Toutes les homélies sont triées par temps particulier (AVENT, NOËL, CARÊME...) ou par année (A, B, C) pour le temps ordinaire. ... prière d'excuser parfois le style télégraphique (mode oral). Je ne prends pas toujours le temps de tout bien relire ...

vendredi 21 février 2014

6° dimanche TO A

  • Le Christ est venu nous apprendre à aimer et plus que cela il est venu nous donner d’aimer. 
  • Aimer c’est la seule chose qu’on ne peut pas apprendre et pourtant  nous en avons tellement besoin !

 « Je ne suis pas venu abolir, mais accomplir ».
  • Les préceptes de Dieu ne sont pas des lois arbitraires, ou extérieures à l’ homme, mais ces lois sont la loi même de la vie, de notre nature, de l’accomplissement total de notre être.

  • Le Christ  n’a pas donné son sang sur la croix, et n’est pas ressuscité simplement pour nous donner quelques conseils moraux. Mais pour  que nous parvenions à l’image  et à la ressemblance de Dieu lui-même.
  • Il ne s’agit pas de vivre simplement de façon naturelle,  selon  une nature   de qui nous sommes souvent esclaves,  ballottés au gré  de ses forces , mais ce de façon surnaturelle.
  • Les gens appellent  bien souvent liberté le fait de vouloir suivre leur nature, leur passion et la chair. Il s’appelle cela la liberté, car il pense, qu’en  suivant ses tendances, ils trouveront enfin le bonheur, contrecarrer la nature  devient le mal absolu pour notre temps,  comme si nos corps et nos esprits étaient Dieu lui-même.

  • Mais la question est  celle-ci : est-ce que notre nature actuelle sort tout droit du jardin d’Éden ? 
  • Le Christ nous aide à vivre non plus de façon naturelle, mais de façon totalement surnaturelle, c’est-à-dire selon l’Esprit même de Dieu. D’où l’importance de la vie spirituelle. C’est  cette vie que  nous venons de boire dans les sacrements.
  •   Il nous faut vivre donc selon la Grâce, et la Grâce se trouve à Jésus seul, car, Jésus  est la grâce en personne, car il est Dieu et  l’homme parfait.   

  • Comme le feu n’a pas détruit le buisson ardent, l’Esprit-Saint, qui est de nature divine, ne détruit pas notre humanité, mais bien au contraire elle vient l’accomplir.  Voici l’homme véritable : un buisson ardent. L’Esprit-Saint donnant la vie à  nous âmes donnant la vie  à notre corps.
  • Et tous ceux qui ont fait cette expérience de vivre un peu de l’Esprit,  retrouve la  pleine harmonie,   la joie intérieure, 
  • alors, partant de l’intérieur  de ce qu’ils sont,  ils aident les autres à trouver  leur chemin  vers l’accomplissement de leur propre  personnalité.

 Alors Jésus nous redit dans l’Évangile : ne pensez pas que je suis venu abolir, mais accomplir. La loi n’était qu’un pédagogue, pour vous faire mener  à l’âge adulte. Elle n’était qu’un premier éclairage. Comme un enfant qui a besoin d’apprendre les lois de la nage ou pour  faire du vélo, ou toute autre chose, il arrive un temps où on lâche la main de la Loi,  pour vivre selon un vrai accomplissement. 
• Et  pour le Christ, l’accomplissement nous le savons tous, c’est la charité : c’est-à-dire la façon dont Dieu aime.

  • Le meurtre  c’est grave, donc tu en répondras au tribunal : voilà la loi ancienne.
  • Mais avec le Christ la simple colère  répondra au tribunal et si  nous maudissons notre frère,  nous serons passibles de la  géhenne de feu.  Voilà la loi nouvelle !
  •     Entendez bien :  si ton frère a quelque chose contre toi,  s’il a lui,  une grande colère contre toi, alors va d’abord te réconcilier avec ton frère et non pas  si TU as  quelque chose contre lui !. 
  • C’est-à-dire,  si la matière est grave, ne va pas communier sans avoir tout fait pour que le mal que tu as pu faire à ton frère s’il le peut soit réparé.

  • Tu ne commettras pas d’adultère. L’adultère est déjà un péché mortel, et mérite la mort éternelle. Mais celui qui désire une femme, jusqu’à vouloir la mettre dans son lit,  même si c’est au fond de son cœur, est en péché mortel.
  • « Si ton bras entraîne, f si ton oeil entraîne alors arrache-le et coupe-le.»  Cela veut dire, dans la vie il faut parfois  prendre de bonnes décisions, prendre de graves décisions.  
  • C’est bien sûr un langage spirituel, cela veut dire :  arrache  de ton cœur ce qui t’entraîne dans ta chute, ce qui éloigne de Dieu, et donc de toi, ce qui n’est pas de l’amour véritable, ce qui n’est pas de la charité véritable. 

  • Je vois qu’il y a des chrétiens, qui vivent en concubinage, ou en adultère, même depuis des années, et qui acceptent très bien cette situation. Ils ont souvent changé les exigences du Christ pour les adapter à leur façon de vivre. Ces situations font souffrir toute l’Église.  Moi aussi dans ma vie passée j’ai dû prendre parfois de dures décisions, mais ça a toujours été pour un bien réel, car je savais que le Seigneur m’y appelait. 
  • Il ne s’agit de montrer personne, de juger personne. Qui n’est pas pécheur devant Dieu, mais il s’agit d’entendre ce que dit Emile Nicole : « L'image du chrétien mutilé, mais sauvé nous montre quelle peut être l'ardeur de cette lutte et prévient toute association abusive entre la grâce et la facilité. La grâce de Dieu n'a pas pour objet de nous éviter les résolutions difficiles, les sacrifices, les amputations, mais de les rendre possibles » 

•  comme l’a souligné récemment le cardinal O’Malley, faisant partie du « C8 » ( les huit cardinaux choisis pour renouveler le gouvernement de l’Église),  ceux qui s’attendent à des changements majeurs dans l’enseignement de l’Église seront déçus.  Le Pape François demande à l’Église de changer plus son ton que son fond. 

