de mauvais serviteurs parmi eux.
  • Ou alors il les aime et leur fait confiance. Au moins veut-il donner à chacun la possibilité de prouver sa valeur.
  • Ainsi nul ne doit s’étonner du départ de ce  maître ou de la soi-disante distance, ou absence de Dieu.
  • Dans ce départ et dans ce retour, Il ne s’agit pas  de voir d’abord un temps chronologique, mais il s’agit de comprendre que le Seigneur nous offre  «un espace» où il est donné à chacun d’assumer sa responsabilité.
  • Ainsi pour le chrétien, il doit faire grand cas du temps. Père Brunot
  • car c’est dans le temps, dans l’acte concret, que l’homme façonne ce qui sera son éternité, soit en bien soit en mal.
  • Alors il ne faut pas perdre son temps. Cela ne veut pas dire qu’il faut être pressé ou excité, cela veut dire qu'il faut remplir le temps de la présence de Dieu. Pensons donc à chaque instant, à faire fructifier les richesses que le Seigneur nous a offertes autant sur le plan  humain, que sur le plan de la foi. 
  • Dieu le Père  nous fait une grande confiance : imaginez qu’un talent à l’époque équivaut à 6000 journées payées. C’est-à-dire plus de 15 ans de travail six jours sur sept.
  • Le Seigneur nous offre donc d’accomplir avec lui, toute l’œuvre de son amour, toute l’œuvre de la rédemption.
  • Or, on le sait, qui n’investisse appauvri, qui n’avance, recule, qui ne sème pas, ne récolte pas.
  • La foi grandit, on la propose, et l’amour se multiplie en devenant fécond. L'amour désire des enfants.
  • Mais le mauvais serviteur a peur du maître : il exige de lui plus que ce qu'il lui a confié.
  • En fait il manque de confiance, il manque d’audace, comme si c'était lui qui faisait pousser le grain, lui qui  donne la foi, qui donne la réussite dans le travail, ou dans la famille.
  • Ce mauvais serviteur dit : je savais que tu es dur, tu moissonnes là où tu n’as pas semé. Mais ce qui est vu comme dureté du côté de celui qui s’éloigne du maître, qui n’aime pas le maître, est vu de la part du bon serviteur, uniquement comme un acte de bonté.. 
  • Le Christ en effet ne parle pas de la dureté du maître, mais il y voit plutôt celui qui moissonne là où il n’a pas planté. C’est-à-dire comme celui qui récolte ce qu'il a confié, avec grand détachement et grande confiance ce que d’autres ont fait grandir en son nom. Il voie plus le partage du travail, le respect, la liberté, la justice si nécessaire, que la dureté..
  • À nous aussi  il nous est demandé de lui faire confiance. Si Le Seigneur commande,  il donne  ce qu'il a commandé.
  • Peut-être aussi est-il jaloux des talents des autres. Pourquoi les autres ont-ils plus que moi ? Pourquoi tant d’argent, de qualités, pourquoi tant de tranquillité. Alors que moi qui ai choisi le Seigneur je suis dans  le souci et la souffrance.
  • Comme dit le psaume 48 : 
  • « Ne crains pas l'homme qui s'enrichit,qui accroît le luxe de sa maison : aux enfers il n'emporte rien ;sa gloire ne descend pas avec lui.  De son vivant, il s'est béni lui-même : « 0n t'applaudit car tout va bien pour toi ! " Mais il rejoint la lignée de ses ancêtres qui ne verront jamais plus la lumière. L'homme comblé qui n'est pas clairvoyant, il ressemble au bétail qu'on abat.

  • A vue humaine cet homme avait beaucoup, mais pour le Christ il n’avait rien ou presque rien : et « celui qui n'a rien se fera enlever même ce qu'il a. »
  • Enfin de compte, nous serons jugés non pas tant sur le mal que nous aurons fait mais sur le bien que nous n'aurons y pas fait.