• Le pape n’est pas revenu pour changer la loi, même pour les divorcés-remariés,  car il sait que c’est la loi du Christ. « Eh bien moi je vous dis : tout homme qui renvoie sa femme la pousse à l’adultère et si quelqu’un épouse une femme renvoyée il est adultère »,  Mais pour Jésus la miséricorde et la main tendue est toujours première même s’il demande à la femme adultère de ne plus pécher : « va une pêche plus ».

Enfin le Christ nous demande : Que ton oui soit oui ou que ton nom soit non. Tout le reste vient du mauvais. 
  • Dieu t’a donné la liberté pour dire oui, ou pour dire non, pour choisir entre vie et mort alors va jusqu’au bout de tes choix, car de toute façon un jour ils seront révélés à tous et tu iras comme là où tu dois aller.


  • Oui cette sagesse est bien une sagesse,. Mais c’est sagesse ne vient pas de l’homme, elle ne vient pas  de l’histoire.  Rien dans ce monde aucune loi, ne peut véritablement donner la Sagesse. Car la sagesse vient de Dieu, c’est par elle qu’il a créé ce monde. Et  c’est par cette Sagesse  seule  Qu’il nous sauve.  Car la Sagesse est le Christ lui-même vrai Dieu est vrai homme.

vendredi 7 février 2014

5° dimanche du TO A

    • Une question actuelle : qui est l’homme?
    • L’homme, et un être fini qui est fait  pour l’infini. Il est comme une rose ou un  lys,  qui n’aurait jamais fini de s’épanouir au soleil.      Les animaux, sont des êtres finis, limités, mais pour un but fini. Quand  il meurt; il n’ y a plus rien !    Dieu est un être infini pour un avenir infini et éternel.
    • Ainsi l’homme, qui est pour Dieu, est fait pour un amour illimité. Pour une  évolution constante, et éternelle : soit en bien : c’est le paradis  soit en mal: c’est  l’enfer.
    • Le but de Jésus  Or, c’est bien le but de Jésus : nous rouvrir une route vers un horizon sans fin. Cela peut faire peur. Mais comment avoir peur du but que Jésus nous propose?  Car Jésus en vit à chaque instant : il le respire, le goutte,  c’est sa vie:  c’est son Père.
    •   Jésus veut nous libérer de nos idées,  nos natures, pour nous offrir la grande aventure, la grande révolution de l’amour véritable, du bonheur véritable.
    • C’est ce que le Pape a dit récemment aux jeunes : « Ayez le courage du bonheur ! Ayez le courage du vrai bonheur !»

    • Le programme de Jésus. Voilà le programme du discours sur la montagne de Jésus que l’on inaugure ce dimanche.  À partir du chapitre 5 de Matthieu. Jésus va nous transmettre son souffle, l’air de ses poumons, comme s’il le faisait bouche à bouche. Il va nous aider à respirer à la dimension de l’Esprit.
    • Alors Il proclame : « vous est le sel de la terre, vous êtes la lumière du monde ! Voyant cette lumière les hommes rendront gloire à votre Père qui est  aux Cieux.»
    • Mais d’où vient cette lumière ? D’abord, remarquons que si nous sommes du sel, nous pouvons aussi nous dénaturer  comme le sel et  être piétinés par les gens. 
    • Si nous sommes la lumière du monde, on peut être caché et ne briller pour personne.  On peut ne servir à rien du tout.  Nous sommes des êtres finis qui sont appelés à une lumière infinie,  certes, mais nous sommes faits de terre, donc  par nature, nous sommes fades et  obscurs.
    • Mais tant mieux ! car nous ne  serons pas notre propre lumière ! Ainsi nous pourrons devenir la lumière du monde! Pas simplement  pour notre quartier, la famille, mais du monde, à l’image de Dieu lui-même !
    • Un peu comme le gaz de nos lampes basse-consommation qui ne brille que grâce à l’électricité  qui les fait vibrer, dans le sens propre et figuré. 
    • Plus l’électricité est intense, puissante,  libre et plus le gaz  devient fluorescent.
    • Ainsi  pour nous-mêmes,  plus nous laisserons circuler en nous l’Esprit de vérité, l’Esprit de feu et de lumière, avec rapidité, intensité, liberté, et plus nous deviendrons  lumineux.
    • Mais d’où vient la lumière, qu’est-ce qui, ou qui est la lumière en nous ?
    • «Alors ils rendront gloire à votre père qui est aux cieux» dit Jésus. Cette lumière c’est le Père lui-même ! C’est la gloire du Père.