  • Sainte Thérèse de l’enfant Jésus nous a appris à chercher la sainteté, non pas dans l’accomplissement d’actes héroïques, mais en servant Le Seigneur à travers des petits actes fais avec beaucoup d’amour.
  • Comme le dit Saint-Augustin : « les grandes choses sont vraiment des grandes choses, les petites choses sont vraiment des choses, et accomplir des petites choses avec amour est vraiment une grande chose" : 
  • Sainte Thérèse dans "histoire d’une âme" : « j’ai compris que si toutes les petites fleurs voulaient être des roses, la nature perdrait sa parure printanière, les champs ne serait plus émaillé de fleurettes…  
  • La perfection consiste à faire sa volonté, à être ce qu’il veut que nous soyons… Et que le propre de l’amour étend de s’abaisser, notre Seigneur se révèle aussi bien dans l’âme la plus simple, qui ne résistant rien à sa grâce, que dans  l’âme la plus sublime.. Au ciel  le Bon Dieu donnera à ses élus autant de gloire qu'ils en pourraient contenir et qu'ainsi le dernier  n’aura rien à envier au premier.
  • Comme dit un père de l’Église, contente-toi de faire ton ciel avec ce que le Seigneur te donne, demain il te fera confiance pour infiniment plus de choses.
  • Le Seigneur attend de nous, comme la femme dans la première lecture, d’être vaillant, ardent à faire le bien, ardent à visiter les malades, capable de sortir de soi et de témoigner de sa Foi quand c’est nécessaire.
  • L’Église est l’épouse du Christ, et qui peut remplacer une telle femme ?
  • Elle est infiniment plus précieuse que toutes les perles de la terre.
  • Alors, que la paroisse, que chacun d’entre nous, soit  cette  épouse que le Christ se désire,  ce serviteur que le Christ espère et pour qui il a versé son sang. 
  • Le Christ nous a tout confié, au-delà de la raison humaine, à nous maintenant d’avoir de l’audace, pour avancer. Mettre ses mains à la charrue et se retourner en arrière n'est pas digne de Lui. 
  • le Seigneur ne nous demande pas d’agir au-delà de nos capacités, mais de donner tout ce temps, d’y aller franchement, le cœur ouvert,
  • un jour, au dernier jour tout sera dévoilé, alors croyons qu’aujourd’hui, nous préparons  déjà notre éternité
  • Ainsi que le Seigneur pourra nous offrir non pas quelque chose, mais lui-même : « entre dans la joie de ton maître », rentre dans la joie qu' est ton maître.
  • Amen