    • La question  du Père. La lumière du Père, est au début et la fin du sermon sur la montagne.  Ainsi, Jésus vient nous donner cette lumière infinie.      
    • Mais cette image du « Père » n’a-t-elle pas mauvaise presse aujourd’hui ? Ne faut-il pas tuer l’image du père ? Ne faut-il pas se séparer du père pour devenir libre ? Un adulte n’est-il pas celui qui a quitté cette surveillance  dite paralysante ?  Ainsi, l’élimination de Dieu  devient le chemin obligatoire et nécessaire  pour devenir libre ?
    • Ce Père que tant d’hommes aujourd’hui, à la fois espèrent et cherchent à détruire n’est pas celui que nous annonce Jésus, ce n’est pas le Dieu du sermon sur la montagne, ce n’est pas son Père. Ce Dieu-là  ne se trouve pas dans le destin implacable, dans le passé qui prétend survivre.   Ce père ne prétend pas se prolonger dans  ses enfants pour se donner une raison de vivre. Il est déjà comblé par son  Fils éternel.  Mais le Père de Jésus-Christ est celui qui nous a donné la vie par pure gratuité et générosité  sans se crisper sur le don offert.   Le Lys des  champs ne s’épanouit-il pas au soleil de Dieu, l’oiseau n’est-il pas libre comme l’air; alors, comment imaginer que Dieu puisse vouloir aliéner la plus merveilleuse de toutes ses créatures ? Celle dans laquelle il a  déposé sa propre image;  l’homme qui est  à son regard plus précieux que lui-même, car il l’aime. Un peu comme un enfant qui  au regard du père ou de la  mère est plus précieux que lui-même.
    •   Cette lumière est encore celle de la Parole de Dieu,  du Christ Jésus lui-même. Qui veut habiter  en notre esprit,  en nos actes, en nos paroles. Elle est la lumière de  l’Esprit-Saint,  qui vient comme épouser, s’unir à nos cœurs pour nous donner son propre éclat.  C’est la lumière de l’Église, qui est le sel de la vie,  de la terre.  Cette Église est une ville située sur une haute montagne,  pour attirer à elle toutes les nations.  La lumière qu’il qui veut encore se diffuser à travers nous est celle du Royaume de Dieu qui est la plus belle raison  d’espérer pour l’humanité. 


    •  La lumière de la charité. En définitive, cette lumière est celle de la Charité, de l’Amour véritable, qui commence  à rayonner en notre vie comme la plus petite graine du monde et qui doit un jour, si nous le voulons, s’épanouir comme le plus grand des arbres;  mais un arbre qui n’aura jamais fini de croître.
    • Alors oui, s’accomplira pour nous la prophétie d’Isaïe  : si tu partages ton pain avec celui qui a faim, si tu recueilles véritablement chez toi le malheureux sans-abri, si tu couvres de ton vêtement celui qui a froid, alors ta lumière jaillira comme l’aurore, et tes forces reviendront rapidement.
    • C’est à cela que le Pape nous invite, à sortir de nous-mêmes pour nous investir dans la vie de l’autre,  non pour le posséder, mais pour le servir. N’avez-vous jamais goûté à cette joie? Lorsque nous pouvons offrir un peu de vous-même?   Lorsque  nous nous libérons de nos prudences égoïstes,  de nos indifférences,  afin de vivre un peu de la charité, un peu comme l’ont vécu d’un Saint-François-d’Assise, ou un Jean-Paul II   ou même une soeur Emmanuelle.
    • Mais pour cela, pas besoin, à l’image que Saint-Paul, du prestige du langage humain, et de la sagesse mondaine.  Un seul compte le Messie, et le Messie crucifié.  Car il est l’amour qui s’offre librement à cette pauvre humanité pécheresse. 
    • Imaginez-vous  vraiment Saint-Paul prêcher dans la faiblesse, tout craintif et tout tremblant, comme il le dit de lui-même ?  Et pourtant c’est ce qu’il  affirme. «Ma proclamation de l’Évangile n’avait rien à voir avec le langage d’une sagesse qui veut convaincre : mais c’est l’Esprit et sa puissance qui se manifestait en moi» afin que votre foi ne repose pas sur les qualités de Saint-Paul ou sur nos forces, mais sur la foi seule venant de la puissance même de Dieu. Ainsi, en voyant, non pas ce que vous dites d’abord, mais ce que vous faites, les hommes rendront gloire à votre Père qui est aux cieux et qui déjà  brille en vous. Amen

samedi 1 février 2014

4° dimanche TO, LA CHANDELEUR

La vie consacrée

  • les enfants, les premiers-nés des animaux, ou les prémices des récoltes, tout « premier-né » devient un être consacré au Seigneur (LV)
  •   C’est ce que viennent faire Joseph et Marie au Temple du Seigneur, 40 jours après la naissance.
  • Toutes ces cérémonies joyeuses ont pour but de révéler que les premiers-nés, comme toute la descendance, appartiennent au Seigneur.
  • Les enfants ne sont pas un «simple projet parental»,  comme on a trop tendance à le dire aujourd’hui.
  • L’enfant, est donc tout homme,  vient de Dieu, et créée par Dieu, et l’image de Dieu,  et retourne  À Dieu.

  • La vie consacrée dont c’est l’anniversaire aujourd’hui, met l’accent sur DON,  que Dieu nous a fait de la vie, et donc à une réponse joyeuse et gratuite de soi en retour au Seigneur.
  • Ce don de soi n’a de sens que dans l’amour. L’esprit de chasteté, de pauvreté, d’obéissance nous révèle que le Christ aime ainsi l’église dans un mystère d’alliance et d’amour conjugal.

  • C’est pour cela que l’amour entre époux et épouse peut paraître aussi exigeant dans l’église:  consacré par un sacrement cet amour humain ressemble tellement à l’amour de Dieu pour son peuple.

  • Prions donc pour les prêtres, les religieux et religieuses, les mois et les moniales : car tous révèlent le chemin de l’amour, le don total de soi au Seigneur et aux autres, que tous sont appelés à vivre, dans leurs conditions humaines propres.

 Comme le feu du fondeur.

 Isaïe : «Voici que j'envoie mon Messager pour qu'il prépare le chemin devant moi... Qui pourra soutenir le jour de sa venue ? Car il est pareil au feu du fondeur, pareil à la lessive des blanchisseurs».

  • Tous sont appelés à rencontrer le Christ et à lui rester fidèles dans l’amour. Mais encore faut-il se laisser purifier comme on vérifie  l’or et l’argent:  il faut  que toutes les scories soient brûlées par le feu.
  • En effet,  l’amour véritable, ou la charité, est comme un feu qui détruit tout ce qui n’est pas lui-même et enflamme tout ce qui lui ressemble.
  • Ce feu de l’esprit, comme le buisson ardent autrefois, enflamme le cœur de Jésus de façon très délicate, mais ne détruit pas en lui son humanité, même celle d’un enfant d’un nouveau-né.

  • Ainsi ce feu est très désirable, et nous n’avons rien à craindre de lui, sinon de fuir.
  • Il vient nous libérer de tout ce qui n’est pas en nos cœurs douceur, simplicité, choix des livres, amitié, vérité. Et il détruira le reste.

  • Il peut naître en nous, pendant un certain temps, une tristesse,  venant des épreuves de la purification et une joie  venant de la présence de Dieu en nos vies.
  • Car qui est triste ? Et qui est joyeux ?
  •   Il est triste celui qui doit mourir en nous : le pêcheur le révolté, celui qui  se suit lui-même en suivant ces plaisirs, au lieu de suivre le Christ, qui est le véritable  bonheur.
  • Il est joyeux, le fils de Dieu qui renaît de ses cendres, de l’eau du baptême, celui qui depuis toujours est appelé par Dieu à renaître.

  • Rien ne peut se faire si nous fuyons l’épreuve. Les femmes remercient le Seigneur après la naissance de leur enfant, cependant rien ne se fait sans souffrance et don de soi.

 Siméon et Anne

  • Siméon et Anne,  sont ces hommes et ces femmes qui se laissent consumés par l’Amour divin toute une vie.
  • Creusés par la Parole divine, éclairée par l’Esprit-Saint, ils  sont à l’écoute du Seigneur, le servant à jour et nuit par le jeune et la prière.
  • Ils savent par la lumière seule de la foi, reconnaître celui qui avait été annoncé dans les temps lointains, le descendant de David, le Christ.

 Tous témoins de la lumière
 - S’ils avaient été la seule à se pencher vers Jésus, leur témoignage aurait peu d’intérêt, mais nous aussi, comme des millions d’autres personnes, nous avons fait la même expérience que Siméon et Anne.
En entrant dans cette église, les cierges à la main, nous nous sommes aussi approchés, plein de joie et d’espérance, vers cet enfant dans les bras de ses parents, eux-mêmes tout étonnés. 

  • Nous sommes aussi éclairés par la seule Foi, qui est comme le cordon ombilical avec le ciel, qui est le canal de la lumière divine pour notre pauvre cœur. Par cette lumière à la fois douce et toute-puissante, par cette intuition, cette conscience profonde, nous avons échappé à l’ esclavage de la mort et du péché. 

  • Nous aussi, nous avons reconnus en cet  enfant, celui qui par sa mort et sa résurrection sera l’unique sauveur de toutes les nations de toutes les cultures de tous les temps. Nous aussi, nous l’avons pris dans nos mains et dans nos cœurs. 

  • Et nous aussi nous sommes maintenant appelés à témoigner de lui comme Siméon et Anne l’ont fait   pour leur génération.
    • L’abandon entre les mains bienveillantes et miséricordieuses du père :  «maintenant  ô maître , tu peux laisser ton serviteur partir en paix »
    • Le témoignage à la vérité : « il sera ainsi de division, afin que le choix  définitif de chacun  soit révélé à tous».
    • Vivre et proclamer l’amour et la miséricorde de Dieu « afin de consoler Israël et toute l’église, nouveau peuple de Dieu. »

•   Ainsi, prenons conscience aujourd’hui que cette lumière nous a été donnée, parce que nous avons écouté,  au plus profond profond de notre cœur et de façon mystérieuse, Dieu en personne.
C’est notre vocation, c’est la vocation de tous les consacrés.

•   SFS disait aussi, aux premières Visitandines, à l’occasion d’une prise d’habit : « « Que vous êtes heureuses, mes chères filles, car vous avez entendu la divine Parole de celui qui, seul, peut pénétrer les cœurs. Il vous a dit un mot en secret et vous lui avez obéi, car, c’est lui seul qui parle au coeur des hommes et, par le même moyen, leur donne la grâce  de faire ce qu’il demande d’eux.» AMEN

dimanche 26 janvier 2014

3° dimanche TO A

LA VICTOIRE DU  ROYAUME DES CIEUX
- Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière ; ...Car le joug qui pesait sur eux... le fouet du chef de corvée, tu les as brisés comme au jour de la victoire sur Madiane
- dans l’Évangile comme dans Isaïe,  on célèbre la victoire du Christ et du Royaume des cieux dans ce monde : par la Parole qui éclaire, à  l’amour qui est donné et reçu, par les  guérisons  des maladies du corps et de l’âme, par la victoire sur les démons et les ténèbres. 
Jésus, parcourant toute la Galilée, enseignait dans leurs synagogues, proclamait la Bonne Nouvelle du Royaume, guérissait toute maladie et toute infirmité dans le peuple.
- Il ne faut pas confondre, Le Monde, le Royaume des Cieux, l’ Église 

- Il y a le monde, dans le sens de Saint-Jean. L’esprit du monde, la mondanité comme dit le pape. Le monde est aimé par Dieu, mais celui-ci le regrette, car il n’est tourné que vers lui-même , vers sa propre gloire.
- Il y a aussi le Royaume des cieux présents sur la terre. Il est comme levain dans une pâte, il est comme de l'eau qui circule sur la terre, il est comme une lampe torche qui éclaire quelque part. 
- l'Église, elle, n’est pas le Royaume des cieux.   Celui-ci la déborde de toutes parts, mais l'Église en est le ferment et  le sacrement, elle est le commencement, les prémices indispensables de ce Royaume. Elle est le moyen indispensable par lequel le Christ déploie son Royaume dans ce monde. 
L’humanité est le lieu du combat entre le monde et l’Église, entre Belial et le Christ, entre ténèbres et lumière.  Le combat est total et sans concession. Ni d’un côté ni de l’autre.