32e dim : Dédicace de la Basilique du Latran - 2014

Fête de la Dédicace, de la basilique du Latran.
  • Deuxième signe après Cana : signe la purification.
  • Sur l’esplanade du temple, voilà qui se fait un fouet et qu'il jette par terre les  étales, l’argent,  chasse les  vendeurs de brebis et  de boeufs, il a dû mettre une belle pagaille !
  • « Enlevez cela d’ici. Ne faites pas de la maison de mon  Vers une maison de trafic ». 
  • Le  Temple comme chaque Église est un lieu de prière. 
  • Mais notre cœur,   toute notre vie et aussi l’Église, peuple de Dieu doit être non pas un lieu de profit mais un lieu de prière .
  •   Il y a un chemin qui est un chemin de perdition,  le marchandage, le trafic  vécu pour lui-même.  Et il y a un autre chemin , un chemin de lumière.
  • Le Pape, en tant que jésuites, nous pousse toujours à choisir entre les deux étendards. Celui des ténèbres et celui de la lumière
LE CHEMIN DES TÉNÈBRES
  • Moment de la dédicace, c’est un peu comme une consécration, on utilise des huiles saintes, le saint chrême, Lacroix, et le feu. Ainsi vous aussi il ne faut pas oublier que notre corps, notre esprit, notre cœur et « dédicacé » au  Seigneur.
  • Il ne s’agit pas de bâtir notre corps mais le corps du Christ.  Et l’église, quand du Christ est aussi notre corps.
  • Les marchands ont  grignoté peu à peu de l’espace sur  l’esplanade du Temple.
  • Et nous aussi dans notre Temple, dans notre cœur, notre vie, il y a des marchands du temple !
  • C’est tout ce qui dans ma vie se sert, de la religion, du pouvoir, du travail, de l’argent, pour mon profit personnel, et Dieu lui-même s’il le faut ! ( Tout pour l’amélioration matérielle, de mon plaisir, de mon honneur, de l’image sociale, aux mêmes de la place dans  l’Église)
  • il y a tellement de choses qui grignotent peu à peu notre vie :
  • les choses matérielles,  l’argent, le travail : nous n’avons plus beaucoup de temps pour les relations humaines.
  • De multiples activités. Comme pour fuir notre réalité. Pour fuir le silence, l’esprit de prière, de pauvreté, de chasteté, d’obéissance.
  • Les relations humaines. On s’occupe tellement des autres, que l’on n’a plus le temps de s’occuper de soi. Et s’occuper de soi, c’est la prière : tu aimeras le Seigneur ton Dieu tout ton cœur.
  • Notre façon de vivre en société même. Ne sommes-nous pas les sociétés de riches ? Nous avons du mal à nous remettre en question, nous voulons garder nos privilèges, mais est-ce qu'on ne peut vraiment raisonnablement ? Parfois on risque même de perdre notre emploi, je pense, à la SNCM, …
  • Et quand nous avons beaucoup d’argent, sommes-nous prêts à payer nos impôts en France ? Sommes-nous prêts à réinvestir notre argent dans l’industrie, dans  le logement ?
  • Mais le Christ met tout ces marchandages par terre : il purifie son corps, il purifie le Temps, il purifie l’Église et le monde…
  • Il nous purifie par sa mort et par sa résurrection…
LE  CHEMIN DE LA LUMIÈRE 
  • « Faites attention à sa façon dont chacun construit la maison de Dieu. » nous dit St Paul. N'oubliez pas que vous êtes le temple de Dieu et que l’Esprit de Dieu habite en vous.
  • Dans la vision d'Ezéchiel,  l’eau part du  temple, puis elle coule vers l’Orient, signe de la résurrection du Christ. Elle passe par le Jourdain, du baptême du Christ et de toute l’Église, et elle continue dans la mer morte pour la régénérer
  • c’est le signe de l’Esprit Saint, symbolisé par l’eau, qui sort du cœur du père, qui bien sur la terre par le Christ, qui par le ministère de l’Église veut toucher toute humanité, et qui l’entraîne vers le jour nouveau.
  • Il  faut laisser le Christ agir, il faut fonder toute notre vie sur le Christ. 
  • Le  Temple est un lieu de prière, une maison de prière, un lieu de fraternité et d’amour.  Avec le Christ ce n’est plus simplement un lieu, mais c’est toute l’humanité qui doit devenir le Temple de Dieu dans toutes ses dimensions humaines et sociales.
  • La particularité de l’Église, c’est qu’elle  fonde tout son service de l’homme, de toute l’humanité dans ses dimensions physiques,  culturelles,  et religieuses sur le Christ.
  •   L’Église ne cherche pas à bâtir un avenir meilleur, à sauver l’homme par l’homme, de façon purement horizontale, mais elle cherche  à servir le Seigneur.  Et servir le Seigneur c’est permettre à l’Eau nouvelle, l’Esprit Saint, d’irriguer toutes les dimensions religieuses, sociales de la vie humaine.
véritas in caritate (Benoit XVI) 
  • La vocation chrétienne au développement aide à poursuivre la promotion de tous les hommes et de tout l’homme. La foi chrétienne se préoccupe du développement sans s’appuyer sur des privilèges ou sur des positions de pouvoir, mais uniquement sur le Christ.
  • Alors prenons le temps, de revenir au Seigneur. De regarder le Seigneur.
  • Alors avec lui nous pourrons regarder nos vies, en pensant à tout ce qui est "nos marchands du Temple", bien personnels.
  • Chacun se connaît, pour certains ce sera  l'apas du gain, pour d'autres c’est le service des autres,  en  oubliant le Seigneur, pour d’autres ce sera sa famille, la nourriture, pour d’autres ce sera même son service dans l’Eglise mal compris…
  • Ainsi le Seigneur pourra enfin habiter chez lui et ne pas être mis dehors par  "des boeufs", "des brebis", et toutes autres idoles étrangères au  Temple.

Amen

32e dimanche du TO A

Le temps liturgique que nous abordons jusqu’au Christ Roi, nous rappelle que nous serons jugés. Mais nous serons jugés sur l’amour.
Car le jugement qui est en Dieu est le Jugement de l’Amour lui-même. 
 • dans un premier temps l’Amour nous rappelle qu’il oublie tout jugement: « je ne suis pas venu pour juger le monde, mais pour sauver le monde».
Lorsque nous avons péché, lorsque nous avons tendance à nous juger pas dignes du Père, croyons qu’Il nous tend la main par le Christ sans laquelle personne ne peut être sauvé.
  • C’est aussi une des dimensions de l’Amour, lorsqu’il nous aide par le jugement de la loi divine, il nous fait prendre conscience de notre péché, de sa gravité, afin de nous ramener à la maison. 
  • Le jugement est la troisième dimension de l’Amour lorsqu’il referme la porte sans plus ne jamais l’ouvrir. Mais il le fera uniquement avec ceux qui l’auront définitivement rejeté. C’est leur choix éternel: l’amour d’eux-mêmes jusqu’au mépris de Dieu (St Augustin). Le Seigneur protégera pour toujours ses brebis  des assauts de l’Ennemi, et de ses enfants de ténèbres.