- Le combat n'est pas entre ceux qui ne sont pas chrétiens et ceux qui ne le sont pas, mais entre le monde,  ou la mondanité et le Royaume de Dieu
- Cet affrontement , traverse toute l'histoire humaine, est présent dans tout milieu chrétien ou non, et en définitive ce combat entre  l’esprit de la mondanité et le Royaume des cieux  se passe dans nos propres cœurs et dans notre propre intimité. 
Plus un  chrétien vit dans la sainteté, plus il vit dans la charité  plus il est fidèle aux commandements de Dieu, alors même si c'est de façon imparfaite, il vit déjà  le Royaume, le Ciel sur terre.

VIVRE DANS LE ROYAUME
- Jésus se mit à proclamer : « Convertissez-vous, car le Royaume des cieux est tout proche. »
- Vous savez, on peut vivre toute une journée en s’intéressant  uniquement  qu’à la dimension  terrestre des choses, dans son bureau,  dans sa chambre, ses courses,  etc.
Et puis un jour on  lève le nez, et on prend conscience du soleil, de la lune, des étoiles; on se remémore des images de la terre vue du ciel, la terre au milieu de la Voie lactée... 
Si nous vivons de notre baptême, si nous nous mettons à vivre la réalité naturelle de façon surnaturelle, c’est-à-dire dans l’ordre de la  grâce, alors  nos yeux s’ouvrent.  Nous continuons à vivre sur la terre, nous continuons à faire humblement notre devoir d’État,  mais nous faisons cela bien  différemment avec beaucoup plus d’amour.  Il ne s’agit pas d’aller construire des châteaux en Espagne, comme dirait Saint-François-de-Sales, mais de vivre en France. Il ne s’agit pas de fuir nos responsabilités, même les plus petites,  mais de s’abandonner à la providence divine et de trouver en elle toute la protection et la force nécessaire pour vivre le Royaume des cieux sur la terre.
Alors notre vie  se transforme. Et nous sentons la victoire du Christ, la lumière du Christ progresser réellement. 
–En effet à chaque fois qu'une personne met sa foi  dans le Seigneur, écoute, commence à appliquer son enseignement, oui  le  Christ est victorieux !
L’Eucharistie est le repas du Royaume, elle est le Signe de sa présence dans ce monde. Quand nous recevons Jésus vivant, il vient dans notre cœur , dans notre petit univers intérieur,  pour que par sa bonté et sa charité, grandisse  le Royaume du  Père.

MAIS COMMENT VAINCRE ? 
«L'abandon c'est le fruit délicieux de l'amour» chante sainte Thérèse.
– Au cinéma c'est toujours la puissance qui est mise en avant.  Ce sont toujours les personnes ou les groupes les fortes qui sont victorieux. 
- Mais Dieu paradoxalement s'est servi de la faiblesse humaine, Jésus crucifié   pour vaincre la puissance du démon, du péché et de la mort.
- Ainsi, nos faiblesses, nos épreuves, nos maladies, et notre mort sont nos véritables chances, car c’est par là que le Christ pourra agir
- En effet, nous serons moins tentés de nous appuyer sur nous-mêmes de façon orgueilleuse pour nous appuyer sur le seul qui peut donner la victoire, le Christ.
Celui qui enfin s’abandonne au Seigneur  par amour, celui-là est le grand victorieux du monde.
Il l’est dans la puissance et la lumière du Christ: lumière humble et douce, mais lumière resplendissante et victorieuse  « je suis vainqueur du monde».
LE FRUIT DE CETTE VICTOIRE EST DOUBLE 
- Une grande communion, une grande unité entre nous. Unité  qui ne peut venir que d’un homme, le Christ. Unité surnaturelle qui  va bien au-delà de tout ce que l'on pourrait  sur le plan humain :   unir  ceux qui humainement  ne pourraient ni se comprendre  ni vivre vraiment ensemble. Unir les cœurs, en respectant l’originalité des personnes et des groupes humains. 
Je vous exhorte au nom de notre Seigneur Jésus Christ à être tous vraiment d'accord ; qu'il n'y ait pas de division entre vous, soyez en parfaite harmonie de pensées et de sentiments.  Saint-Paul

- En second, l’expérience de la Vie du Royaume et sa proclamation dans le monde Le chrétien, par le baptême, a été  choisi depuis toute éternité non seulement pour vivre dans le Royaume de la lumière, c’est-à-dire à l’image exacte du Christ, mais aussi pour  faire grandir le Royaume des cieux en  ce monde.
Jésus leur dit : « Venez derrière moi, et je vous ferai pêcheurs d'hommes. » Aussitôt, laissant leurs filets, ils le suivirent.

Puissions-nous laisser nos filets pour servir le Royaume jusqu’à la victoire finale. AMEN

2° dimanche TO A

Semaine de l’unité

Pourquoi la préparation baptême semble-t-elle plus intéressante, plus dynamique dans le nord de la France qu’à Nice ? Voici une question entendue récemment  entre des personnes qui faisaient la préparation du baptême Mgr Saint-Macary disait lui-même que le christianisme pouvait être plus dynamique en Provence orientale, que dans le comté de Nice…

Une des explications, qu’il donnait lui-même,  c’est que la France historique a connu la Révolution française. La religion est sûrement moins culturelle de l’autre côté du Var ; mais ceux qui font une démarche pour baptiser leurs enfants le font de façon  peut-être plus consciente et plus « militante ».
Les éléments les plus déshumanisants de la «modernité» ont  été moins dévastateurs pour l’Église dans la France historique, car il y avait déjà une habitude prise de lutter contre les grands fléaux culturels.
Il y a sûrement d’autres raisons.
Dans le comté de Nice, l’avantage est que la tradition, la culture, les habitudes religieuses sont encore là : il y a un fond culturel chrétien plus marqué. Mais cela peut faire illusion. On se croit Chrétien alors qu’on est plus chrétien.

Ce mépris peut entraîner de forme d’attitude : 
Soit on risque de  devenir tiède, se satisfaire d’ un minimum syndical  considéré comme suffisant. 
Soit au contraire  on choisit une attitude agressive, ou de repli, dans une attitude de critique systématique.( De l’époque, de l’état, du temps, les autres, des chrétiens, de l’Église, des prêtres, des évêques, etc.)

Alors que le christianisme c’est bien autre chose:  c’est un réveil, et ce réveil n’est pas un réveil pour un réveil comme dirait Mgr Dagens, mais c’est se laisser saisir par le Christ lui-même.
Seul le Christ  nous réveille véritablement.
Non pas  Le Christ comme on veut bien se l’imaginer, mais le Christ tel que la Parole de Dieu nous le révèle, tel que l’Église une, sainte, et catholique nous le propose.

Il faut accepter de sortir de l’entre-soi, un peu tiède pour aller vers les « périphéries existentielles ».
Serons-nous une Église capable de «réchauffer les cœurs» ?  Selon les désirs du pape François.

On peut se demander alors pourquoi être chrétien aujourd’hui ? Pour qui être chrétien ? Et comment être chrétien dans un monde déchristianisé ?

Nous avons été baptisés pour vivre une conversion  totale.
Je vis avec Jésus, mais je ne  fais pas ce qu’il faut dans ma vie, les transformations  nécessaires peut-être même radicales,  pour participer et communier pleinement aux sacrements de l’Église et donc  au Christ.
Je me dis chrétien, mais je reste dans ma culture, entre-soi, dans ma façon de voir
Or l’Église se bat pour le respect de la vie depuis la conception humaine, jusqu’au refus d’accueillir l’étranger,  depuis les attaques contre la famille jusqu’à  dénoncer les causes matérielles de la pauvreté et de la famine.
L’Église parle la langue de l’Esprit-Saint, celle de la Pentecôte, elle parle toutes les langues de tous les pays, dans toutes les cultures. Et nous-mêmes comme les Apôtres nous sommes appelés à apprendre aussi à parler des langues étrangères.

- cette semaine nous prions pour l’unité des chrétiens , or pouvons-nous nous satisfaire d’une pseudo unité bien confortable, où chacun marche comme sur  deux chemins parallèles, avec nos frères orthodoxes ou protestants, sans que jamais nous ne rencontrions véritablement.
« Le dialogue de la conversion de toutes les communautés avec le Père, sans indulgence avec elle-même, c’est la base des relations fraternelles bien différentes d’une entente cordiale. » Jean-Paul II «unum sint»

Mais comment faire ?

Il faut choisir non pas nous-mêmes, avec nos habitudes, nos sensibilités, nos tiédeurs, mais il nous faut choisir le Christ, de façon toujours nouvelle. Personne ne peut dire qu’il a fait le tour du Christ.
Car le Christ est antérieur, c’est-à-dire dire avant,  toute création
Toute Église
Toute division

Le Christ est à la fois le commencement  de tout, la pierre d’angle sur laquelle repose toute la construction, la pierre d’achoppement qui nous fera tomber, comme le colosse d’argile dans le livre de Daniel,  l’accomplissement de toutes choses.

Ainsi surgi dans notre histoire, Jean le Baptiste.
Il nous invite à nous déterminer, de façon totale et absolue, non pas par rapport à des habitudes , à une tradition, même pas par d’abord à une religion  ou la loi de Dieu ,  mais par rapport à la personne de Jésus-Christ Fils éternel du Dieu vivant et porte vers la Lumière éternelle du Père.

- Jésus est antérieur à toute création :  Jean-Baptiste dit : «Derrière moi vient un homme qui a sa place devant moi, car avant moi il était»   il est né avant Jésus, et il dit que Jésus était avant lui.  Ainsi d’emblée il le place comme le Fils de Dieu cocréateur avec son père. 
-  Jésus est au principe de l’Église: «c'est celui-là qui baptise dans l'Esprit-Saint.»
Jésus est le sauveur de tous, en sa personne il fait l’unité et guérit toutes divisions : «Voici l'Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde».

Rien ne pourra se faire dans le monde si nous ne commençons pas nous laisser saisir par le Christ. Non pas une fois par semaine à la messe, mais à chaque instant chaque seconde à chaque expiration, à chaque inspiration.
Mais est-ce que nous croyons au témoignage de Jean ? « Oui, j’ai vu, et je rends ce témoignage : c’est lui le  Fils de Dieu ». 


Amen

samedi 11 janvier 2014

LE BAPTÊME DU CHRIST

    • Jean voulait l'en empêcher et disait : « C'est moi qui ai besoin de me faire baptiser par toi, et c'est toi qui viens à moi ! »

    LE BAPTÊME DE JEAN
    •   Baptiser : étymologie: plonger
    • l’eau symbole de l’Esprit Saint,  symbole de l’Amour
    • l’Esprit Saint qui est l’amour vrai nous donne deux mouvements, plonger pour ressurgir
    • Ainsi être baptisé, c’est être plongé dans l’Amour divin. Cet Amour va entraîner mystérieusement en nous une dimension de mort et de vie. 
    • «  C’est donc cela, renaître de l’eau et de l’Esprit : la mort s’accomplit dans l’eau, et c’est l’Esprit qui produit notre vie. » Saint Basile 

    • Pour accomplir sa mission, Jésus doit mystérieusement se faire baptiser par Jean.  Il veut rentrer totalement dans l’eau pour qu’elle le recouvre  et qu’il puisse  entendre en sortant de l’eau le Père lui  dire : «tu es mon Fils bien-aimé, en toi  j’ai mis tout mon amour». 