Nous verrons que dans cette parabole nous retrouvons les trois étapes. Mais avant, prions la Sagesse de venir jusqu’à nous, puisqu’elle se laisse trouver par ceux qui la cherchent, elle devance même leurs désirs en se montrant la première.
Prions celle qui nous apparaît, avec un visage resplendissant, souriant oui souriant à ceux qui écoutent sa Parole. 

  • Le Royaume est comparable donc à dix jeunes filles... 
  • Invitées à des noces... Tout de suite, on nous parle d’amour, et du meilleur amour qu’il soit, les noces, les prémices, l’Alliance... 
  • On nous dit d'emblée que 5 étaient insensées, et 5 sages... Comme si les dés étaient jetés d’avance, comme si le jugement était déjà fait. Le Seigneur ne juge pas par avance, mais dans son Éternité il sait qui le choisira ou non. 
  • Mais l’époux tarde à venir; c’est le temps de l’épreuve, c’est le temps de la nuit. L’époux se fait tellement désirer que toutes s’endorment... Elles s’endorment, mais elles n’ont pas les mêmes réserves. 
  • Certaines ont leurs lampes presque vides, d'autres, pleines car elles avaient pris de l’huile en réserve
  • L’huile ? Celui de la Sagesse. C’est l’huile de notre confirmation, le saint Chrême. c’est l’huile symbole des dons de l’Esprit Saint, et entre ses dons, de la Sagesse. 
    Cette huile repose au fond de la lampe, comme la Sagesse repose au fond de nos âmes. Il est calme, mais il est l’énergie du feu, comme le moteur de l’Amour-Charité. 
  • «Voici l’Époux, sortez à sa rencontre... 
    • Les insensées demandèrent «donnez-nous de votre huile, car nos lampes s’éteignent». Les prévoyantes répondirent «jamais cela ne suffira pour nous et pour vous; allez plutôt vous en procurer»
      Cette attitude semble peu charitable, miséricordieuse, et pourtant elle est pleine d’amour, non pas d’abord par rapport aux insensées, mais pour le jeune époux... 
    • «jamais cela ne suffira pour l’ époux»
      Les prévoyantes n’ont rien contre les insensées, elles ne manquent pas de charité envers elles, mais elles ont fait leur choix depuis longtemps:  leur cœur sera à l’Epoux. La Charité est ordonnée.  Elles n’ont pas batifolé le long du chemin de leur vie. Peut être qu’elles avaient fait d’autres choix auparavant, mais lorsqu’elles choisirent le Christ pour époux, c’est pour atteindre leur but. Non pas d’abord pour elles-mêmes, pauvres misérables, mais pour Lui, l’époux, pour son bonheur, pour son Amour, pour ses délices. Alors désolées, les sages dirent aux insensés ... «Jamais cela ne suffira pour l’ époux»
    • . Alors l’époux arriva. Celles qui étaient prêtes entrèrent avec Lui dans la salle des noces.
      Celles qui sont entrées ce sont celles qui étaient présentes au bon moment, celles qui étaient prêtes.
      Ce mot «prêtes» en grec (hetoimoi) est traduit par «se tenir devant le Seigneur» lorsque Moïse et Aaron vont voir le Seigneur sous la tente du rendez-vous.
      Nous retrouvons aussi ce terme dans le Ps 10 : mon cœur est prêt, mon Dieu, je veux chanter, je veux louer»

      Oui elles étaient prêtes dans le sens le plus fort du terme: tout leur cœur  était tendu vers l’époux, plus rien n’avait de l’importance sinon Lui seul, vivre avec lui et célébrer son Amour sans fin.
      Alors elles entrèrent dans la salle de noce. Elles entrèrent jusqu’au plus profond du cœur enflammé de l’Agneau.


    • Plus tard, les autres jeunes filles arrivent à leur tour et disent : 'Seigneur, Seigneur, ouvre-nous !'
      Il leur répondit : 'Amen, je vous le dis : je ne vous connais pas.'