    • La mer, les eaux, symbolise dans la Bible l’humanité qui est séparée de Dieu , le chaos de l’histoire, le mal, la mort. 
    • Ce baptême préfigure donc la plongée du Christ dans l’histoire humaine, jusqu’à sa passion et sa mort. Pour en ressortir dans la gloire de la résurrection.
    • Cette résurrection sera annoncée quelque temps après son baptême, lorsque Jésus marchera sur les eaux.
    • Moïse  lui, n’a fait que traverser les eaux et il a marché à pied sec: alors que  le Christ domine les eaux.  Moïse  n’a pas pu plonger dans l’eau autrement  il se serait noyé  alors Dieu a dû écarté l’eau devant Moïse.
    • Seul celui qui  est entré dans les eaux est celui qui a pu marcher sur  les eaux ; seul celui qui a été englouti par les eaux  a pu en resurgir, et marcher sur les eaux: le Christ.

    SEUL CELUI QUI EST ENTRÉ ... 
    • Mais pourquoi seul celui qui est  entré dans les eaux a pu vaincre les eaux ? Parce qu’il s’est laissé  recouvrir par les eaux:  il est descendu au plus profond des ténèbres, aux racines mêmes de notre péché, et resurgissant des eaux , il a vaincu les eaux. Ce n’est plus  les eaux qui ont vaincu l’homme, c’est l’ homme qui a vaincu les eaux pour marcher sur les eaux.
    • Ainsi le Christ est rentré dans nos propres eaux,  il est rentré jusqu’au plus profond  de nous pour arracher du cœur de l’homme la source du mal et pour resurgir avec lui  vivant. 

    COMMENT VAINCRE, LE PÉCHÉ ET LA MORT ?
    • Nous devons, nous aussi,  plongé : l’amour est ainsi   (plongé dans la vie du Christ, dans les sacrements, dans notre vie au quotidien, dans celle des autres, dans leur besoin, ne pas rester à l’extérieur, sortir de soi)
    • Pour nous, qui nous nous disons chrétiens,  il ne s’agit pas de  vouloir traverser les eaux  à pied sec comme Moïse, c’est-à-dire de ne pas vouloir être touché par les épreuves de la vie.  L’Amour n’agit pas ainsi. Pour la Gloire de Dieu, il accepte l’épreuve si nécessaire, car seul celui qui accepte l’épreuve peut vaincre l’épreuve,  seul celui qui  accepte la mort  pourra  vaincre la mort. 
    • Tout se fera par la confiance : car le Seigneur nous dit : avec moi, toujours tu t’en sortiras, tu seras vainqueur ... prenons la main que le Christ nous tend,  en étant  sûr de sa présence au milieu de nos épreuves.
    •  Quelle est  la grande paix ? La grande joie ? N’est-ce pas de savoir que Jésus est là ? Même si, au milieu des épreuves,  il paraît dormir dans notre barque, que pouvons-nous craindre? La barque peut elle coulée avec Jésus à son bord?  Que pouvons-nous espérer de mieux?
    • Il vient non pas pour détruire, mais pour sauver : écoutons Isaïe.  «Il n'écrasera pas le roseau froissé, il n'éteindra pas la mèche qui faiblit, il fera paraître le jugement en toute fidélité.» 

    • Retrouvant la confiance, la Foi en Jésus, nous accepterons de suivre le Christ, jusqu’à  mourir avec lui; ainsi nous pourrons faire disparaître la racine de notre péché qui est en nous-mêmes ! Qui est nous-même !
    • Car que veut dire être sauvé, sinon être sauvé de soi-même? 

    • Ne croyons pas que vous pourrons-nous laissez submerger par  les eaux  (  les eaux de l’aveuglement spirituel,  du péché, des épreuves) et nous en sortir seul. La mer est plus forte que  l’homme. La mort est plus forte que la vie humaine.  Seul le Christ, et ceux qui suivrons le Christ seront plus forts que la mer, car ils vaincront par son Amour. 
    • «car l’Amour est fort comme la mort» Sagesse 8, 6
    • Jésus seul,  par la seule la puissance du baptême renouvelée dans l’eucharistie,  pourra nous  faire resurgir des eaux. Il nous  fera participer à la puissance infinie  de sa Résurrection.

    L'HUMANITÉ EST POUR LA DIVINITÉ
    • Ainsi nous pourrons resurgir  de l’eau, non plus simplement comme fils de la terre, mais en Fils de Dieu  resplendissants  de Sa Sainteté, de  Sa gloire,  de la Puissance même de Dieu.
    • Nous retrouverons la splendeur de l’image en nous de Dieu, perdue  dans l’antique jardin, et bien plus encore : la nature humaine ressemblera autant faire se peut à la nature divine.
    • Et nous pourrons porter à nos frères la bonne nouvelle : laissez-vous baptiser, vivez de votre baptême !

    MARCHONS SUR LA TERRE
    • Il est vrai que souvent on se sent pauvre, notre cœur est comme dans la nuit, ou dans la pénombre. Mais nous ne devons pas nous inquiéter. Car Jésus a connu cette condition humaine. Ne croyons surtout pas qu’il baignait  constamment dans une espèce  d’aura,  et qu’il ne touchait pas les eaux de la mer du bout du pied.
    • Oui Jésus a connu cette pauvre condition humaine qui est la nôtre au quotidien. Alors, ne nous inquiétons pas.
    • Simplement,  disons  au Père: oui, j’accepte le chemin que tu me proposes pour retourner vers toi, pour retourner chez moi. Il est un chemin de vie, de miséricorde, et de paix.  Ce n’est pas un chemin facile, car il faudra faire mourir en nous les vieilles racines du mal, pour qu’un jour nous puissions resplendir de la Gloire  du Père  et devenir pour lui un Fils réel et bien aimé.  

    • Les Saints,  par leur foi, leur espérance, et la charité concrète vivaient déjà de la résurrection,  même au milieu de la nuit. 
    • Les saints ne  marchaient pas  tant sur la terre,  ils marchaient sur l’eau, et pourtant la terre n’a jamais été aussi bien habitée, l’humanité n’a jamais été mieux servie que par ces hommes et ces femmes-là!