      Là encore, quel manque de miséricorde quel manque de la moindre des charités !... Allons, elles sont arrivées en retard, c’est vrai, mais le Seigneur n’est-il pas miséricordieux, n’est-il pas prêt à accueillir la brebis qui revient vers lui. ...
      - N’a-t-il pas accueilli le bon larron, à l’aurore de sa vie sur la terre? 
    • On a tous envie de plaider en faveur des vierges insensées, car on se dit que l’on pourrait bien leur ressembler! ...
    • Et pourtant, selon notre Foi, la Bonté est du côté de l’Époux, la Miséricorde est du côté de Dieu... D’ailleurs, les vierges sages n’en ont pas douté, elles qui ont travaillé toute leur vie à prendre des réserves pour les temps de l’épreuve.
    • Que se passe-t-il donc avec ces vierges folles ??
    • Nous pouvons trouver un indice dans les paroles mêmes de ces j filles.
      «Seigneur ouvre nous !»
      Où est le repentir? Où est le moindre pressentiment d’avoir blessé le cœur de l’époux, lui qui leur a donné la vie, un cœur à aimer, et même l’huile le jour de leur confirmation et qu’elles ont négligé.
      Où est l’excuse ?
    • Un autre indice se trouve dans la réponse de Jésus... «Je ne vous connais pas».
      Et pourquoi ne les connaît-il pas ?  Quel sens ?
      Il  faut aller jusqu’au commencement de la Bible, la Genèse.
      «L'homme connut Ève, sa femme; elle conçut et enfanta Caïn»
      «
      Connaître» dans la Bible, c’est aimer intimement, c’est l’union même de l’Amour intime et le plus fort, celui qui donne naissance à des enfants.


      Ainsi on pourrait traduire: «Je ne vous ai jamais connu, je ne vous connais pas ni hier, ni aujourd’hui, ni demain... (le présent ici représente tous les temps et celui même de l’Éternité) Nous ne nous sommes jamais compris,  nous ne nous comprendrons jamais. Non, parce que je ne voulais pas de vous. Mais vous n’avez pas voulu de moi ... «Jérusalem, Jérusalem, combien de fois ai-je voulu rassembler tes enfants à la manière dont une poule rassemble ses poussins sous ses ailes... et vous n'avez pas voulu!»  Mt 23
    • Vous n’avez jamais voulu choisir l’Amour véritable qui se tourne vers l’autre complètement. Vous ne m’avez jamais aimé. C’est vous, en fait que vous avez choisi. Votre attitude vous a trahi, vous vous êtes fait piéger par vous-même, il vous a manqué de l’huile....
      --> St J de la Croix avait dit «nous serons jugés sur l’Amour».


      Nous pouvons voir plus clairement les trois étapes du Jugement de Dieu
    • La première étape; il n’y a pas de jugement 
      «En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui écoute ma parole et croit à celui qui m'a envoyé a la vie éternelle et ne vient pas en jugement» Jn 5
    • Pour la parabole: il n’y a pas de jugement pour les vierges sages: peu importe d’où elles sont parties, ce qu’elles ont fait avant. L’important c’est d’avoir fait assez de réserve d’huile pour passer les épreuves et «se tenir devant le Seigneur» au moment où il vous ouvrira ...

      la seconde étape; c’est le Seigneur qui nous prévient à l’aide de sa parole ... Par l’exemple des saints, par une multitude de témoins qui, ni plus idiots ni plus intelligents que nous, ont  fait confiance à l’amour de l’époux. 
    • La parabole: les vierges insensées pouvaient voir leurs soeurs accumulées de l’huile, elles pouvaient leur demander des conseils ... La cigale de Mr de la Fontaine pouvait prendre exemple sur la fourmi ... 


      la troisième étape. C’est le jugement. La porte qui se ferme aux ténèbres pour que brille la lumière. Il ne peut pas y avoir de demi-mesure en Dieu, car il ne peut pas y avoir de demi-mesure dans l’Amour. «Que votre langage soit : Oui?  Oui, Non?  Non : ce qu'on dit de plus vient du Mauvais». Mt 5
      Il
      nous faut accepter la parole tranchée du père. Elle n’est pas pour notre malheur si nous avons assez d’huile. Mais l’Amour s’il patiente, s’il prend le temps nécessaire afin que tous puissent revenir à lui, l’Amour parfait et divin, ne pourra pas toujours accepter la haine, le mal,  et même la tiédeur. «Ainsi, puisque te voilà tiède, ni chaud ni froid, je vais te vomir de ma bouche». Ap
      Le Seigneur ne peut pas toujours accepter que le loup égorge la colombe, ou que l’on se désintéresse de Lui ou des frères ... Un corps froid ou un peu tiède, c’est un corps mort ... La vie c’est 37°; la vie, c’est la Charité brûlante ..

      Jn «nous savons, nous, que nous sommes passés de la mort à la vie, parce que nous aimons nos frères».


Que le Seigneur nous aide à remplir nos lampes de l’huile de sa Sagesse non pas demain, mais aujourd’hui. 
Car comme Il le dit Lui-même: Veillez, car vous ne savez ni le jour ni l’heure»