     Voilà ce qu’elle fit le baptême, voici la merveille que  fit pour nous le Seigneur  !!

L'EPIPHANIE

La joie de l’Évangile remplit le cœur et toute la vie de ceux qui rencontrent Jésus.
Avec Jésus Christ la joie naît et renaît toujours.

  • « Personne n’est exclu de la joie que nous apporte le Seigneur ». Paul VI
  • l’Évangélisation passe par joie.
  • « Les ténèbres recouvrent la terre, mais la gloire du seigneur brille sur toi. 
. Alors tu verras, tu seras radieuse, ton cœur frémira et se dilatera. Les trésors d'au-delà des mers afflueront vers toi avec les richesses des nations». Isaïe

  • Combien de gens aujourd’hui chantent cette joie, sur Internet ou ailleurs ? Combien ces témoignages doivent nous redonner du cœur au ventre !

  • Pour ces fêtes de Noël, et cette fête de l’ Épiphanie, nous pressentons cette joie proclamée dans les textes.
  • «  Regardes-en toi  d’où te vient cette joie, cet amour du prochain, tu verras Dieu dans la mesure de ton possible ». Saint-Augustin


  • Mais avons-nous vraiment conscience du privilège qui est le nôtre ?
  • Par révélation,  nous dit Saint Paul, nous avons connu le mystère du Christ.
  •   Dieu ne l’avait pas fait connaître ni aux générations passées ni aux autres,
  • Mais à nous,  il a voulu faire connaître la révélation:

  • Et quelle est cette révélation ?? nous sommes associés au même héritage, au même corps, et aux mêmes promesses.
    • Que l’on trouve dans l’ancien peuple de Dieu, les juifs, mais aussi la promesse que l’on trouve dans le Christ Jésus.
    • Car dans le Christ nous trouvons tout ce que Dieu  veut donner aujourd’hui, a voulu donner aux hommes dans le passé, et tout ce qu’il donnera aux hommes dans les siècles à venir.

 Mais quel est ce mystère du Christ ?
  • Nous avons vu se lever son étoile (  quelle joie pour ces rois mages de voir ces étoiles, non pas une grande lumière, mais une toute petite lumière qui brille dans  le Ciel.  Quelle espérance  qui guide ces mages à travers tant de périples, de kilomètres, de dangers ! Quel bonheur de se prosterner enfin devant le roi des juifs qui avec eux, devient le roi du monde !)
  •   2000 ans après, qui ne connaît pas le  Nom de  Jésus ?

  • Mais nous,  nous avons vu bien plus qu’une étoile  Par notre foi:  nous avons vu,  ou entrevu le Christ dans tout son mystère: 
  • Nous avons vu en lui la  Vie, la  Réconciliation, la  Parole, l’Amour, le  Fils de Dieu, Dieu tel qu’il est, et nous avons vu le Père. « qui me voit a vu le  Père » Jn 14
  • Et ce que nous avons pu voir en lui, le peu que nous avons pu voir en lui,   a fait naître cette joie rayonnante qui n’est qu’une préfiguration de tout ce qu’il nous donnera.
  • Élisabeth a ressenti cette joie en  accueillant Jésus dans le sein de Marie. Le mystère de la Visitation
  • «Lorsque le fils de Dieu apparaîtra, nous serons semblables à lui, car nous le verrons tel qu’il est.» Jn 3

  • Mais celui qui reste dans son péché, même s’il croit le connaître, en fait ne connaît pas vraiment encore. Comme le dit  encore Saint-Jean.

  • L’Église est aussi depuis le fond des siècles cette étoile qui guide les peuples.
  • Elle est l‘Épouse de Christ qui le connaît de l’intérieur. Elle est envoyée, pour que les hommes et les femmes connaissent cette joie qui naît de la  rencontre de Jésus. 

  •   C’est pour cela qu’elle annonce d’abord le Christ et son amour, mais aussi qu’elle dénonce toute atteinte, à la vérité.
  • C’est-à-dire à tout ce qui nous éloigne de la véritable relation avec Jésus. ( L’idolâtrie de l’argent,  l’esclavage des passions, l’injustice envers les plus pauvres, toutes les exploitations modernes…) 
  • Elle demande la liberté religieuse pour tous : la liberté des chrétiens dans les pays musulmans ou hindous, mais aussi la liberté des autres religions, comme les musulmans, dans les pays dits chrétiens..

  • Voilà ce cadeau que le Christ nous offre et qu’il faut aussi offrir à toutes les nations : la Joie et la Paix.
  • Or les nations ne sont pas toujours très loin de notre porte d’entrée, ou de notre voisinage.
  • Il nous faut vaincre la peur de la rencontre de l’autre, sans quoi le Fils continuera, à être cet inconnu qui a tellement à offrir.
  • Car la joie  du Christ, c’est-à-dire de Dieu, n’est pas une joie éphémère, d’un instant, comme ce que donnent les plaisirs passagers de ce monde,
  • Mais qui voit le Christ reçoit de Lui la véritable joie qui vient non pas de l’extérieur, mais de l’intérieur et qui plus on devient  saint et plus elle demeure invincible malgré toutes les souffrances.

  •   Pour nous aujourd’hui, comme  pour les mages hier,  même si notre vie est entourée de ténèbres, de doutes, de désespoirs, de maladies, vieillesse,  il y a une petite étoile;   Dieu a mis dans notre vie une étoile. Quelle est  cette étoile qui peut me guider comme les  mages, vers le Christ ?
  •   Alors redécouvrons notre humanité ne peut  s’épanouir que dans la divinité, comme l’eau qui ne peut trouver vraiment son goût que dans le vin,
  • comme dans chaque  Eucharistie ou la joie nous est donnée à boire à profusion, nous qui sommes les descendants des mages, ces païens qui   essayent de devenir chrétiens.


Amen